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Shame on the Tweed
Shame on the Tweed
Richard N. ; Islero - Article publié le vendredi 26 janvier 2007
Le 28 janvier 1967, en Coupe d’Ecosse, les Glasgow Rangers se rendent à Berwick-upon-Tweed, où ils ne devraient faire qu’une bouchée de l’équipe locale, pensionnaire de D2. Mais on ne se méfie jamais assez de ces matches gagnés d’avance...

Tous les clubs du monde ont leur Waterloo, ce match minable que les supporters s’efforcent d’oublier tant il les fait rougir de honte, cet accident inexplicable dont la presse fait les choux gras et que les fans rivaux se plaisent à rappeler. Pour les Glasgow Rangers, ce match de la honte date d’un après-midi de 1967, où ils vinrent se faire humilier à Shielfield Park, face à Berwick Rangers.

L’époque est pourtant souriante à Glasgow. Les Rangers ont une belle équipe, avec plusieurs internationaux comme John Greig, Ronnie McKinnon et le fantasque Willie Johnston [1]. Le titre national leur échappe depuis deux ans, mais ils restent à la lutte pour le titre 1966-67 et brillent sur la scène européenne. Autant dire que ce n’est pas une équipe du ventre mou de la D2 qui devrait leur faire peur.

Ce 28 janvier 1967, les Rangers vont pourtant disputer ce match à l’envers. Face à eux, il n’y a pas vraiment de vedettes, si ce n’est Jock Wallace, qui combine les fonctions de gardien de but et d’entraîneur [2]. L’équipe locale décide de ne pas subir et joue crânement sa chance. A la demi-heure de jeu, c’est l’exploit : Sammy Reid va tromper le gardien visiteur. Au lieu de se recroqueviller en défense, la petite équipe de deuxième division va même être à deux doigts de doubler la mise par Charlie Christie. Les joueurs de Berwick estimeront plus tard qu’il était préférable de ne pas mener 2-0, car sans doute ce deuxième but aurait-il réveillé les Rangers, et ils l’auraient finalement emporté quelque chose comme 5-2. Au lieu de quoi, avec un seul but de retard demeure chez le plus grand le sentiment qu’il lui reste du temps pour remonter le score dans l’heure qui reste. La mi-temps est sifflée sur le score de 1-0.

Berwick tient sa revanche, car un petit contentieux existe entre les deux clubs. En 1963, les Rangers avaient fait campagne pour réduire la première division écossaise à seize équipes, et parmi les quatre clubs à éjecter figurait Berwick. La réduction de l’élite sera remise à plus tard, les quatre clubs menacés n’ayant pas hésité à porter l’affaire devant la Haute Cour pour obtenir un jugement favorable. Depuis, Berwick est quand même tombé en deuxième division.

En deuxième période généralement, lorsque l’écart entre les deux équipes est si grand, le plus fort se resaisit et profite de la fatigue du plus faible pour le dévorer. Mais là, les Blues de Glasgow sont complètement anestésiés. Jock Wallace passera une deuxième période somme toute tranquille, devant des attaquants peu inspirés. Lorsque la fin de la rencontre est sifflée, les 13.000 supporters vont envahir la pelouse pour porter les héros sur leurs épaules.

Pour les Rangers, ce match perdu représente la honte éternelle. La petite histoire dit que la rivière Tweed qui traverse Berwick sera couverte d’écharpes bleues brûlées par les supporters. Trois joueurs ne porteront plus le maillot bleu après ce match maudit. Le retour à Glasgow se fera sous les risées des supporters du Celtic. En fin de saison, malgré un beau parcours qui les conduira en finale de la Coupe des Coupes (défaite contre le Bayern Munich), le club changera de manager.

Cette défaite est restée comme un point noir dans l’histoire glorieuse des Glasgow Rangers à tel point que bien des années plus tard, lorsque les deux clubs se croisèrent de nouveau en Scottish Cup, le plus effrayé des deux n’était certainement pas Berwick...

Berwick Rangers : Wallace ; Haig, Riddle, Craig, Coutts, Kilgannon, Lumsden, Reid, Chistie, Dowds, Ainslie.
Glasgow Rangers : Martin ; Johansen, Provan, D.Smith, Henderson, A.Smith, McLean, Forrest, McKinnon, Greig, Johnston.

  • [1] Mais oui : ce même Willie Johnston dont on reparlera onze ans plus tard, quelque part en Argentine. Voir notre article Tango, whisky & Sco
  • [2] Curiosité du destin, quelques années plus tard, Jock Wallace deviendra manager... des Glasgow Rangers !

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