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It must have been love
It must have been love
Richard N. - Article publié le jeudi 7 décembre 2006
Le derby entre les rouges de United et les blues de City n’a jamais atteint l’intensité d’un Old Firm glaswegian ou d’un choc de la Mersey. Il n’en reste pas moins un rendez-vous très attendu à Manchester.

Le 12 novembre 1881, l’équipe de Newton Heath bat celle de West Gordon. Un match parmi d’autres à Manchester où existent déjà de nombreux clubs de foot. L’équipe victorieuse est un club de cheminots basé au nord-est de la ville. En 1902, elle troquera son maillot jaune et vert pour une tunique rouge et sera rebaptisée Manchester United. L’autre est issue de l’équipe de cricket de la paroisse de St Marks. Après diverses fusions, elle deviendra Ardwick Football Club en 1887, puis sept ans plus tard, Manchester City.

Au fil des années, les clubs du tout Manchester vont entrer dans le rang, au pire disparaître, et seuls deux d’entre eux garderont leur place dans la cour des grands. Leur rivalité ne va ainsi se développer que lentement, et prendra son essor lorsque chacun d’eux aura trouvé son Sweet home. United s’installe dès 1910 à Old Trafford, dans la banlieue de Stretford. City quand à lui reste fidèle à la ville en prenant place à Maine Road en 1923. Une conottation religieuse va la première tenter de s’emparer du derby mancunien. De par son origine paroissiale, City se voit attribuer une étiquette protestante, alors que United, parce qu’elle est la première à accueillir des joueurs irlandais, va recevoir le soutien des communautés catholiques. Cette opposition sur le terrain religieux ne durera guère, les repères de chaque communauté n’étant pas aussi nettes qu’à Glasgow, exemple pris parmi d’autres.

L’opposition entre clubs des riches et clubs des pauvres ne tient pas non plus la route. Il y a autant de monde issus des couches populaires que des classes aisées dans un stade comme dans l’autre. La rivalité entre les deux clubs n’a toujours été que sportive. United affirme haut et fort qu’il est le club le plus populaire d’Angleterre, mais City prétend détenir le coeur et l’âme de la ville. Une opposition que l’on comparera à celle de Madrid entre le Real et l’Atletico [1]. La rivalité des clubs de Manchester n’atteindra à vrai dire jamais la dimension des derbies de Glasgow ou de Liverpool. Et pour cause, rarement les deux clubs ont fréquenté les sommets en une même période. L’ascension de l’un a souvent croisé le déclin de l’autre. Si Manchester City est le premier à poser son nom sur un palmarès national (la FA Cup en 1904), United le dépasse bien vite en s’adjugeant deux titres de champion d’Angleterre (1908 et 1911) et la Cup en 1909.

Dans les années 1930, l’avantage est plutôt en faveur de City, qui s’adjuge la Cup en 1934 et le titre en 1937. Lorsque les deux clubs fréquentent la même division, l’un joue à domicile lorsque l’autre évolue à l’extérieur. Du coup, ce sont souvent les mêmes personnes qui se rendent un samedi à Old Trafford et l’autre à Maine Road. Peu importe la couleur du moment que Manchester gagne. Ce voisinage de bonne intelligence perdurera au lendemain de la seconde guerre mondiale. Old Trafford ayant été détruit par les bombardements, les deux clubs se partageront Maine Road durant presqu’une décennie.

En fait, il faudra attendre la fin des sixties pour que naisse une réelle et farouche rivalité entre les deux clubs. Dans les années cinquante, l’émergence des Busby Babes et le drame qui brisa leur envol construisirent le mythe de United. D’autre joueurs très charismatiques et de belles soirées européennes achevèrent d’en faire l’un des clubs les plus prestigieux du continent. Une situation qui agace City au moment où celui-ci présente également une belle équipe. En 1968, tandis que le United des Charlton, Best et autres Law conquiert l’Europe, le City de Lee, Bell et Summerbee s’adjuge le titre de champion d’Angleterre. Désormais, il n’y a plus de copains : il faut choisir son camp. C’est dans ce climat que se dispute ainsi le derby du 27 avril 1974. United a complètement raté sa saison et doit absolumnent battre City pour se maintenir. Mais il s’incline sur un but de... Denis Law, ancienne gloire locale passée à l’ennemi.

Dans les années 1990, le derby se transforme en western avec les réglements de compte entre le Norvégien Alf-Inge Haaland et l’inévitable Roy Keane. Plus tard, c’est Robbie Fowler, le scouser de passage à City, qui se charge de rappeler aux fans de United combien Liverpool a remporté de Coupes d’Europe. Alors que United se mondialise avec les capitaux d’outre-Atlantique, Manchester City veut rester l’âme et le coeur de Manchester. S’il ne doit remporter qu’un seul match dans sa saison, c’est bien ce derby face à l’arrogant voisin.

  • [1] Et le Rayo Vallecano, c’est Bolton ?

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