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Floodlight Wolves
Floodlight Wolves
Richard N. - Article publié le mardi 6 mars 2007
Le 13 décembre 1954 à Molineux, Wolverhampton bat le redoutable Honved de Budapest et venge l’honneur de l’Angleterre face à la Hongrie. Un simple match amical disputé sous les projecteurs, qui a pourtant une place à part dans l’histoire du foot.

Le Wolverhampton Wanderers Football Club est un pionnier du foot. Il a été fondé dès 1877 et fut du premier championnat d’Angleterre en 1888. Ce n’est qu’aux lendemains de la seconde guerre que le club remporte ses premiers trophées d’envergure. Emmenés par l’emblématique Billy Wright, les Wolves remportent leur première Cup en 1949 puis deviennent champions d’Angleterre cinq ans plus tard, en 1954.

La mode des années cinquante est aux matches amicaux de prestige, de préférence contre des équipes étrangères. En septembre 1953, l’installation de l’éclairage artificiel au stade Molineux est l’occasion pour Wolves d’une rencontre inaugurale face à la sélection d’Afrique du Sud, battue 3-1. Le public prend goût à ses matches en nocturne et le club organise, sous les projecteurs, une série de rencontres amicales. Ces "Floodlight Friendlies" voient défiler le Celtic, le Racing Buenos Aires, le First Vienna, le Maccabi Tel-Aviv, le Spartak Moscou... Des adversaires qui la plupart du temps doivent s’incliner, seul le club autrichien étant parvenu à arracher un match nul. Le 13 décembre 1954, Wolverhampton reçoit le Honved Budapest. L’équipe de l’armée hongroise est précédée d’une flatteuse réputation. Dans ses rangs figurent six joueurs de l’équipe magyare qui infligea un fameux 6-3 à l’équipe d’Angleterre dans l’enceinte de Wembley : Puskas, Czibor, Kocsis, Budai, Lorant et Boszik. En octobre, à Bruxelles, le Honved avait fait forte impression en écrasant (5-3) West Bromwich Albion. De son coté, Wolverhampton avait écrasé (4-0) le Spartak Moscou.

Plus de cinquante mille spectateurs sont présents pour ce qui ressemble bien à un nouveau match du siècle. L’équipe hongroise donne rapidement le ton : Après un quart d’heure de jeu, elle mène 2-0 ! La tête d’Or de Sándor Kocsis a ouvert le score, rapidement imité par son coéquipier Ferenc Machos. Le spectre de Wembley hante alors ce début de rencontre, mais les Wolves ne s’en laissent pas compter. Ils se créent de nombreuses occasions, mais se heurtent à un gardien magyar, Lajos Faragó, en état de grâce. De son coté, Bert Williams, le gardien des Wolves, doit s’employer pour éviter la déroute de son équipe avant la mi-temps.

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Au retour des vestiaires, les Wolves sont d’autant plus déterminés que la fatigue commence à gripper les jambes hongroises. Johnny Hancocks transforme rapidement un pénalty suite à une faute de Kovács. La réduction du score a le don de regénérer les Wolves qui, poussés par leur public, dominent assez largement la seconde période. Ils devront toutefois attendre le dernier quart d’heure pour concrétiser leur supériorité. Sur un centre de Dennis Wilshaw, Roy Swinbourne reprend de la tête et remet les deux équipes à égalité : 2-2. Dès lors, l’équipe hongroise est complètement submergée par les flux jaunes-orangés. Elle repousse autant qu’elle peut les nombreuses attaques anglaises, mais l’issue est inéluctable. Après une série de corners sans fin, les Wolves trouvent enfin l’ouverture : Sur une passe de Sammy Smith, Roy Swinbourne réussit à glisser la balle hors de portée du gardien. C’est le doublé pour Swinbourne, et surtout, la victoire (3-2) pour les Wolves.

Cette belle victoire, associée à celle conquise face au Spartak Moscou (4-0), déclencha l’enthousiasme de la presse britannique. Le Daily Mail notamment déclara que Wolverhampton était rien moins que le "champion du monde des clubs". En écho de quoi, L’Equipe et son patron Gabriel Hanot réclamèrent un peu de retenue. Il demanda d’abord à voir jouer Wolves à Budapest ou à Moscou avant de le proclamer champion du monde. Il ajouta ensuite que l’idée d’une compétition internationale opposant des clubs mériterait d’être lancée. Jusqu’alors, seules existaient les anecdotiques Mitropa Cup et Coupes Latines, opposant chaque fin de saison quelques clubs d’un périmètre précis. Hanot rêvait d’une épreuve à l’échelle du continent, réunissant les champions de chaque pays. Naissance de la Coupe d’Europe.

Lorsqu’au cours de l’été 1955, ils se déplacent à Moscou pour affronter successivement le Spartak et le Dynamo, les Wolves repartent avec deux défaites (3-0 et 3-2), confirmant les réserves de Gabriel Hanot. Quelques mois plus tard, en 1957, le 17 octobre pour être précis, Wolverhampton accueillit le Real Madrid des Gento, Kopa et autres Di Stefano. Les Wolves s’imposèrent 3-2 devant les vainqueurs des deux premières Coupes d’Europe. Une Coupe d’Europe née sous les projecteurs de Molineux...

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