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This is not a love song
This is not a love song
Islero - Article publié le vendredi 18 novembre 2005
Le Old Firm, qui oppose (au moins) quatre fois par an le Celtic aux Glasgow Rangers, engendre généralement peu de poésie. Comme par exemple ce duel du 17 octobre 1987 à Ibrox, où le score final, une fois de plus, ne fut qu’anecdote.

1987-88. Les Rangers fortement anglicisés de l’entraîneur-joueur Graeme Souness venaient de remporter un titre qui les fuyait depuis longtemps. D’un autre coté, c’était la saison du centenaire du Celtic et il était hors de question de laisser le titre à qui que ce soit. Le club avait pour l’occasion sorti un maillot spécial avec la croix celtique originelle sur le cœur, symbole irlandais entre tous.

Mais le 17 octobre, c’était Heart of Midlothian qui pointait en tête du championnat, avant le deuxième des quatre Auld Firms de la saison. Le premier avait été remporté fin août par le Celtic dans une ambiance détestable, avec un joli bouquet de cartons jaunes, et un rouge à Souness à la suite d’un tacle plus que limite sur le buteur du match, Billy Stark. Le retour à Ibrox s’annonçait chaud et il fut bien plus que ça, ces quatre-vingt-dix minutes restant dans l’histoire comme parmi les plus violentes de ce derby généralement très peu peace and love.

Souness, sous le coup d’une énième suspension ne pouvant pas disputer ce match, composa une équipe de guerriers derrière (une charnière centrale Roberts-Butcher pleine de poésie), deux milieux de terrain défensifs (Derek Ferguson qui passa son temps à distribuer des coups pendant le match), et pour finir un avant-centre bulldozer (Mark Falco, peu réputé pour sa finesse). Seuls Trevor Francis (qui ne touchera pas un ballon du match ou presque), le jeune Iain Durrant (tout prometteur et pas encore estropié par Neil Simpson) et le toujours redoutable Ally McCoist ajoutaient un peu de fantaisie dans un jeu hyper-physique.

Pour Billy McNeill, du grand classique avec une défense elle aussi assez rude (McCarthy-Aitken valait bien la charnière d’en face), mais à part le récupérateur Peter Grant, le reste de l’équipe des Bhoys garantissait un jeu plus agréable et léché avec un Paul McStay à la baguette et la redoutable paire d’attaquants Frank McAvennie-Andy Walker.

Pour corser un peu le match, les jours précédents avaient été parsemés de déclarations très politisées des dirigeants des deux clubs. Les Rangers se targuaient de la "pureté confessionnelle" du club. ils avaient signé Avi Cohen, seul non-protestant de l’effectif, pour le fait de dire que le club de Govan ne pratiquait pas de discrimination. Le Celtic, lui, rappelait à tout bout de champ son "Irlandité", ce qui est toujours de très bon goût dans la Grande-Bretagne thatchérienne de l’époque... Bonne ambiance garantie à Ibrox entre supporters s’échangeant tout le catalogue de chansons dites "sectaires" ou bien à sens caché comme "The Fields of Athenry".

Le match maintenant. La première mi-temps sera une démonstration des verts et blancs. Le jeu vif et construit autour de McStay amenant deux buts signés par Andy Walker, servi par Tommy Burns, et un own goal du pauvre Terry Butcher, pressé par Frank McAvennie. Le nombre des avertissements en était déjà à cinq après quarante-cinq minutes, les joueurs au maillot bleu n’appréciant que peu la tournure du match, en comptaient quatre.

Etre mené 2-0 à la maison par le rival honni demandait un changement de stratégie immédiat. Souness ne chercha pas la subtilité. Il remplaça Mark Falco par un défenseur, Avi Cohen, le pauvre Trevor Francis par le regretté Davie Cooper, un merveilleux ailier, et finalement monta Richard Gough au poste d’avant-centre en misant sur son jeu de tête. Le jeu des Rangers en fut beaucoup plus simple, il n’y avait qu’à servir Cooper, qui abreuvait son attaque de bons centres. Les deux remplaçants du Celtic furent positionnés sur l’aile pour empêcher Magic Davie de centrer mais en vain. McCoist toujours bien placé réduisait le score sur une déviation de Gough tôt en seconde période.

Le reste du match échappa au rationnel avec un nombre de cartons jaunes qui dépassait la dizaine jusqu’à l’incident qui fit dégénérer cette partie. Frank McAvennie chargea brutalement Graham Roberts : Carton jaune pour l’attaquant du Celtic, qui sauta à la gorge de Terry Butcher pour probablement l’étrangler (difficile à faire car Butcher mesure une tête de plus et pèse 15 kilos supplémentaires), début de bagarre générale avec intervention crampons en avant du gardien Chris Woods.

Lorsqu’un semblant d’ordre réapparut après quelques minutes, l’arbitre expulsa McAvennie, Butcher et Woods et en profita pour avertir quatre autres joueurs en étant à deux doigts d’en expulser encore d’autres. Tard dans le match, Richard Gough va égaliser de la tête sur un centre de Cooper dans l’hystérie collective. Graham Roberts, promu gardien après l’expulsion de Woods, passera le plus clair de son temps à battre le rythme des chansons sectaires chantées par les supporters des Rangers, on l’appelle toujours the Conductor (le chef d’orchestre) dans la partie bleue de Glasgow. Le restant des joueurs continuant allègrement de s’agresser jusqu’au sifflet final, comptant sur la mansuétude de l’arbitre lequel choisissait précautionneusement les joueurs qu’il avertissait pour ne pas expulser tout le monde. A la fin de la partie, seuls six joueurs sur les 26 qui auront disputé le match n’auront ni jaune ni rouge !

Bilan final : deux partout, trois rouges (Ferguson et Grant recevront un rouge après le coup de sifflet dans la confusion absolue portant le total à cinq), une quinzaine de jaunes, des émeutes autour du stade et... quatre joueurs au poste de police pour le délit de breach of peace. La légende dit que McAvennie est rapidement sorti par une porte dérobée et que les trois anglais interpellés (Roberts, Woods et Butcher) ont passé la nuit dans une cellule car le commissaire en service était supporter du Celtic.

Le Celtic gagnera le championnat comme prévu grâce à une invraisemblable série de buts marqués dans des arrêts de jeu et aussi quelques pénalties généreux. Mais il était écrit qu’en cette année de centenaire, le Celtic devait être champion. Même si les Rangers allaient aligner neuf titres de suite dans les années qui suivirent.

Rangers : Woods ; Gough, Phillips, Roberts, D.Ferguson, Butcher, Francis (Cooper), Falco (Cohen), McCoist, Durrant, McGregor.
Celtic : McKnight ; Morris, Whyte (Morris), Aitken, McCarthy, Grant, McStay, McAvennie, Walker, Burns (Archdeacon).

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