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Happy when it rains
Happy when it rains
Islero - Article publié le vendredi 2 décembre 2005
Le 11 mai 1983, sous la pluie de Göteborg, le Real Madrid prend l’eau de toutes parts face à Aberdeen. Il faudra toutefois attendre les prolongations pour voir les Dons d’Alex Ferguson s’imposer et remporter la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes.

Pour mon anniversaire, je m’étais fais un petit cadeau en allant voir la finale de la défunte C2 en Suède... Facile car j’habitais en Ecosse et la Suède, c’est plus ou moins en face ! Elle opposait Aberdeen au Real Madrid le 11 mai de cette année 1983. Pour une fois, le dernier club écossais en lice n’était ni le Celtic, ni les Rangers, mais la redoutable équipe d’Aberdeen qui avait sorti le Bayern à l’issue d’un match héroïque en quarts de finale, puis Waterschei dans une demi-finale à sens unique.

L’entraîneur avait pour nom Alex Ferguson. Avec humour, il avait prédit que cette finale serait "une grande victoire britannique ou bien une grande défaite écossaise". L’affaire se présentait bien pour les Dons, un temps quasi-écossais à Göteborg avec un déluge permanent et les tribunes du stade Ullevi étaient remplies presque exclusivement de supporters écossais qui avaient fait le déplacement.

Aberdeen avait de quoi croire à ses chances. Le futur Sir Alex avait à sa disposition des joueurs qui jouaient ensemble depuis pas mal de temps. Derrière un gardien pas encore atteint de maladresse chronique (Jim Leighton), deux arrières d’ailes qui assuraient le minimum (Tarzan Doug Rougvie et l’expérimenté John McMaster) et le duo central McLeish-Miller compensait son manque de vitesse par une grande complémentarité. Le milieu était très solide avec deux jeunes joueurs prometteurs : Neale Cooper et Neil Simpson, aux cotés de l’international rouquin Gordon Strachan et du dribbleur coté gauche Peter Weir. Devant, Mark McGhee et Eric Black enfilaient les buts à tous les niveaux. Le petit plus, c’était le remplaçant lucky John Hewitt. Autre grande force d’Aberdeen, Alex Ferguson avait mis au point un petit numéro avec ses joueurs qui faisait merveille en Ecosse où régnait toujours la suspiscion (selon ses propres dires, les arbitres avantageaient toujours le Celtic ou les Rangers, mettant à l’écart les autres clubs ... il devait en connaître un rayon, ayant joué aux Rangers). A chaque décision un peu litigieuse de l’arbitre, trois joueurs se précipitaient autour de l’homme en noir pour l’intimider. Pour éviter un trop grand nombre de cartons, le machiavélique Ferguson avait organisé des roulements parmi ses joueurs pour intimider l’arbitre. Cette singulière pratique était mise au point pendant des séances spéciales à l’entraînement. Quand il prendra Manchester United en main, Alex Ferguson fera exactement de même, les Red Devils étant désormais connus à travers l’Angleterre comme les rois de la contestation arbitrale tout azimut !

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Pas vraiment besoin de ces ficelles cauteleuses pendant ce match car Aberdeen était la meilleure équipe et d’assez loin. Eric Black va rapidement ouvrir le score à la suite d’une bonne action collective. Peut-être trop confiants, les écossais vont alors se faire piéger défensivement, le Real obtenant un penalty logique transformé par Juanito. La suite du match, je m’en rappelle comme une longue domination des rouges qui ne parvenaient cependant pas à marquer. Peter Weir avait beau dribbler au point de rendre fou l’expérimenté Camacho en seconde période (l’entraîneur du Real le fit remplacer par un autre joueur tellement il avait du mal), ses centres ne trouvaient jamais preneur. Frustré, Ferguson remplaça un Eric Black finalement assez décevant par le remplaçant porte-bonheur. Pas assez tôt pour gagner avant les prolongations, mais à la 117eme minute, sur une énième action de Weir, Mark McGhee parvenait à centrer pour la tête de... lucky John Hewitt qui mettait la balle au fond.

Sous des trombes d’eau, Aberdeen devenait la troisième équipe écossaise à inscrire son nom à une coupe d’Europe. Willie Miller, le capitaine moustachu ramena le trophée dans la cité de granite et Ferguson resta pendant deux années encore à Pittodrie et emporta tout ce qu’il y avait à remporter en Ecosse. Mais déjà sa réputation le précédait en Angleterre et il cherchait un club qui pourrait étancher sa soif de succès à un niveau supérieur. C’est en 1986 qu’un club anglais embauchera ce manager d’exception formé à la rude école écossaise : Manchester United.

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