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Stanley Cup
Stanley Cup
Richard N. - Article publié le samedi 4 novembre 2006
Le 2 mai 1953 se dispute l’une des plus étourdissantes finales de la FA Cup entre Bolton et Blackpool. Une rencontre que l’histoire a retenu sous le nom de "Matthews final".

Sept buts inscrits lors d’une finale de Cup, voilà qui n’est pas courant. Il faut en fait remonter au Blackburn-Wednesday de 1890, ponctué par un 6-1, pour les Rovers pour trouver trace d’un tel festival offensif. Mais si cette finale d’un autre temps semblait avoir été un cavalier seul, celle du 2 mai 1953 opposant Bolton à Blackpool fut autrement plus disputée. L’équipe de Bolton pensait bien tenir cette Cup, la quatrième de son histoire, en menant 3-1 à vingt-cinq minutes de la fin du match. Mais c’était compter sans la volonté d’un homme, Stanley Matthews, qui remonta presque à lui seul une situation bien compromise. Un exploit tel que cette rencontre porte pour l’éternité le nom de "Matthews’s Final".

La rencontre oppose donc Blackpool à Bolton, presque un derby du Lancashire, les deux villes n’étant distantes que d’une cinquantaine de kilomètres. Le match commence très vite : Après seulement soixante quinze secondes de jeu, Nat Lofthouse a déjà catapulté d’une frappe lointaine le ballon dans les filets de Blackpool. George Farm, le portier des Seasiders, trompé par le rebond de la frappe apparement anodine, ne semble d’ailleurs par exempt de tout reproche sur le coup. A la vingtième minute, Lofthouse a l’occasion de doubler la mise : Bien lancé par Moir, il voit sa frappe mourir sur le montant d’un Farm à nouveau battu. Dure entrée en matière pour Blackpool qui semble à ce moment là n’être pas entré dans le match...

Mais Stan Mortensen surgit à la 35ème minute, passe deux défenseurs et d’une frappe déviée, parvient à égaliser. Un répit de courte durée pour son équipe puisque Bolton reprend l’avantage avant la mi-temps par Willie Moir sur une nouvelle erreur de Farm. Décidemment peu inspiré, ce dernier sort pour attraper une ouverture aérienne de Robert Langton mais se fait devancer par Moir qui détourne légèrement la balle pour marquer le deuxième but. 2-1 pour les Wanderers à la pause et bientôt 3-1 peu avant l’heure de jeu lorsque Eric Bell, pourtant blessé, ajoute un troisième but pour son équipe. Plus grand ne croit alors aux chances des Tangerines. Certes Blackpool construit, combine bien mais manque d’efficacité devant le but adverse. Les Tangerines, à l’image de leur gardien de but, semblent déstabilisés par leur catastrophique entame de match.

Mais de leur coté, les Wanderers n’étaient pas au mieux non plus. Bolton jouait en effet avec seulement neuf joueurs valides, les blessures de Eric Bell et de Ralph Banks obligeant l’attaquant Harold Hassall à jouer en défense. Et si Farm s’était illustré par sa maladresse en première période, son homologue Stan Hanson se distingue lui aussi après l’heure de jeu, en relachant un centre de Matthews, qu’il semblait pourtant avoir capté. Il permet ainsi à Mortensen de conclure au ras du poteau une action quelque peu confuse.

Les Seasiders reviennent à une longueur et les vingt dernières minutes promettent d’être palpitantes. A maintes reprises, Matthews tourne son adversaire direct en bourrique. Dans cette fin de match ahurissante, chaque ballon dont s’empare le Sorcier du Dribble devient une occasion de but. Mais le tic-tac des horloges se fait de plus en plus pressant et lorsque à trois minutes de la fin du temps réglementaire le score était toujours en faveur de Bolton, toutes les prouesses de Matthews semblent insuffisantes. L’arbitre siffle un coup-franc bien plancé pour Blackpool, légèrement excentré sur la gauche, l’occasion de la dernière chance. Ce fut la bonne, puisque Mortensen réalise le triplé en envoyant d’une lourde frappe la balle se loger dans les filets d’un Hanson qui n’a pas esquissé le moindre geste. 3-3 à la dernière seconde, Blackpool n’allait pas en rester là. Dès la remise en jeu, la balle revient à nouveau dans les pieds de Stanley Matthews. Celui-ci déborde, déséquilibre son adversaire direct, et un genou à terre, adresse in extremis un centre en retrait, un véritable caviar à Perry qui ne se prive pas d’envoyer la balle aux fonds des filets. 4-3, explosion de joie parmi les joueurs de Blackpool, qui ont réussi un véritable exploit. Il y a des jours où la réalité dépasse la fiction pour fournir des fins idéales.

Pendant que Matthews monte recevoir des mains de la reine Elizabeth II sa médaille de vainqueur, il reçoit une ovation de tout Wembley comme rarement un joueur en a reçu. Même les joueurs de Bolton, pourtant abattus par cette injuste défaite, sont restés sur le terrain, tenant à féliciter le héros du jour.

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