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Red is Dead
Red is Dead
Rian Gyggs - Article publié le vendredi 15 décembre 2006
En 1958, le Pays de Galles participe pour la première et unique fois à la Coupe du Monde de football, un tournoi dans lequel il n'aurait jamais du figurer.

Le 15 décembre 1957, un tirage au sort plutôt spécial a lieu à Zürich, au siège de la FIFA. A l’époque, Israël n’est toujours pas reconnu par tous en tant qu’Etat. Les différentes sélections nationales (Indonésie, Turquie, Soudan) qui ont du affronter l’équipe de football d’Israël en qualifications pour le Mondial 1958 refusent de jouer... et Israël est qualifié pour le Mondial sans même jouer. Un scandale pour la FIFA qui s’empresse alors de compléter le règlement de la compétition avec un nouveau point : impossible de se qualifier sans avoir disputé au moins un match. Les Israéliens sont forcés d’affronter un deuxième de groupe. Le tirage au sort de ce 15 décembre 1957 désigne le Pays de Galles.

Quelques mois plus tôt, en mai 1957, les Gallois découvrent leur poule de qualifications sans se faire trop d’illusions. Deux équipes du bloc Est pour le prix d’une : Tchécoslovaquie et Allemagne de l’Est. Quatre matchs pour partir à Stockholm. Une foule de 50 000 personnes entassées dans le Ninian Park de Cardiff plein à craquer supporte l’équipe nationale qui s’impose 1-0 contre les Tchécoslovaques, grâce à un but de Vernon dans le dernier quart d’heure. Il faut dire que ces derniers ont surtout profité de leur séjour à l’Ouest pour aller voir la mer et s’acheter des cigarettes.

La semaine suivante s’annonce plus rude pour les Dragons Rouges, avec un double déplacement de l’autre côté du rideau de fer. La fédération galloise fait parler son grand professionnalisme en envoyant pour ce voyage dix sélectionneurs et... douze joueurs. Suffisant pour un match, puisque dans ces années-là on joue sans remplaçants, encore faut-il que tout le monde reste en forme pour le deuxième match. Ajoutez l’entraîneur, le médecin et le préparateur physique, vous comprendrez que les joueurs étaient loin d’être les plus nombreux dans l’avion pour Berlin. Dans leur stade de Leipzig surchauffé par 110.000 personnes en délire, les Allemands de l’Est ne font pas dans la dentelle. L’arbitre soviétique M. Latychev leur donne un coup de main pour s’imposer 2-1.

Quatre jours plus tard, il faut aller à Prague. Mais sans Tapscott et Davies, tous deux blessés. Avec seulement dix joueurs valides, les sélectionneurs font rappeler en catimini et en urgence Daniel, hors de forme et avec des chaussures qui ne sont pas les siennes. Il participera à sa manière à la débâcle en inscrivant le premier but de la partie, contre son camp. Les Gallois s’en tirent avec un 2-0 qui avait un goût de 6-0, selon la presse unanime ce soir-là.

Les Tchécoslovaques ayant donné deux leçons de football aux Est-Allemands, la réception de ces derniers par les Gallois n’a plus que pour enjeu la deuxième place, ne donnant pas droit à la qualification. Victoire écrasante 4-1 pour l’honneur. Finalement, cette deuxième place sera un ticket gagnant dans le tirage au sort pour désigner l’adversaire d’Israël. Match aller le 15 janvier à Tel Aviv, match retour le 5 février à Cardiff. Une formalité pour les Européens qui s’imposent deux fois 2-0 face à une très faible équipe.

En fait, personne ne s’attendait à cette qualification. Célébration de l’événement et préparation du tournoi à venir sont d’autant plus tronquées que le lendemain du match face à Israël, le 6 février 1958, l’avion de Manchester United de retour d’un match de Coupe d’Europe s’écrase à Munich. L’adjoint de Matt Busby est en effet Jimmy Murphy... l’entraîneur du Pays de Galles.

Sélectionneurs incompétents, entraîneur débordé, joueurs mal préparés, le pays met tout en ?uvre pour être sûr de rater l’événement. Avant de s’envoler pour la Suède, le groupe fait une halte à Londres, très symbolique de la manière dont est abordée la compétition. Le terrain réservé pour l’entraînement mis hors service par le jardinier, les Gallois répètent leurs combinaisons tactiques à... Hyde Park, au beau milieu du célèbre parc public. Un match amical secret est organisé à la hâte entre Anglais et Gallois (malgré l’interdiction par la FIFA d’organiser un match entre deux équipes du Mondial moins de trois semaines avant le tournoi). Défaite 1-0. Le voyage en Suède promet d’être court.

Cette édition 1958 de la Coupe du Monde a de quoi faire rêver les lecteurs de kicknrush.com, et ce à plus d’un titre. Seule Coupe du Monde dont l’Italie est absente, seule Coupe du Monde également à rassembler quatre formations britanniques : l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande du Nord (bourreau de l’Italie en qualifications) et le Pays de Galles. 1958, c’est aussi des équipes qui jouent en 4-2-4, des attaques florissantes (3,6 buts par match, troisième meilleure attaque de tous les temps pour la France avec 23 buts dont 13 pour le seul Fontaine), du spectacle (mais que fait le challenge Hidalgo ?). Un football d’un autre temps, en somme.

Comment faire honneur à la compétition, dans un groupe accessible mais dans lequel ils sont donnés perdants ? On y retrouve en effet la Suède organisatrice, dont le trident offensif joue au Milan AC, la Hongrie, meilleure équipe mondiale du début des années 1950, et le Mexique, une formation latine dont la technique individuelle est à la hauteur des Brésiliens ou des Argentins. Ont-ils tiré leur épingle du jeu ? Se sont-ils faits humilier ? A suivre dans le deuxième épisode de notre saga Red is Dead.

Soltsjöbaden. Cet endroit au nom imprononçable est le lieu de villégiature choisi par les sélectionneurs Gallois. Cette cité balnéaire très prisée des Suédois le week-end accueille des joueurs ravis de voir que c’est un hôtel luxueux qui les attend. C’est bien la moindre des choses que peut faire la fédération, car il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’équipe reviendra au pays très vite, à l’issue des trois matchs de poule.

Le premier de ces matchs les voit affronter la Hongrie. Cette équipe qui a surclassé, et de la plus belle des manières, le tournoi 1954, échouant en finale contre une RFA bagarreuse, n’est plus du tout la même quatre ans après. Quelques retraites et méformes, certes, mais surtout cette terrible année 1956, pendant laquelle l’armée soviétique écrase dans le sang un début de révolution. Puskas (Real), Kocsis (Barça), Czibor (Barça) resteront éternellement en Espagne et ne joueront plus pour leur pays après ces terribles événements, pour les plus talentueux. En fait, seuls trois survivants de 1954 participent à la Coupe du Monde 1958 côté hongrois. Pour autant, cette équipe fait toujours peur, et de nombreux observateurs la voient sortir des poules haut la main. Grosse pression d’entrée de jeu, quelques beaux mouvements collectifs et la Hongrie mène déjà 1-0 après 20 minutes à peine. Le massacre se prépare. Mais petit à petit, la tendance du match s’inverse. Les Gallois dominent, égalisent à 1-1 et se voient même refuser deux penaltys pourtant flagrants. Les Hongrois se montrent empruntés, brutaux, violents. Le match s’achève sur un nul.

L’adversaire suivant, le Mexique, est considéré comme une des plus faibles équipes du tournoi. Après la démonstration de force des Gallois lors du premier match, tout le monde s’attend à ce que les Sud-Américains craquent une nouvelle fois après leur défaite 3-0 contre la Suède au premier match. Les Rouges mènent rapidement 1-0 mais contre le cours du jeu. Contre des Mexicains exaltés, ils se montrent dans une torpeur digne de leur préparation. Mous, peu concentrés, sûrs d’eux-mêmes, les Britanniques laissent l’immanquable se produire. Une égalisation mexicaine à une minute de la fin. La presse qui les soutenait après leur exploit contre la Hongrie les torpille. Avec un match à jouer contre la Suède, facile vainqueur 2-1 de la Hongrie, les joueurs peuvent déjà préparer leurs valises et profiter une dernière fois de leur belle résidence.

Le coach Murphy décide d’aborder ce match de la manière la plus pragmatique qui soit. Quel que soit le résultat du match Hongrie-Mexique, les Gallois sont sûrs de finir avec trois points et d’accrocher le barrage s’ils obtiennent un nul contre la Suède. La FIFA veut intervenir en pleine compétition pour en finir avec ces barrages interminables à une époque où le goal-average ne compte pas. Mais les besoins lucratifs des organisateurs passent par quelques matchs supplémentaires afin de remplir les stades. La nouvelle réglementation ne prendra effet que pour la prochaine édition. Murphy peut donc ranger ses quatre attaquants et jouer sereinement le nul (Qui sait si Domenech n’aurait pas cherché le 0-0 à tout prix contre le Togo avec de telles règles ?). Quand on joue à dix dans la surface devant une équipe déjà qualifiée, ce qui doit se produire se produit. 0-0. En route pour retrouver en barrages la Hongrie qui a laminé le Mexique 4-0.

Malgré leur domination lors du premier match, les Gallois sont encore donnés perdants. Les Hongrois ont retrouvé leur football, fait étalage de toute leur classe contre le Mexique, pendant que le Pays de Galles n’a marqué que deux buts en trois matchs pour zéro victoire. Et l’arbitre est une vieille connaissance : M. Latychev, en partie responsable de la défaite en qualifications contre la RDA [1]. La demi-heure de jeu est plutôt à l’avantage des Rouges qui encaissent tout de même un but assassin de Tichy (son quatrième de la compétition en autant de matchs). M. Latychev fait honneur à sa nationalité, oublie un penalty, puis deux. Le sort est joué, ou presque. Le génial Ivor Allchurch envoie une merveille du gauche dans la lucarne de Grosics. Ce sera même le plus beau but du tournoi. Quelques minutes après, Medwin envoie les siens au paradis, pendant qu’en enfer la vedette de l’équipe John Charles subit les coups des défenseurs hongrois. Les Gallois affronteront le Brésil en quarts, mais sans leur buteur fétiche.

La fédération commencer à serrer les dents financièrement, cette petite aventure coûte le double de nuits d’hôtel prévues, sans compter les billets d’avion annulés deux fois (l’équipe devait embarquer pour Londres après le match contre la Suède, puis après le barrage contre la Hongrie). Mais avoir le droit d’affronter le Brésil n’a pas de prix. Les joueurs sont plutôt en forme et concentrés, et prennent le match par le bon bout. A la mi-temps le score vierge provoque quelques murmures dans le stade. Les Gallois, revenus du diable vauvert, peuvent-ils vraiment sortir les Brésiliens ? Mais en face, pour la première fois de sa carrière, le jeune Pelé est titularisé en attaque. Il ne lâchera plus sa place après le but victorieux qui crucifie les hommes de Murphy à la 73ème minute du match. Le rêve prend fin sur une vilaine frappe molle et contrée. L’étonnante solidarité galloise applaudie pendant tout le match aura donné beaucoup de fil à retordre aux Sud-Américains, qui avoueront avoir joué là leur match le plus tendu et le plus difficile du tournoi.

Pelé en plantera d’autres, beaucoup d’autres. Trois contre la France en demi-finale, deux contre la Suède en finale. Pour la première étoile du Brésil. Mais sa vie, son ?uvre, ses buts, vous connaissez. Les joueurs qui ont fait partie de cette magnifique aventure galloise de 1958, vous les connaissez beaucoup moins. Vous les découvrirez en lisant le troisième et dernier tome de notre saga Red is Dead.

L’entraîneur

Rouage essentiel de la campagne galloise 1958, Jimmy Murphy rencontre Busby en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce dernier, impressionné par sa capacité à rassembler et à motiver les troupes, lui propose de le retrouver après le conflit à Manchester United, où Murphy devient en 1946 l’assistant de Busby. Il occupe toujours ce poste onze ans plus tard, lorsque la fédération galloise lui propose le premier poste d’entraîneur permanent de l’équipe nationale. Son implication dans la préparation a forcément été limitée par le travail démentiel qu’il a du abattre à Old Trafford après le crash de Munich 1958 [1], prenant seul les commandes de l’équipe. Toutefois, sa verve, sa capacité à proposer des compositions adaptées à l’adversaire (n’hésitant pas à chambouler les postes naturels des joueurs) et sa foi en l’équipe ont joué un rôle déterminant dans le parcours des Gallois.

Les stars

L’après-guerre voit la région de Swansea fournir bon nombre d’excellents joueurs du royaume britannique. A la manière des Brésiliens et leur technique apprise très tôt sur le sable, les jeunes de Swansea passent beaucoup de temps sur la plage à jouer au football. Le Copacabana de la Grande-Bretagne, en quelque sorte. C’est de cette région que sont issus les cinq piliers de l’équipe, choix automatiques et maux de tête en moins pour Murphy. Jack Kelsey, considéré à son apogée comme le meilleur gardien du monde derrière le soviétique Yashin, est le premier représentant d’Arsenal dans une Coupe du Monde. Ses arrêts fantastiques tout au long de la compétition ont permis d’entretenir l’espoir. Puis viennent les deux ailiers, Cliff Jones à gauche, pourvoyeur de passes caviar pour les attaquants, Terry Medwin à droite, buteur décisif dans le barrage contre la Hongrie. Milieu gauche de génie, le Ryan Giggs de l’époque se nomme Ivor Allchurch, surnommé Golden Boy et auteur du plus beau but de la compétition.

Puis vient John Charles, un très grand Monsieur de la planète football. Il Buon Gigante (Le Bon Géant), comme l’ont surnommé les Italiens, c’est tout simplement 299 buts toutes compétitions confondues, trois championnats et deux coupes d’Italie avec la Juventus de Turin, meilleur buteur du Championnat d’Angleterre 1957, meilleur buteur d’Italie 1958, sur le podium du Ballon d’Or 1959, plus jeune footballeur à avoir joué pour le Pays de Galles (jusqu’à l’arrivée de Ryan Giggs en équipe nationale en 1992), élu meilleur joueur étranger de la Juve par les supporters en 1997, élu meilleur footballeur gallois de tous les temps en 2001. Il a de plus au cours de sa carrière joué à tous les postes : arrière droit, gauche, défenseur central, milieu, avant-centre... (Zambrotta lui-même n’en revient toujours pas). La cerise sur le gâteau ? Son fair-play légendaire. Dans un derby contre le Torino, il assomme malgré lui le défenseur central adverse et se présente face au but vide. Mais il a vu le joueur étendu au sol et préfère dégager en touche à la stupéfaction générale (la Juve gagnera tout de même ce match 1-0 grâce à un but de John Charles). La grande classe. Malheureusement, et malgré un but dans le match d’ouverture, il passera à côté de son tournoi, physiquement éreinté après une longue saison chez la Vieille Dame. Pour certains observateurs d’alors, son niveau était tel que sa simple présence contre le Brésil aurait sans doute changé le cours de l’Histoire...

Le Big Five

Une clique est née en Suède : The Big Five. Ces cinq joueurs ont tous en commun de n’être que des outsiders et des seconds choix dans la sélection. Ils profiteront surtout de leur séjour en Scandinavie pour draguer les Suédoises, siffler des bières en cachette et faire les quatre cents coups. Trois d’entre eux jouent à Cardiff City. Derrick Sullivan, l’alcoolique de l’équipe, plus intéressé à commander des pintes qu’à jouer au football, passe le plus clair de son temps avec Ken Jones, le gardien remplaçant et Colin Baker. Ken Leek et Colin Webster complètent le Big Five. Ce dernier se fera distinguer le soir de la victoire en barrages contre les Magyars. Au Copacabana, night club local, Colin laisse parler ses hormones et chauffe une Suédoise digne d’une page trois du Sun. Manque de chance, c’est la petite amie d’un serveur de l’hôtel, qui en toute logique, rameute ses collègues. Bagarre. Pluie de verres et de bouteilles. Les chaises y passent. La Fédération fait passer l’incident sous silence, les joueurs se cotisent pour verser une compensation financière. Fort logiquement, Webster disputera contre le Brésil son dernier match sous le maillot gallois.

Les autres

Autour du capitaine et très respecté Dave Bowen, l’excellent arrière gauche de Tottenham Mel Hopkins, et les moins talentueux mais néanmoins travailleurs Mel Charles (le frère de John Charles), Ron Hewitt, Stuart Williams, Trevor Edwards, Vic Crowe, Roy Vernon.

Les absents

Trois des meilleurs joueurs de la fine fleur du football gallois des années 1950 ont manqué cette Coupe du Monde 1958, pour des raisons diverses. Ray Daniel, dont la classe en tant que défenseur était reconnue dans tout le Royaume-Uni, aimait aussi chanter. De préférence des chansons paillardes. Pas du goût des sélectionneurs, pour la plupart très dévots, qui lui ont fait payer sa grivoiserie et ses blasphèmes. Derek Tapscott, pendant de nombreuses années, a toujours affirmé qu’il avait raté la Coupe du Monde en raison d’un genou douloureux. Tappy a révélé il y a peu qu’il avait été approché par des sélectionneurs gallois peu avant le tournoi. Si Tapscott n’acceptait pas un transfert vers Cardiff City, il risquerait de ne pas faire partie du groupe pour Stockholm. Fidèle à Arsenal, Tapscott refuse ce chantage. Et suit la Coupe du Monde 1958 à la radio. Trevor Ford, enfin, était un des meilleurs attaquants de son temps et connu pour ses monumentales charges sur les gardiens. Mais a publié son autobiographie trop tôt. En 1956, dans I Lead The Attack, il avoue avoir bénéficié lors de son passage d’Aston Villa à Sunderland d’une commission non déclarée de... 100£. Terrible Trevor est exclu par la FA pour trois ans. Il fera pendant ces années le bonheur du PSV Eindhoven, mais manquera terriblement à la sélection pendant le tournoi.

Sur les plages de Swansea, certains anciens sont convaincus qu’avec une attaque Trevor Ford - John Charles, le Brésil aurait pris l’eau, et le Pays de Galles aurait retrouvé la France en demi-finales... Toujours est-il que depuis cette édition 1958, pas une seule équipe du Pays de Galles n’a réussi à se qualifier pour le tournoi mondial, ni celle de Ian Rush, ni celle de Ryan Giggs. Red is Dead.

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