archives kick'n'rush
TELEGRAPH . FIGURES . HISTORY . FICHES CLUB

Coffee and Tea
Coffee and Tea
Richard N. - Article publié le jeudi 31 mai 2007
Si les équipes du Brésil et de l’Angleterre se sont souvent croisées dans leur histoire, aucune véritable rivalité n’oppose les deux nations. C’est au contraire un respect mutuel qui unit les inventeurs du foot à ceux qui en ont fait un art.

Peut-être existe-il au Brésil un proverbe qui dit quelque chose comme "Marcher sur l’Angleterre, ça porte bonheur". La Seleção a en effet rencontré à quatre reprises le onze anglais dans le cadre de la Coupe du Monde : 1958, 1962, 1970 et 2002. A chaque fois, elle a laissé les Anglais sur place et a terminé le tournoi en vainqueur. Il n’y a qu’en 1994 que les brésiliens n’ont pas eu besoin de passer sur l’Angleterre, celle-ci n’étant même pas présente aux Etats Unis.

Depuis leur toute première rencontre en 1956, Angleterre et Brésil se sont officiellement rencontrées à vingt et une reprises. On dénombre trois petites victoires anglaises et huit matches nuls. Un maigre bilan pour l’équipe aux Trois Lions qui, après tout, résume parfaitement la différence entre un tetracampeao et un champion du monde one-shot.

Phénomène amusant, chacune des deux sélections a vécu la pire Coupe du Monde de son histoire lorsqu’elle fut organisée chez l’autre. La Copa do Mundo 1950 fait encore rougir de honte le foot anglais (défaite contre les Etats Unis, élimination au premier tour) et la World Cup 1966 reste le pire souvenir de la Seleção (blessure de Pelé, élimination au premier tour).

En confrontation directe, la référence reste le match fabuleux du premier tour de la Coupe du Monde 1970 à Guadalajara. Mais il n’existe pas, à proprement parler, de grande rivalité entre les deux pays. Pas de guerre en toile de fond, pas de décision arbitrale qui fâche, aucun propos déplacé, la paix éternelle dans le meilleur des mondes. Les deux pays ont pourtant chacun un football très typé. On joue soit à l’Anglaise, soit à la Brésilienne, deux conceptions du jeu radicalement opposées d’où aurait dû naitre une passionnante confrontation de style. Las, Brésil et Angleterre se sont choisi d’autres rivaux historiques... et surtout des ennemis communs, comme l’Argentine, voire la France.

Pour mémoire, une sélection de quelques épisodes de l’histoire des Brésil-Angleterre :

Wembley, 9 mai 1956
L’Angleterre et le Brésil se rencontrent pour la première fois en 1956 pour un match amical à Wembley remporté 4-2 par les locaux. Le jour de gloire de l’ailier chantant Colin Grainger, auteur de deux buts.

Göteborg, 11 juin 1958
Coupe du Monde en Suède. Les deux équipes se séparent sur un 0-0 historique : le tout premier score nul et vierge de l’histoire de la Coupe du Monde. L’Angleterre porte encore le deuil de l’accident de Munich quatre mois plus tôt. Le Brésil se cherche encore un peu, mais ne va pas tarder à lancer ses jeunes Pelé et Garrincha.

Vina Del Mar, 10 juin 1962
Les deux équipes se retrouvent au Chili, en quart de finale de la Coupe du bout du Monde. Le Brésil s’impose sans discussion (3-1). Garrincha marque deux fois, Vava en ajoute un troisième et fait oublier l’égalisation de Hitchens.

Wembley, 8 mai 1963
Le Brésil en tournée européenne s’invite à Wembley, mais ne peut aligner son joueur vedette Pelé. Le Roi est en effet blessé. Jamais il ne jouera un match à Wembley. Match nul 1-1.

Rio de Janeiro, 30 mai 1964
L’Angleterre est invitée à la Copa de las Naciones, un prestigieux tournoi de fin de saison à Rio. Mais sans doute les boys de Alf Ramsey se croient-ils un peu trop en vacances : Brésil : 5 - Angleterre : 1.

Guadalajara, 7 juin 1970
Le match majuscule entre deux nations qui présentent toutes deux, sous le soleil de Jalisco, la plus belle équipe de leur histoire. Le but de Jairzinho, bien sûr, mais aussi l’arrêt de Gordon Banks, l’occasion immanquable de Jeff Astle, les tacles de Bobby Moore, le tir de Ball sur la transversale et l’échange de maillots entre Moore et Pelé en fin de rencontre, autant d’images scotchées à jamais dans l’histoire du foot.

Rio de Janeiro, 10 juin 1984
Première et unique victoire du onze d’Angleterre dans l’enceinte du Maracana (0-2). Mais surtout ouverture du score mythique de John Barnes : Contrôle de la poitrine sur l’aile gauche, entrée en diagonale dans la surface, mystification successive de sept adversaires gardien de but compris. Le but le plus brésilien jamais marqué par l’équipe d’Angleterre.

Wembley, 17 mai 1992
Match nul (1-1) à Wembley en préparation de l’Euro 1992. Superbe volée de David Platt, qui répond à Bebeto. Gary Lineker, de son coté, manque le penalty qui lui aurait permit d’inscrire son 49ème but pour l’Angleterre, record national. Gentleman Gary, d’ailleurs, ne le marquera jamais, ce 49ème but.

Wembley, 11 juin 1995
Graeme Le Saux envoie une frappe monumentale sous la barre, mais l’Angleterre perd (3-1) cette ultime rencontre de la Umbro Cup. Les deux équipes se croisent souvent dans ces simili-tournois de prestige.

Paris, 10 juin 1997
Ronaldo et Romario viennent danser la samba dans la ville-lumière. Au Parc des Princes, les auriverde s’imposent 1-0 face aux Anglais, mais ce sont ces derniers qui remportent le Tournoi de France, un an avant la World Cup 98.

Shizuoka, 21 juin 2002
Seul quart de finale digne de ce nom lors de la Coupe du Monde 2002. Michael Owen ouvre le score mais Sven Goran Eriksson fait son frileux. Tactique inconsciente face au jeune affamé Ronaldinho, qui fait son show : Déboulé plein champ dans le camp anglais et caviar servi à Rivaldo : 1-1. Frappe surnaturelle sur un coup franc qui lobe l’imprudent David Seaman : 1-2. Et pour finir une vacherie de semelle (involontaire) sur Danny Mills qui lui vaut le carton rouge.

On connait la suite de l’histoire : Luis Felipe Scolari, entraineur du Brésil 2002, prend les rènes de l’équipe du Portugal... et celle-ci éliminera l’Angleterre de l’Euro 2004 puis du Mondial 2006. Non, vraiment, le Brésil ne réussit pas à l’Angleterre.

History

The rise and fall of West Ham
Ten years after
Die before I get old...
Three Lions ("Football’s coming home...")
Et ça dure depuis un siècle...
Mouettes et sardines, dix ans déjà...
Arsenal-MU, victoire de Sunderland
God Save Brooking
And Smith must score...
Merseyside derby at Wembley
La fête gâchée de Paul Gascoigne
Soixante-sept, année Celtic
M.U aux larmes
Onze garçons dans le vent
Kenny king of Wembley
A Forest
Clough vs K.K.
Paisley Parc
Viva Villa
Veni Vidi Vici
Le miracle de Barcelone
Dick, Kerr ladies soccer team
Forever Blowing Bubbles
And David Seaman won’t be very happy about that
Porazka à Wembley
Death penalty à Bramall Lane
The Boxing day Massacre
Don’t cry for me
Les fantômes de Cathkin Park
This is not a love song
Happy when it rains
Blue sunshine
Wanderers, pour l’Histoire
Du parmesan sous la poudre
La revanche de Mark Hugues
Je t’aime moi non plus
Les années W.W.
Le but de la centième minute
Touched by the hand of God
Only losers take the bus
I’m only the piano player
Les Invincibles de Preston
Naissance d’un Beatle
Tango, whisky & Sco
Canto or not Canto ?
No more heroes
Stanley Cup
Peace in the Valley
Symphonie magyare dans un jardin anglais
La Cup à Canto
It must have been love
Red is Dead
Shame on the Tweed
La revanche des bannis
Sweet Six Weeks
Supercaley go ballistic
Floodlight Wolves

Wembley, le temple du souvenir
Summers in the City
To Wish Impossible Things
Thick as Thieves
Ram Power
Everybody Wants To Be A Cat
In The Army Now
The Big Sky
Coffee and Tea
The Great Scottish Invasion
Un printemps à Paris
Frankie goes to Hollywood
From Dusk Till Dawn
Germans always win ?
True Blue
Always the sun
Green night in Spain