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Only losers take the bus
Only losers take the bus
Islero - Article publié le jeudi 23 mars 2006
Heart of Midlothian a dans son histoire conquis quatre titres de champion d’Ecosse. Mais son dernier date de 1960 et le club d’Edimbourg a depuis raté quelques occasions qui lui tendaient les mains.

Depuis la nuit des temps ou presque, le championnat d’Ecosse vit au rythme du duel Rangers-Celtic. Environ neuf titres sur dix ont été conquis par les deux monstres. Certains clubs ont toutefois pu se jeter sur les miettes. On fait l’impasse sur l’antique Queen’s Park Glasgow, dont la période de gloire se situe bien avant l’émergence du Old Firm. On citera plus volontiers les conquètes de Hibernian, Aberdeen, Heart of Midlothian, Kilmarnock et les deux clubs de Dundee qui a un moment ou à un autre, ont su profiter des coups de pompes simultanés des deux géants pour capter un peu de gloire.

De tous ces clubs s’en détache particulièrement un. Heart of Midlothian ne peut pas vraiment être considéré comme un éternel troisième, ni même comme le champion de la seconde liste. Le club d’Edimbourg a plutôt la particularité d’être un loser, un vrai, même pas magnifique, souvent poursuivi par la poisse, le manque de bol, la sorcière aux dents vertes, appelez çà comme vous voulez. Hearts a conquis son dernier titre en 1960. Depuis, les Jambos ont été incapables d’en conquérir d’autres, et ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué.

En 1964, Hearts-Kilmarnock est le match au sommet de la dernière journée du championnat. Les données sont claires : Le vainqueur sera sacré champion. Hearts a toutefois les cartes en main. Il joue à domicile, peut se contenter d’un match nul, et même d’une défaite par un but d’écart. Les Jambos dominent donc leur adversaire, tant dans les chiffres que sur le terrain. Pourtant Kilmarnock trouve, allez savoir comment, le moyen d’ouvrir le score, grâce à une tête de Dave Sneddon. Hearts est alors toujours champion, mais un champion assommé, vacillant, complexé. Juste avant la pause, Killie double son avantage grâce à Brian McIlroy. Il reste toutefois une mi-temps à jouer. Un but, un seul petit but aurait suffit aux Jambos pour conserver leur première place. Mais malgré un pilonnage de la cage de Bobby Ferguson, jamais ce but ne sera marqué. Hearts laisse le titre à Kilmarnock pour un maigre goal-average (1,87 contre 1,83).

Vingt-deux ans plus tard, en 1986, Heart of Midlothian a une nouvelle occasion de s’emparer du titre. Invaincus depuis le mois de septembre, les Jambos ont tenu la dragée haute face au retour du Celtic et sont même en mesure de réaliser un doublé Cup-Championat. Pour la dernière journée, le 3 mai, Hearts, leader avec deux points d’avance, se déplace au Dens Park pour y affronter une équipe de Dundee qui ne devrait pas lui poser de problème. Tandis qu’à Glasgow, le Celtic empile les buts devant Saint-Mirren, Dundee et Hearts se neutralisent dans un match nul bénéfique. C’est alors qu’en fin de rencontre, Tosh McKinlay, attaquant de Dundee cède sa place au dénommé Albert Kidd. Celui-ci n’a pas inscrit un seul but de la saison. Et bien devinez quoi : il va trouver le moyen d’en inscrire deux coup sur coup. Stupeur générale, Hearts s’incline 0-2 et le Celtic est sacré champion, presque sans s’y attendre. Une semaine plus tard, Hearts a l’occasion de prendre sa revanche en finale de la Scottish Cup. Mais quand rien ne va... Aberdeen s’impose 3-0.

Un autre titre aurait pu revenir aux Hearts en 1988. Le Celtic l’emporte avec dix points d’avance, mais le club qui fête alors son centenaire est doté d’une réussite insolente, que certains jugent suspecte. Du coté du Hearts, on crie volontiers au complot, avec l’appui de quelques statisticiens qui, en refaisant la saison sur papier, ont compté pas moins de six buts inscrits par les Bhoys dans les arrêts de jeu (on ne disait pas "temps additionnel" à l’époque). En ajoutant quelques penalties dont des témoins (pro-Rangers, certainement) contestent l’évidence, ils ne sont pas loin de penser que le ciel a favorisé les desseins du Celtic. Et contribué un peu plus à la légendaire malchance des Jambos.

Hearts-la-poisse a également cumulé les petits malheurs dans les différentes Cups. S’il a remporté la League Cup en 1963, combien de chemins se sont terminé au stade des demi-finales pour les Jambos. L’exemple le plus frappant date de 1987 où, après avoir éliminé le Celtic en quarts, Hearts trouve le moyen de s’incliner (2-1) contre une équipe de Saint-Mirren à sa portée. Il aura fallu attendre 1998 et une victoire en finale contre les Rangers pour que le club d’Edimbourg exorcise un peu ses vieux démons.

Cette saison 2005-2006, on a bien cru revoir Hearts au sommet. L’équipe de George Burley aligna victoires sur victoires et fit la nique aux grands de Glasgow. C’est alors que les têtes se mirent à flamber. Vladimir Romanov, le président lituanien du club, estima sans doute que l’entraîneur en place lui faisait trop d’ombre. Il l’éjecta, alors que l’équipe occupait la tête de la Scottish Premier League. Il n’en fallut pas plus pour laisser la voie au Celtic, lequel n’avait de surcroît pas de Rangers pour lui géner l’accès. Graham Rix, l’entraîneur qui remplaça Burley, n’a quand à lui tenu que cinq mois. Hearts of Midlothian, éternel perdant, trouvera toujours suffisamment de ressources pour se battre tout seul.

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