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Blue sunshine
Blue sunshine
Richard N. - Article publié le vendredi 9 décembre 2005
Le 15 mai 1985 à Rotterdam, l’Europe du foot découvre qu’il existe un autre club à Liverpool. Celui-ci joue en bleu et s’appelle Everton. Champion d’Angleterre, il remporte en outre son premier trophée européen, la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes.

La domination des Reds de Liverpool sur le foot européen n’a que trop duré. En ce milieu des années 1980, les joueurs du Everton FC ont décidé de démontrer à l’Europe que le foot se joue aussi en bleu du coté de la Mersey. Depuis 1981, Howard Kendall dirige celui que l’on appelle à tort l’autre club de Liverpool. Méthodique et cartésien, Kendall impose un kick’n’rush moderne et athlétique et remet notamment au goût du jour les remises en touches envoyées au plus près de la cage adverse. Pourtant, après trois ans d’exercice, ils sont nombreux à Goodison Park à réclamer le renvoi de ce manager qui n’apporte pas les résultats promis. Une victoire en finale de la FA Cup face à Watford (2-0), le premier trophée d’Everton depuis quinze ans, donnera un sursis supplémentaire à Kendall. Un sursis providentiel.

Club sans gros moyens financiers, Everton aligne des joueurs issus de son sérail. Quand il recrute, c’est dans les divisions inférieures. Le gardien gallois Neville Southall vient du Bury FC et le milieu de terrain Peter Reid, pourtant natif de Liverpool, est issu de Bolton. Il récupère également des joueurs qui ne s’imposent pas chez les Reds, comme le demi gallois Kevin Sheedy. Au début de la saison 1984-85 sont venus s’ajouter le demi offensif Paul Bracewell, de Sunderland, et le gallois Pat van den Hauwe, arrière latéral de Birmingham. La seule vedette d’Everton, du moins le seul joueur dont la réputation va au-delà du périmètre britannique, est l’international écossais Andy Gray, un attaquant combatif et hargneux comme seule l’Ecosse semble capable d’en produire.

Six anglais, trois gallois et deux écossais composent donc l’équipe type d’Everton en cette saison 1984-85. Celle-ci s’installe tranquillement dans le haut du tableau pour atteindre le sommet et ne plus le lâcher. A partir de la trêve hivernale, les Blues s’offrent même une période de cinq mois sans connaître la moindre défaite, quelque soit l’épreuve. En Coupe des Coupes, le 4-4-2 solide de Kendall ne connaît pas de réelles difficultés face à des clubs de second plan : l’UC Dublin, l’Inter Bratislava et le Fortuna Sittard. L’adversaire des demi-finales est d’un autre calibre : le Bayern Munich. Après un 0-0 en Bavière, les Toffees réalisent un match retour éblouissant. Menés 0-1 à la pause, ils renversent la vapeur pour s’imposer 3-1, buts de Graeme Sharp, Andy Gray et Trevor Steven. Qualifiés pour la finale de la C2, Everton assure son titre dès la quarante-et-unième journée de championnat. Une victoire (2-0) contre Queen’s Park Rangers lui permet de devancer définitivement son voisin rouge de treize points.

La finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupes à lieu à Rotterdam le 15 mai 1985. Face aux Blues, le Rapid Vienne ne semble pas en mesure de faire le poids. Avec pour vedettes l’attaquant Hans Krankl et le Tchécoslovaque Antonin Panenka, le club autrichien donne même la sensation d’avoir une génération de retard. La rencontre se résume ainsi à telle domination des joueurs d’Everton que certains trouvent "dommage qu’on n’utilise qu’une moitié de terrain pour une finale de Coupe d’Europe". Les valses viennoises semblent bien surranées face à l’énergique blues du Everton Band. Pourtant, les Evertonians devront attendre l’heure de jeu pour concrétiser leur domination. Graeme Sharp profite d’une mésentente dans la défense autrichienne pour s’emparer du ballon et offrir le premier but à Andy Gray. Un quart d’heure plus tard, Trevor Steven reprend un corner de Sheedy et double la mise. On pense qu’après une heure de harcèlement, les autrichiens vont encaisser un carton. Mais Everton lève le pied, et se relâche même un peu trop, à tel point que Hans Krankl, à cinq minutes de la fin, parvient à réduire l’écart. Mais ce but paraît si miraculeux qu’il ne génère aucun suspens. D’ailleurs, à peine réengagé, Everton ajoute aussitôt un troisième but par Sheedy.

Le premier titre européen des Toffees est fêté comme il se doit dans les rues de Liverpool, mais les hommes de Howard Kendall ne font pas d’excès. Il reste un troisième trophée à conquérir dès le samedi suivant : la FA Cup, dont ils sont les tenants. Malheureusement, le Manchester United de Robby Robson et Norman Whiteside se montrera plus fort à Wembley (1-0) et privera Everton d’un fabuleux triplé. Everton deviendra l’une des plus belles équipes de la fin des années 1980. Il rivalisera avec son voisin d’Anfield dans des derbies haut de gamme. Malheureusement, le reste de l’Europe n’en saura rien. A la suite du drame du Heysel, quinze jours après la finale de Rotterdam, l’UEFA mettra les clubs anglais au ban. Cinq longues années pendant lesquelles Everton remportera un nouveau titre (1987) et disputera deux nouvelles finales de Cup (1986 et 1989, les deux fois perdues contre Liverpool). Lorsque les clubs anglais seront autorisés à réintégrer l’Europe, en 1990, Everton aura déjà perdu de sa superbe.

Everton 1985 : Southall - Stevens ; Ratcliffe ; Mountfield ; Van den Hauwe - Steven ; Reid ; Bracewell ; Sheedy - Gray ; Sharp.

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