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The Big Sky
The Big Sky
Richard N. - Article publié le mercredi 16 mai 2007
Le 16 mai 1987, un ciel bleu inonde Wembley pour la victoire inattendue de Coventry City en finale de la FA Cup devant Tottenham Hotspur. Un "classic" des eighties.

Un gag télévisé faisait fureur au tout début des années soixante-dix dans le cultissime Monty Python Flying Circus. Un sketch parodiait une émission de type quizz et l’une des questions posée était "En quelle année Coventry City remporta-t-il la FA Cup ?". Le gag tenait dans le fait que jamais Coventry n’avait remporté le trophée. Et que surtout, l’Angleterre n’était pas prête de voir une telle chose se produire.

En cent quatre années d’existence, le Coventry City FC n’a il est vrai jamais su s’extirper de son anonymat. Il est certes présent parmi l’élite depuis vingt ans, mais il n’est qu’un élément du décor, un adversaire parmi d’autres qui ferraille dans le fond du classement, n’assurant souvent son maintien que dans les dernières journées.

Or, ce 16 mai 1987, Coventry est bien à Wembley, sous le soleil, pour la finale de la Cup. Le club des West Midlands est opposé à un spécialiste du genre, Tottenham Hotspur. Si les Sky Blue ont terminé la saison à la dixième place de la Today First Division (le nom de l’élite anglaise cette saison-là), les Spurs ont jusqu’au bout disputé le titre, terminant finalement troisième derrière les deux géants de Liverpool. Tottenham, qui n’a jamais perdu la moindre finale au cours de son histoire, compte bien enlever la Cup, la huitième de son palmarès, un record. Il possède en ses rangs des joueurs de tout premier plan : Ray Clemence, Glenn Hoddle, Osvaldo Ardiles, Chris Waddle et surtout le grand bonhomme de la saison, Clive Allen, meilleur buteur du championnat (33 buts) et meilleur joueur, élu tant par ses pairs que par les journalistes.

Peu de monde donc n’ose miser le moindre penny sur une éventuelle victoire de Coventry. D’ailleurs, les Spurs vont afficher sans tarder leur supériorité. Dès la deuxième minute, Chris Waddle se lance dans d’irrésistibles arabesques sur son aile droite. Son centre limpide trouve la tête de Clive Allen, qui trompe Steve Ogrizovic. C’est le quarante-neuvième but de la saison pour le Player of the Year, mais celui-ci, à ce moment-là, lui tenait à coeur : Cinq ans plus tôt, cette deuxième minute de la finale contre QPR l’avait vu quitter le terrain sur blessure.

On ne pouvait craindre pire départ pour les Sky Blues. On pressent même l’avalanche de buts. Mais sept minutes après l’ouverture du score, les hommes de John Sillett sont dans le camp des Spurs. Greg Downs, l’arrière gauche, envoie un long ballon dans la surface. Keith Houchen s’impose au dessus de Osvaldo Ardiles et prolonge de la tête. Ray Clemence hésite une fraction de seconde, un temps suffisant à Dave Bennett qui s’empare du ballon, contourne le gardien et égalise. C’est la folie dans les travées de Wembley, coté bleu ciel en tout cas. Cette égalisation rapide démontre que Coventry a décidé de traiter d’égal à égal avec son adversaire.

Bien sûr, la suite de la rencontre se passe principalement dans le camp de Coventry. Tottenham développe plusieurs offensives qui sèment parfois la panique dans la défense de Coventry. Cinq minutes avant la pause, les Spurs obtiennent un coup franc sur l’aile droite. Il est botté par Glenn Hoddle en direction de la surface. Le ballon est à peu près manqué par tout le monde sauf par Gary Mabbutt, le capitaine des Spurs, qui trompe un Ogrizovic parti aux pâquerettes. A la pause, Spur mène 2-1 et semble avoir fait le plus dur.

Cette 106ème finale de la Cup se dispute sous un soleil éclatant. Elle se déroule de surcroît dans un excellent esprit. Au début de la seconde période, lorsque Clive Allen et Trevor Peake se disputent un ballon, la joute se transforme en une partie de rigolade entre les deux joueurs.

Les joueurs de Tottenham, et la plupart des spectateurs de Wembley, sont surpris par l’enthousiasme et la détermination des joueurs de Coventry. L’équipe de John Sillett démontre une excellente maîtrise technique, et joue crânement sa chance, sans se lancer dans un abordage inconscient. Sur son coté droit, Dave Bennett en fait voir de toutes les couleurs aux défenseurs londoniens. Sans doute cet ancien joueur de Manchester City, battu lors de la finale de 1981, est-il particulièrement motivé à l’idée de s’offrir les Spurs. A l’heure de jeu, il s’échappe sur le coté droit et centre devant le but. Ray Clemence choisit de ne pas sortir, mal lui en prend : Devant lui, Keith Houchen se détend à l’horizontale pour marquer d’une magnifique tête plongeante.

C’est à nouveau le délire dans les tribunes de Wembley. Coventry a décidé de ne pas laisser cette finale et malgré la supériorité manifeste de leurs adversaires, les Sky Blues tiennent le score nul jusqu’à la quatre-vingt-dixième minute, contraignant les Spurs à la prolongation.

Gary Stevens a remplacé le vieux Osvaldo Ardiles, 35 ans, victime de crampes, alors que coté Coventry, le capitaine Brian Kilcline a cédé sa place à l’Ecossais Graham Rodger. La prolongation a démarré depuis six minutes que se produit un terrible coup de théâtre. Lloyd McGrath, l’ailier de Coventry, déboule sur l’aile droite et aux abords de la surface, centre pour ses attaquants. Gary Mabbutt s’interpose, mais son contre ne fait que détourner la trajectoire du ballon. Celui-ci passe au-dessus de Clemence, qui ne peut l’empêcher d’entrer dans son but. Le malheureux capitaine des Spurs rejoint dans l’histoire Tommy Hutchinson, de Manchester City, qui six ans plus tôt avait également inscrit deux buts en finale de la Cup, l’un pour son équipe, l’autre contre son camp.

L’issue de cette superbe finale est cruelle pour Mabbutt, mais elle ne retire en rien la légitimité de la victoire de Coventry. Le club des West Midlands inscrit enfin son nom au palmarès d’une grande épreuve. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, l’équipe espoirs du club a également remporté la Youth Cup. Le sketch des Monty Python a pris, en un après-midi, un sacré coup de vieux.

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