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In The Army Now
In The Army Now
Rian Gyggs - Article publié le mardi 1er mai 2007
Le propre d’un Toon, c’est de pouvoir se faire écraser par un piano tombé du ciel, voir trente-six chandelles et repartir de plus belle. Lors de l’automne 2002, la Toon Army de Newcastle n’a jamais autant mérité son surnom.

Autant on n’a pas de mal à comprendre pourquoi les joueurs et supporters de Newcastle sont fréquemment appelés les Magpies, autant le surnom de « Toon Army » et de « Toons » est nettement moins évident. Le club n’a jamais été la possession de Walt Disney et St James Park n’a jamais vu naître Roger Rabbit. Ces surnoms trouvent en fait leur origine dans l’accent geordie très spécial. Chaque jour de match à Newcastle, tout le monde affiche les couleurs du club, ce qui fait dire à de nombreux observateurs que toute cette ville (Town) de noir et blanc vêtue est une véritable armée (Army). Allez à Newcastle, écoutez un autochtone prononcer le mot « town » et vous comprendrez. [1]

Après une saison 2001-2002 terminée derrière les trois tenors du Championnat, Newcastle gagne à l’été 2002 son ticket pour la Champions League en battant la modeste équipe bosniaque du FK Zeljeznikar (1-0, 4-0). En route pour la Coupe aux Grandes Oreilles et un groupe relevé mais accessible : la Juventus Turin, le Feyenoord Rotterdam et le Dynamo Kiev. Premier match en Ukraine. Les coéquipiers de Nikos Aliagas-Dabizas ratent leur concours de chant et se vautrent sur la piste de danse du Stadion Valeri Lobanovski. 2-0 pour le Dynamo. Newcastle peut se rattraper une semaine plus tard en recevant le Feyenoord Rotterdam. Et encore un match bien raté, des attaquants timorés et un gardien endormi. 1-0 pour les Hollandais. Pour arroser le tout, trente supporters anglais qui avaient cherché à prendre d’assaut leurs homologues bataves sont arrêtés par la police. Le déplacement à Turin promet d’être intéressant. Del Piero plante et replante, 2-0 pour la Juve. Cette fois-ci, la Coupe est pleine et Robson, anobli par la Reine depuis quelques mois, s’arrache les cheveux. Peut-on sortir victorieusement de sa poule de Ligue des Champions après trois défaites en trois matchs ? Même aplati comme une crêpe, un Toon se relève toujours...

Pour la réception de la Juventus, Dabizas et Bellamy sont suspendus, Dyer est blessé et le gardien international irlandais Given est écarté. Son remplaçant Harper se met en évidence très rapidement en renvoyant la balle dans les pieds de Nedved, qui manque l’immanquable. On les croit enterrés, mais les Geordies trouvent les ressources pour pousser. L’impeccable Gianluigi Buffon fait barrage. Ce dernier commet finalement une légère erreur parfaitement exploitée par Griffin. Incroyable, après trois cents minutes sans marquer dans cette Coupe d’Europe, Newcastle mène 1 à 0 à une demi-heure de la fin ! La tension est à son comble quand, à quelques minutes de la fin, le remplaçant Zalayeta envoie un tir monstrueux sur la barre. Les Noir et Blanc de Sir Bobby ont battu les Noir et Blanc de Monsieur Lippi, futurs finalistes de la compétition, et peuvent continuer de rêver.

Si Newcastle vient à bout de Kiev, tout espoir sera de nouveau permis. La Toon Army fait le siège du Dynamo, qui résiste pendant une mi-temps. Au retour des vestiaires, Shatskikh crucifie toute une ville. C’est sans compter sur le vieillard gallois Gary Speed, qui pique une belle tête à l’heure de jeu pour l’égalisation. L’emblématique Alan Shearer finit le boulot en transformant avec sang-froid un penalty dix minutes plus tard. Il inscrit là le centième but du club en Coupe d’Europe, tout un symbole.

Pour la sixième et dernière journée de poules, Newcastle se rend dans le De Kuip Stadium. Pour se qualifier, il faut gagner à Rotterdam et compter sur une victoire de la Juve, déjà qualifiée, à Kiev. Le grisonnant manager tente un coup de poker en titularisant d’entrée Craig Bellamy, pourtant à peine remis d’une blessure et absent depuis plusieurs semaines. Quel coaching, puisque le Dragon inscrit le premier but de la rencontre. Le Portugais Hugo Viana double la marque, tandis qu’en Ukraine la Juve mène 1 à 0. Les Toons sont aux anges. Dans la dernière demi-heure, Rotterdam marque un but et revient au score en l’espace de cinq minutes, grâce à deux réalisations de Bombarda et Lurling. 2-2, tout est à refaire. Cela en vaut-il pour autant la peine, quand on sait que Kiev est revenu à un but partout ? Bellamy veut y croire, s’accroche, presse, tente tout ce qu’il peut. Le doublé vient pour lui à point nommé. Quatre-vingt dixième minute, le kid de Cardiff marque et envoie son équipe au ciel. De son côté, la Juve a assumé son statut de favori en gagnant le match 2-1. Newcastle revient de l’enfer et se qualifie pour le tour suivant. Du jamais vu en Coupe d’Europe. La suite de la compétition ? La fameuse formule à deux phases de poules étant alors la règle, les Magpies tombent dans un groupe peu évident : Barça, Inter, Lerverkusen. Newcastle sort avec les honneurs, deux victoires contre Leverkusen et un nul contre l’Inter.

Cet automne-là, la Toon Army n’a jamais été aussi proche de la pire débâcle de son histoire, mais a fini par remporter une de ses plus belles victoires.

[1] NDLR : Pour mieux comprendre notre propos, voici quelques blagues sur l’accent des Nordistes outre-Manche :

Durham miner goes to the doctor with a bad back.
Doctor : « Can you walk ? »
Miner : « Work ? Ah Cannat even waak man ! »

A teacher in a geordie school :
« Can you see the board ? »
« Ah cannat even see a bord cage ! »

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