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Je t’aime moi non plus
Je t’aime moi non plus
Richard N. - Article publié le mercredi 24 mai 2006
L’Angleterre et la Coupe du Monde est une histoire d’amour, de trahison, de compromis et de bouderies en tout genre. La première refusa d’abord les avances de la seconde, puis lorsqu’elle céda, elle fut souvent trompée, même humiliée. Le mariage en grandes pompes, un bel après-midi de juillet 1966, n’empêchera pas les petites vacheries en tout genre.

Les dirigeants de la FIFA pouvaient bien se mettre à genoux, le refus de la Grande Bretagne était irrévocable. La première Coupe du Monde de football se déroulera sans elle. Dans les années 1930, le football britannique se suffisait à lui-même. Ses championnats étaient d’un excellent niveau, ses stades pleins, et nul ne pouvait remettre en cause l’ambiance des tribunes et la qualité du jeu pratiqué. En somme, les sujets de Sa Majesté étaient les meilleurs footballeurs du monde et ne sentaient guère besoin de le prouver.

Le Britannique est d’une nature particulièrement méfiante envers tout ce qui vient d’Europe. Participer à une dénommée "Coupe du Monde de football", créée de surcroît par des Français, lui semblait incongru. Au début du siècle, déjà, il n’avait adhéré à la FIFA qu’un an après la constitution de celle-ci. Cinquante ans plus tard, ce seront les même raisons qui motiveront son refus d’autoriser le champion d’Angleterre à participer à la première édition de la Coupe d’Europe des Clubs.

Ce "Splendide Isolement" était pourtant, en 1930, discutable. Le temps oú les footballeurs d’outre-manche se déplaçaient en Europe pour y administrer des raclées était déjà révolu. Les meilleures formations du continent s’étaient organisées, professionnalisées, et savaient désormais résister aux assauts d’Albion. A défaut de victoires probantes, il y eut quelques rencontres oú les maîtres britanniques mordirent la poussière. A l’origine, l’équipe d’Angleterre qui sillonnait le continent n’était composé que de joueurs amateurs. Par la suite, l’Angleterre commença à envoyer ses professionnels. Puis elle refusa purement et simplement de jouer au-delà de son propre sol. Les matches internationaux, c’est bien joli, mais nos joueurs doivent se concentrer sur notre championnat !

Une autre particularité empêchait également la Grande Bretagne de participer aux premières éditions de la Coupe du Monde. Les statuts de la FIFA spécifiaient noir sur blanc qu’elle ne pouvait reconnaitre qu’une Fédération par pays, et donc une seule équipe nationale. Or, Albion en comptait quatre : l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. La FIFA ne l’ignorait pas, puisque l’Angleterre était inscrite depuis 1906, l’Ecosse et le Pays de Galles depuis 1910, et l’Irlande (devenue Irlande du Nord) depuis 1911. Ces équipes disputaient d’ailleurs annuellement une Coupe du Monde à elles : le Home Championship, sorte de tournoi des quatre nations version ballon rond. Le régionalisme viscéral des britanniques étant ce qu’il est, il était inimaginable de regrouper ces joueurs sous un même maillot... même si les meilleurs joueurs de Galles ou d’Ecosse faisaient déjà fortune dans les championnats anglais.

Lorsque la Grande Bretagne accepta enfin l’idée de participer à la Coupe du Monde, au lendemain de la Seconde Guerre, elle ne le fit pas sans exigences, et notamment celle de conserver le caractère régional de ses sélections. La FIFA espérait tant la présence des britanniques qu’elle n’osa pas refuser. Au mépris de ses propres textes, donc, elle inscrivit les quatre nations dans son registre. On peut penser que si Jersey ou l’ile de Man avaient demandé à être inscrites, la FIFA aurait accepté.

Pour la Coupe du Monde 1950, un groupe éliminatoire fut donc spécialement composé de l’Angleterre, de l’Ecosse, du Pays de Galles et de l’Irlande du Nord. Et c’est la première nommée qui décrocha la qualification. Le même système fut mis en place quatre ans plus tard pour la Coupe du Monde en Suisse, mais il fut abandonné ensuite. En 1958, les quatre sélections se qualifièrent pour le tournoi en Suède. Mais aucune d’elle ne remporta le trophée. Il fallut attendre juillet 1966 pour que les Anglais prouvent enfin qu’ils sont bien les meilleurs footballeurs du monde.

L’Angleterre aurait-elle attendu si longtemps si elle avait participé à la Coupe du Monde dès ses premières éditions ? Nous sommes trop jeunes pour donner un avis réellement fiable, mais il nous semble peu évident qu’une formation britannique aurait très largement dominé l’un de ces tournois d’avant-guerre. L’Uruguay et l’Italie, les premiers champions du monde, ou encore l’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Argentine et le Brésil, possédaient déjà un niveau susceptible de contrarier ceux qui se prétendaient les maîtres du football. Ces équipes avaient en outre l’avantage de s’être ouvertes au monde du foot plus tôt. Elle possédaient l’expérience des voyages contraignants et des matches internationaux en milieu hostile.

Mais on ne refait pas l’histoire. Une chose en tout cas n’a jamais changé : En 2006 comme en 1950, l’équipe d’Angleterre va débuter la Coupe du Monde avec une certitude, celle de remporter le tournoi.

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