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No more heroes
No more heroes
Richard N. - Article publié le jeudi 26 octobre 2006
Le 3 mai 1958, c’est une finale de FA Cup chargée d’émotion qui se disputa à Wembley. Trois mois seulement après la catastrophe de Munich, qui coûta la vie à plusieurs de ses joueurs, Manchester United était opposé aux Bolton Wanderers.

Cent mille spectateurs ont garni les tribunes de Wembley pour cette 77ème finale de la FA Cup. Habitué des lieux, Bolton dispute la septième finale de son histoire. Les Wanderers ont déjà conquis la Cup en trois occasions, mais la dernière remonte déjà à 1929. Ce 3 mai 1958, hormis les inconditionnels, tout le monde ou presque souhaite la victoire de l’adversaire, Manchester United. Trois mois seulement après le drame  [1], les survivants de Munich ont trouvé la force de se frayer un chemin jusqu’à la finale. Et s’il est un cadeau que Bobby Charlton et Harry Gregg souhaitent faire à l’entraîneur Matt Busby, c’est bien ce trophée inespéré au regard des circonstances.

Busby convalescent, c’est son adjoint Jimmy Murphy qui dirige l’équipe. Par la force des choses, celui-ci a pioché dans le vivier du club pour reconstruire une équipe, autour de Bobby Charlton, que le drame a subitement fait passer du statut de jeune prometteur à celui de leader. Par dérogation exceptionnelle de la League, United a pu engager deux joueurs : l’inter droit Ernie Taylor (Blackpool)  [2] et le milieu gauche Stan Crowther (Aston Villa) [3]. Forcément amoindri, United a terminé le championnat à la neuvième place, mais a fait de la Cup son nouvel objectif. Le 19 février, treize jours après Munich, United avait au cinquième tour de l’épreuve battu Sheffield Wednesday 3-0, une victoire qui avait rendu le sourire à Manchester.

Porté par une sorte de feu sacré, les joueurs de Jimmy Murphy sont donc en finale. Mais rapidement, on sent que la victoire souhaitée par tous ne pourra avoir lieu. Une finale de FA Cup laisse rarement de place aux sentiments. Dès la troisième minute, Nat Lofthouse ouvre le score pour Bolton. Les Wanderers dominent largement la rencontre. Battus cinq ans plus tôt par un Stanley Matthews en état de grâce [4], ils ne tiennent pas à passer une nouvelle fois à coté d’une victoire. L’équipe de Manchester se bat courageusement, mais elle est trop diminuée pour tenir tête à son adversaire. Bobby Charlton exhorte ses coéquipiers à forcer le destin. A la 53ème minute, il expédie un tir qui s’écrase sur la barre transversale. Il comprend sans doute à ce moment-là qu’il n’ira pas chercher cette Cup qu’il désirait tant. Deux minutes plus tard, Nat Lofthouse bouscule Harry Gregg et inscrit son deuxième but. Sa charge sur le gardien de Manchester semble irrégulière, mais bien que Gregg mette un certain temps à se relever, l’arbitre Mister Sherlock accorde le but. L’époque, l’endroit et les circonstances font que personne ne conteste la décision de l’homme en noir. Ce n’est que par la suite que cette action litigieuse alimentera les chroniques.

Nat Lofthouse, buteur et héros du match, reçoit la Cup des mains du Prince Philip d’Edimbourg. En bas, sur la pelouse, les joueurs en rouge ne peuvent masquer leur déception. Un homme est lentement descendu des tribunes pour les accompagner. S’appuyant sur une canne et tenu par le bras de son médecin. Matt Busby est venu consoler ses joueurs, leur faire comprendre qu’il était déjà beau d’être ici à Wembley pour une finale de FA Cup. Onze jours plus tard, United sera à Milan pour la demi-finale de la Coupe d’Europe. A Old Trafford, à l’aller, les hommes de Jimmy Murphy avaient arraché une victoire inespérée (2-1). Au retour, la défaite sera sans appel : 4-0.

[1] voir nos articles Die before I get old et Flowers of Manchester

[2] Ernie Taylor a disputé trois finales de FA Cup avec trois clubs différents : Newcastle 1951, Blackpool 1953 et Manchester United 1958.

[3] Stan Crowther ne restera que dix mois à United. Il rejoint Chelsea en décembre 1958

[4] voir notre article The wizard of dribble.

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