archives kick'n'rush
TELEGRAPH . FIGURES . HISTORY . FICHES CLUB

Frankie goes to Hollywood
Frankie goes to Hollywood
Richard N. - Article publié le vendredi 20 juillet 2007
Des clubs britanniques en tournée aux States, l’idée n’est pas neuve. Déjà en 1967, une poignée de businessmen avaient invité Wolverhampton, Aberdeen et d’autres à goûter aux joies du soccer made in USA.

Les historiens du foot se perdent en conjectures lorsqu’il s’agit d’expliquer la présence aux premières Coupes du Monde d’une sélection des Etats Unis. De la demi-finale en 1930 jusqu’à la retentissante victoire contre l’Angleterre vingt ans plus tard, la présence des yankees au plus haut niveau de l’époque reste un mystère. Car longtemps, aux U.S.A., le foot n’a été qu’un mirage. Alors que le soccer se pratique aux quatre coins du monde, l’Américain n’en a jamais compris les subtilités, lui préférant le base-ball, le basket, le hockey sur glace et son football à lui, disputé en casque avec un ballon ovale. Le soccer n’était pourtant pas complètement ignoré. Il se disputait dans les quartiers italiens, dans les ghettos latinos, dans les enclaves écossaises, mais il n’existait aucun championnat à l’échelle nationale.

Ce n’est que dans les années soixante que certains courageux tentent de développer le soccer pour en faire un véritable sport professionnel. La Coupe du Monde 1966 a un retentissement énorme chez l’oncle Sam et le triomphe des hommes de Alf Ramsey suscite des vocations. L’idée de créer une ligue professionnelle de soccer germe dans l’esprit d’un homme d’affaire d’origine canadienne, Jack Kent Cooke, redoutable promoteur en évènements sportifs, patron de franchises à succès telles que les Los Angeles King (hockey sur glace), Los Angeles Lakers (basket) et Washington Redskins (Foot US). Cooke n’est pas seul dans son projet. Il s’associe avec deux requins de ses relations, Lamar Hunt, un texan qui se fera également un nom dans le tennis, et Steve Stavro, propriétaire de franchises et de chevaux de courses.

Lorsqu’ils montent leur United Soccer Association (USA), les trois compères s’aperçoivent qu’un projet similaire est en cours au même moment : la North Professionnal Soccer League (NPSL) fondée par Bill Cox et Robert Hermann. Si Cooke, Hunt et Stavro ont l’agrément de la FIFA, le projet concurrent semble beaucoup mieux loti : il a signé un contrat avec la chaîne CBS, déjà monté ses équipes et annoncé l’ouverture de sa compétition dès l’été 1967. Alors que Cooke et ses amis ne prévoyaient de démarrer leur Ligue qu’en 1968...

Il s’agit donc de ne pas se laisser doubler. Décision est prise d’avancer l’ouverture du championnat dès mai 1967. Oui, mais avec quelles équipes ? La United Soccer Association n’a pas encore enregistré la moindre franchise. Les trois hommes ont une idée, farfelue ou géniale, c’est selon : Allons chercher des équipes toutes faites en Europe et en Amérique du Sud, affublons-les de maillots et de noms à l’Américaine, et le tour est joué. C’est ainsi que douze clubs venus d’un peu partout et notamment du Royaume Uni, débarquent sur le nouveau monde. Wolverhampton est installé à Los Angeles et rebaptisé Los Angeles Wolves. Sunderland reçoit le nom de Vancouver Royal Canadians et Stoke City celui de Cleveland Stokers. Aberdeen devient Washington Whips, Dundee United est transformé en Dallas Tornado et Hibernian en Toronto City. Les Nord-irlandais de Glentoran se voient quand à eux surnommés Detroit Cougars, alors que Shamrock Rovers, de l’Irlande du sud, se paie le nom de Boston Rovers. [1]

Le 28 mai 1967 est le jour de la première journée. 34.965 spectateurs sont présents à l’Astrodome de Houston. On en compte également 21.871 au Yankee Stadium de New York, et 16.431 au Cotton Bowl de Dallas. Les organisateurs se frottent les mains. Le championnat est organisé à l’Américaine : Deux poules de six équipes, la Western Division et la Eastern Division. La première est dominée par les Wolves de Los Angeles, et leur nouvel attaquant Derek Dougan. La seconde voit les Washington Whips (Aberdeen) se défaire avec plus de difficultés des Cleveland Stokers (Stoke) et leur gardien Gordon Banks. Pour faire bonne mesure, la finale sera de celles qui nourrissent la légende. Au Coliseum de Los Angeles, 17.824 spectateurs assistent en effet à l’une des parties les plus extraordinaires de l’histoire du foot. 2-2 à la fin du temps réglementaire, avec quatre buts inscrits en trois minutes et demi, 6-5 après prolongations, grâce à un but décisif inscrit par l’Ecossais Ally Shewan... contre son camp. Un titre de plus pour Wolverhampton. C’est l’Italien Roberto Boninsegna, attaquant des Chicago Mustangs (Cagliari), qui termine meilleur buteur avec dix réalisations en neuf matches.

La compétition s’est finalement déroulée devant 7.890 spectateurs de moyenne, un chiffre plutôt décevant. Malgré les aménagements de quelques règles destinées à un public habitué aux évolutions de score incessantes, malgré l’enthousiasme des cheerleaders à la mi-temps, le spectacle ne suscite rien d’autre qu’un intérêt poli de la part d’un public peu averti.

La déroute est similaire chez les concurrents de la NPSL, et dès la fin de l’année 1967, les deux ligues fusionneront pour donner naissance à la North American Soccer League (NASL). L’édition de 1968 se disputera entre véritables franchises, avec leurs joueurs propres. L’année suivante, en revanche, on fera de nouveau appel à des clubs britanniques pour compléter la grille de départ. Wolverhampton reviendra sous le nom de Kansas City Spurs et Dundee United sous celui de Dallas Tornado. Ils seront accompagnés par West Ham United (Baltimore Bays), Aston Villa (Atlanta Chiefs) et Kilmarnock (Saint Louis Stars).

L’essor du soccer pro se poursuivra lentement au cours des années soixante-dix. La NASL recrutera de plus en plus de vedettes en toute fin de carrière parmi lesquelles George Best, Bobby Moore et Gordon Banks. Puis la ligue connaîtra un vif succès avec l’arrivée du roi Pelé au New York Cosmos, suivi de Franz Beckenbauer et autres Johan Cruyff. Le vent tournera au début des années 1980. Les stars dont le niveau de vie aura considérablement augmenté en Europe, ne verront plus trop l’intérêt de finir leurs carrières outre-Atlantique. Dénué de vedettes et de public, la NASL s’écroulera comme un château de cartes. Dix ans plus tard, le soccer professionnel réapparaîtra dans le sillage de la World Cup 1994 organisée aux States. La Major Soccer League suivra le même modèle que la NASL, avec un peu plus d’humilité et moins de paillettes. Elle compte aujourd’hui sur David Beckham pour s’élever au niveau des championnats les plus réputés de la planète.

[1] Les autres clubs participants sont les Brésiliens du Bangu AC (alias Houston Stars), les Italiens de Cagliari (Chicago Mustangs), les Uruguayens du C.A. Cerro (New York Skyliners) et les Néerlandais du ADO Den Haag (San Francisco Golden Gate Gales).

History

The rise and fall of West Ham
Ten years after
Die before I get old...
Three Lions ("Football’s coming home...")
Et ça dure depuis un siècle...
Mouettes et sardines, dix ans déjà...
Arsenal-MU, victoire de Sunderland
God Save Brooking
And Smith must score...
Merseyside derby at Wembley
La fête gâchée de Paul Gascoigne
Soixante-sept, année Celtic
M.U aux larmes
Onze garçons dans le vent
Kenny king of Wembley
A Forest
Clough vs K.K.
Paisley Parc
Viva Villa
Veni Vidi Vici
Le miracle de Barcelone
Dick, Kerr ladies soccer team
Forever Blowing Bubbles
And David Seaman won’t be very happy about that
Porazka à Wembley
Death penalty à Bramall Lane
The Boxing day Massacre
Don’t cry for me
Les fantômes de Cathkin Park
This is not a love song
Happy when it rains
Blue sunshine
Wanderers, pour l’Histoire
Du parmesan sous la poudre
La revanche de Mark Hugues
Je t’aime moi non plus
Les années W.W.
Le but de la centième minute
Touched by the hand of God
Only losers take the bus
I’m only the piano player
Les Invincibles de Preston
Naissance d’un Beatle
Tango, whisky & Sco
Canto or not Canto ?
No more heroes
Stanley Cup
Peace in the Valley
Symphonie magyare dans un jardin anglais
La Cup à Canto
It must have been love
Red is Dead
Shame on the Tweed
La revanche des bannis
Sweet Six Weeks
Supercaley go ballistic
Floodlight Wolves
Supersub strikes again !
Wembley, le temple du souvenir
Summers in the City
To Wish Impossible Things
Thick as Thieves
Ram Power
Everybody Wants To Be A Cat
In The Army Now
The Big Sky
Coffee and Tea
The Great Scottish Invasion
Un printemps à Paris
Frankie goes to Hollywood
From Dusk Till Dawn
Germans always win ?
True Blue
Always the sun
Green night in Spain