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Les années W.W.
Les années W.W.
Richard N. - Article publié le mercredi 31 mai 2006
Entre son bide de 1950 et son triomphe de 1966, l’Angleterre a disputé trois phases finales de Coupes du Monde avec le sélectionneur Walter Winterbottom. Trois tournois sans grande saveur, où les Anglais ont tout simplement appris à s’adapter au foot international.

Au milieu des années cinquante, le temps où l’Angleterre se prenait pour la meilleure équipe du Monde était déjà révolu. Même le sujet britannique le plus nombriliste avait admis que le royaume du football ne se limitait plus aux contours de la Grande Bretagne. Lors de la Coupe du monde au Brésil, l’équipe d’Angleterre avait subi la terrible humiliation de se faire battre par les Etats Unis, une équipe composée de bric et de broc. Trois ans plus tard, le 23 novembre 1953 exactement, dans un Wembley jusqu’alors invincible, cette même équipe d’Angleterre et son WM éculé sont brisés par le 4-2-4 magique d’une fabuleuse équipe de Hongrie. Le score, 6-3, est entré dans l’histoire. Le foot anglais a même été sérieusement mis plus bas que terre six mois plus tard à Budapest, lors du match revanche qui n’en fut pas un, puisque la Hongrie s’imposa 7-1. Bref, lorsqu’elle se rend en Suisse pour la Coupe du Monde 1954, c’est tout juste si la National Team anglaise n’est pas atteinte de complexes.

Depuis la fin de la guerre, l’Angleterre a confié la gestion de son équipe à un sélectionneur unique (jusqu’alors, l’équipe était composée par un comité). Ce coach, c’est Walter Winterbottom, un ancien joueur de Manchester United devenu un membre éminent de la Fédération Anglaise. Animée par une idée novatrice pour l’époque, la formation des joueurs, W.W. est à l’origine de la création des diplômes d’entraîneurs, de la mise en place des compétitions pour jeunes et de la rédaction de nombreux ouvrages techniques sur le foot. Un directeur technique fédéral avant l’heure à qui l’on a donc confié la sélection nationale.

Pour la Coupe du Monde en Suisse, Winterbottom a emmené Jimmy Dickinson, Tom Finney, Jimmy Mullen, le capitaine Billy Wright et le toujours jeune Stanley Matthews. Le 17 juin à Bâle, l’Angleterre affronte la Belgique dans une empoignade virile où elle inscrit quatre buts (Ivor Broadis et Nat Lofthouse, deux chacun), mais en encaisse autant, ce qui donne au final un ahurissant 4-4. Quelques jours plus tard à Berne, les Anglais sont confrontés à la Suisse, hôte de l’épreuve. Deux buts des deux attaquants de Wolverhampton, Dennis Wilshaw et Jimmy Mullen, permettent de s’imposer (2-0) et de terminer en tête du groupe, puisque, curiosité de cette cinquième édition, on ne dispute pas de troisième match au premier tour. En quarts de finale, à Bâle, les chevauchées de Stanley Matthews et les buts de Nat Lofthouse et Tom Finney ne suffiront pas à l’Angleterre pour s’imposer face aux tenants du titre, le solide Uruguay qui s’impose 4-2. L’Angleterre se console en pensant qu’elle a fait mieux que l’Ecosse, également présente en Suisse, qui a essuyé un terrible 7-0 contre l’Uruguay au premier tour. La Coupe du Monde 1954 aura enseigné aux Britanniques que leur kick’n’rush monocorde est désormais complètement dépassé par l’imagination des équipes du continent et la fantaisie de celles d’Amérique du Sud.

Quatre ans plus tard, la Coupe du Monde se déroule en Suède. Les quatre nations britanniques y sont présentes, et curieusement, ce sont celles dont on attend le moins qui font le meilleur parcours. Le Pays de Galles et l’Irlande du Nord vont jusqu’en quarts de finales, où elles s’inclinent respectivement face aux deux meilleures équipes du tournoi, le Brésil du tout jeune Pelé et une équipe de France en état de grâce. L’Ecosse a été sortie au premier tour, face à la France elle aussi. Quand à l’Angleterre, ce tournoi se déroule seulement quatre mois après la tragédie de Munich. Privée pour toujours de Duncan Edwards, Tommy Taylor et Roger Byrne, elle ne dispute évidemment pas le tournoi dans les meilleures dispositions. A Göteborg, le 8 juin, les Anglais sont menés 0-2 par l’U.R.S.S. et doivent rassembler toute leur énergie pour voir Derek Kevan puis Tom Finney tromper Lev Yachine et arracher le match nul (2-2). Trois jours plus tard à Göteborg, ils bousculent l’un des favoris, le Brésil, sans parvenir à marquer. Un 0-0 qui entre dans l’histoire pour être le premier de l’histoire de la Coupe du Monde. Le 15 juin face à l’Autriche, l’Angleterre ne peut faire mieux qu’un nouveau match nul (2-2, buts de Derek Kevan et Johnny Haynes). A égalité parfaite avec les Soviétiques, un match d’appui est nécessaire. Les coéquipiers du jeune Bobby Charlton, présent dans les vingt-deux mais qui ne jouera pas, s’inclinent (0-1) contre les champions olympiques en titre.

En 1962, Walter Winterbottom renouvelle son effectif et emmène aux cotés de Bobby Charlton des jeunes joueurs tels Roger Hunt, Bobby Moore et Jimmy Greaves. Après une défaite initiale devant la Hongrie (1-2), les Anglais s’imposent devant l’Argentine (3-1). Un match nul contre les Bulgares les qualifie pour les quarts de finale, où ils s’inclineront de nouveau face au tenant du titre, le Brésil de Garrincha.

L’Angleterre ne fait donc que passer en Coupe du Monde. L’orgueil des premières années a fait place à l’humilité du challenger. Mais la FA estime que cela doit en finir, car elle est l’hôte de l’épreuve en 1966. Le 21 novembre 1962, après une ultime victoire (4-0 contre le Pays de Galles), Walter Winterbottom, 59 ans dont seize au service de l’équipe nationale, cède son siège de sélectionneur à un jeune entraîneur issu d’Ipswich, Alf Ramsey.

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