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Peace in the Valley
Peace in the Valley
Rian Gyggs - Article publié le mardi 14 novembre 2006
L’enceinte du Charlton Athletic est moins connue que les temples légendaires du foot anglais. Mais The Valley fait partie de ces stades dont l'histoire mérite d'être contée.

Fondé en 1905 par une poignée d’adolescents, Charlton Athletic rassemble petit à petit un groupe toujours plus important de supporters. Au sortir de la Première Guerre mondiale, le club et ses fans cherchent un terrain. Arpentant le sud de Londres en quête d’un port d’attache, ils atterrissent sur un terrain vague. Son acquisition ne représente pas un obstacle financier très important, ce qui n’est pas le cas de son aménagement.

Qu’à cela ne tienne, les supporters sont là et constituent au pied levé une armée de volontaires. Ces derniers creusent, remblaient, nettoient, s’affairent. Ils font place nette pour un terrain, des lignes et deux buts. Que faire du sable, de la terre et de la craie déblayés ? Des tribunes bien sûr. Des monticules sont donc créés tout autour du terrain. Le nom du stade découlera de sa première configuration, qui le faisait alors naturellement ressembler à une vallée. Charlton Athletic y joue ses premiers matchs alors même qu’aucun banc, siège ou gradin n’est installé. Une corde tendue sur chaque côté du terrain maintient en place la foule qui se fait plus nombreuse au fur et à mesure des succès du club.

Quand on sait comment le stade est sorti de terre, au sens propre comme au sens figuré, on comprend dès lors qu’entre le club et ses supporters il existe un lien vraiment particulier. Avec le temps, les supporters ne trahiront pas leur engagement originel, comme nous le montre la suite des événements.

Sitôt muni de sa "Valley" (1919), le club passe professionnel dans la foulée (1920). Les victoires s’entassent, les supporters sont toujours plus nombreux, surtout à partir de 1933, date de l’entrée en fonction du plus grand manager que le club ait connu : Jimmy Seed. Sous sa houlette, Charlton prend ses marques la première année, puis monte en deuxième division l’année suivante (1934-35), et continue sur sa lancée : promotion dans l’élite du football anglais à la fin de la saison 1935-36. Jamais rassasiés, les hommes de Jimmy Seed rateront le titre d’un cheveu lors de la saison suivante (1936-37). Ils offrent aux supporters une place honorifique de vice champion d’Angleterre, suivie d’une quatrième puis troisième place juste avant la Deuxième Guerre mondiale. The Valley chavire de bonheur et en profite pour faire le plein : 75 031 entrées payantes pour la réception d’Aston Villa en FA Cup (1937-38). A l’époque, The Valley Park est le plus grand stade de Londres par sa capacité d’accueil extraordinaire.

La pause de 8 ans due au conflit n’entamera pas le moins du monde la ferveur des supporters qui enregistrent dans leur désormais mythique Valley un record d’affluence lors de la saison 1948/49 : 40 216 par match en moyenne.

Et puis la roue tourne. Jimmy Seed (qui a permis au club de remporter son seul et unique trophée avec la FA Cup en 1947) est viré en 1956, le club relégué dès l’année suivante. Traversée du désert pour le club. The Valley commence à se désemplir. De déception en déception, Charlton essaie tant bien que mal de maintenir son statut. En vain. Le club a du mal à accueillir des joueurs de talent, les finances du club et la ferveur populaire s’en ressentent.

Trois ans après une dernière tentative avec la venue en 1982 du Danois Simonsen (Joueur FIFA de l’année en 1977) en provenance du FC Barcelone, le club s’épuise. The Valley enregistre cette année-là sa plus faible affluence avec 5 104 spectateurs par match. Banqueroute, tribunaux. Si la liquidation du club est évitée de justesse, il faudra en revanche quitter la vallée (1985). Charlton emménage un peu plus au Sud, au Selhurst Park de Crystal Palace, les deux clubs devenant alors les deux premiers de l’histoire du football britannique à partager leur terrain. The Valley Park, laissé à l’abandon, retrouve ses apparences originelles de terrain vague. Les mauvaises herbes, les intempéries et l’absence totale d’entretien rendent rapidement le stade méconnaissable.

Expulsé de son enceinte, Charlton va lentement mais sûrement se réveiller. Côté terrain, Charlton Athletic accède de nouveau à l’élite en 1986, soit 30 ans après l’avoir quittée. Côté fans, ces derniers se cotisent et le club récupère la propriété de The Valley dès 1988. Les élans de l’époque rappellent ceux de la ferveur de 1919. Des milliers de supporters nettoient bénévolement leur stade. Mais les normes de sécurité ont évolué, et il n’est plus possible d’entasser quelques déchets et gravats recouverts de terre pour constituer des tribunes. Des plans de construction pour un stade neuf et moderne voient le jour. Toute la ville croit en la renaissance de sa vallée et de son club, mais, à la stupéfaction générale, les autorités locales rejettent les plans de rénovation du terrain.

Loin de baisser les bras, les supporters remontés décident de montrer haut et fort leur mécontentement. Les élections locales voient en effet l’apparition d’un nouveau parti... le « Valley Party » bien évidemment. Loin d’être une victoire électorale probante, les 14 838 votes recueillis en 1990 influencent suffisamment la composition du nouveau conseil pour que ce dernier soit contraint d’approuver les plans du nouveau stade. Une fois encore, les supporters se sont mobilisés au service de « leur » Valley Park. Heureusement qu’ils sont là, car les joueurs sont aux abonnés absents. Relégation après quatre années en première division.

Dès 1991, les supporters doivent pouvoir retrouver leur stade chéri. Mais un chantier qui ne prend pas de retard n’est pas un vrai chantier. Patience donc, et direction l’Upton Park de West Ham. Ce nouveau partage de terrain, initialement prévu pour une durée de trois matchs, va en fait durer un peu plus d’une saison. Les supporters sont bons pour traverser la Tamise les jours de match.

Le 5 décembre 1992, tel le phénix de ses cendres, The Valley Park renaît. La victoire 1-0 contre Portsmouth est annonciatrice de lendemains qui chantent. Et Charlton remonte la pente. Les supporters affluent toujours plus nombreux, dépassant le « Target 10 000 », objectif lancé par le club lors de la saison 1994-95 (l’affluence moyenne à la fin de cette saison sera de 10 211 spectateurs par match). The Valley s’aménage pour les accueillir mieux et en plus grand nombre. 20 000 en 1996, puis 33 000 en 1998 pour applaudir le retour dans l’élite de l’équipe emmenée depuis le milieu des années 90 par l’ex futur remplaçant de Sven-Goran Eriksson à la tête de la sélection nationale, Alan Curbishley. La capacité du stade est portée à 26 500 en 2002. Malgré toutes ces nouvelles places, The Valley ne désemplit pas, bien au contraire : 25 000 supporters de moyenne en 2003, année où le club annonce triomphalement que la capacité d’accueil de la vallée sera d’ici 2010 de 40 000 places.

Certes, le palmarès de Charlton, avec une FA Cup en 1947, est plutôt maigre. Mais le stade de ce club est un lieu saint du football anglais. Si « The Valley Park » était un temple, ce serait sans doute le Temple de Louxor en Egypte, lui aussi construit par le peuple, remanié, rebâti, agrandi, fortifié, défendu, glorifié, et plus que jamais... immortel.

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