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Summers in the City
Summers in the City
Rian Gyggs - Article publié le vendredi 23 mars 2007
« Amazing, fantastic, incredible... call it what you will » rapporta un des journaux le lendemain de ce Charlton Athletic - Huddersfield Town. Ce samedi 21 décembre 1957, les spectateurs de The Valley en ont eu pour leur argent.

Trois jours avant Noël, plus de douze mille spectateurs se pressent dans les terraces de The Valley pour voir leur équipe recevoir Huddersfield Town. L’affluence est d’autant plus étonnante si on tient compte de l’hiver rigoureux et du fait que les Addicks sont désormais en deuxième division, après une saison 1956-57 calamiteuse (relégation après avoir concédé 120 buts dans la saison).

Le match démarre calmement, les équipes rivalisant d’ennui et d’absence de créativité dans le jeu. Un événement apparemment anodin va changer le cours du match. Au quart d’heure de jeu, le milieu de terrain et capitaine de Charlton Derek Ufton dispute un ballon haut mais retombe mal. Luxation de l’épaule, en route pour l’hôpital. A l’époque, les changements n’existent pas, les visiteurs vont donc évoluer à onze contre dix. Un contexte idéal pour enfiler des buts comme des perles. Premier but marqué par Massie à la vingt-septième. Bain double la marque à la trente-cinquième. A la mi-temps, le match semble plié.

Au retour des vestiaires, Johnny Summers, vagabond à ses heures perdues (Fulham, Norwich, Millwall), a changé de crampons et de position, retrouvant son poste favori d’ailier gauche. Le coach Jimmy Trotter a longuement insisté pour que tous les ballons parviennent à Summers. L’effet est saisissant, ce dernier inscrit un but après deux minutes. A 2-1, peut-être que Charlton peut revenir au score. Mais Huddersfield exploite parfaitement la supériorité numérique, et met en route le rouleau compresseur. Bain porte le score à 3-1 deux minutes plus tard. Les deux avants-centres des Terriers ayant marqué, les milieux veulent aussi leur part de gloire. McGarry transforme un penalty, et Ledger marque à l’heure de jeu un cinquième but qui achève Charlton. C’est la soixante-deuxième minute de jeu et c’en est fini des espoirs de victoire, le stade commence à se vider en silence.

John Ryan ne l’entend pas de cet avis. Sur l’engagement, il récupère la balle et s’en va dribbler plusieurs joueurs. 5-2. Clap clap, mais les supporters sentent bien que ce dernier soubresaut ne changera pas grand-chose. Mais sur le terrain, la révolte a sonné. Soixante-quatrième, deuxième but de Summers. En trois minutes, le score est passé de 4-1 à 5-3 ! Les spectateurs qui s’étaient levés vers la sortie ont vite regagné leur siège. Le show Summers peut commencer le long de la touche. Dribbles chaloupés, centres, tirs, tout y passe. En l’espace de huit minutes (73ème, 78ème, 81ème), Johnny dans ses nouvelles chaussures ajoute un triplé à son doublé. Trente-cinq minutes et une seule mi-temps lui ont suffi pour planter 5 buts : Charlton n’est pas seulement revenu à la marque, le club a pris l’avantage 6 buts à 5. The Valley exulte.

Dans une fin de match terrible où Charlton, pourtant en infériorité numérique mais galvanisé par sa remontée, prend d’assaut les buts d’Huddersfield, ces derniers trouvent la faille en contre et tiennent leur nul 6-6. Une minute à jouer, c’est suffisant pour que Ryan tienne son doublé... sur un centre de Summers, naturellement. Charlton l’emporte 7 buts à 6 dans une ambiance indescriptible. La foule ovationne son équipe et le héros du jour Johnny Summers. A la suite de ce match, le club grimpe à la quatrième place et ne manquera le retour dans l’élite que d’un petit point.

Jamais aucune autre équipe n’a perdu un match en marquant six buts. Quant aux protagonistes de ce match, ils connaîtront des destins opposés. En 1962, Johnny Summers décèdera tragiquement, victime d’un cancer foudroyant. Quand au coach d’Huddersfield de l’époque, ce n’est autre que... Bill Shankly, qui connaîtra avec les Reds quelques années plus tard une toute autre réussite.

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