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And David Seaman won’t be very happy about that
And David Seaman won’t be very happy about that
Richard N. - Article publié le mardi 10 mai 2005
Le 10 mai 1995 au Parc des Princes, David Seaman, gardien d’Arsenal, encaisse un drôle de but tombé du ciel. Une gaffe de dernière minute qui fait perdre aux Gunners la finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupes.

Ce n’est pas que le match soit vraiment ennuyeux, mais il s’étire quand même un peu en longueur. Les prolongations, d’une manière générale, ne servent plus à grand chose, surtout en fin de saison où les joueurs ont les jambes lourdes. Cet Arsenal-Saragosse du 10 mai 1995, au Parc des Princes, n’échappe pas à la règle. On dispute la finale de la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes. Vous vous souvenez ? Cette épreuve de Coupe d’Europe, aujourd’hui disparue, exclusivement réservée aux clubs qui avaient remporté la saison précédente la Coupe de leur pays. Un trophée farouche qu’aucun club n’est parvenu à garder plus d’une année.

Ce 10 mai 1995 donc, Arsenal est le tenant de cette Coupe des Coupes. Les Gunners l’ont acquise à Copenhague un an plus tôt aux dépens de Parme. Bien décidés à garder leur bien, les hommes de Steward Houston se sont frayés un chemin vers la finale de Paris, où ils sont opposés au Real Saragosse. Un match plaisant (puisqu’on l’a regardé jusqu’au bout), au cours duquel le club espagnol ouvre le score grâce à Marco Esnaider, auteur d’une splendide frappe du pied gauche en pivot. A un quart d’heure de la fin, les Gunners égalisent par Hartson, l’incorrigible Ian Wright s’offrant à l’occasion le toupet de faire croire qu’il est l’auteur du but.

La prolongation, donc s’éternise. Les deux équipes jettent ce qui leur reste de forces dans la bataille, mais tout semble stérile. Au fur et à mesure qu’approche l’ultime minute, les quarante mille spectateurs du Parc se résignent à vivre la séance des tirs aux buts. Un truc qu’on n’aime pas trop, en France, mais qu’Arsenal ne craint guère. Dans sa cage, David Seaman s’est bâti une petite réputation d’homme-qui-arrête-les-penos. En demi-finale contre la Sampdoria de Gènes, il a stoppé trois tirs aux buts.

On approche du coup de sifflet final. Tony Adams vient de perdre le ballon au milieu du terrain, et celui-ci est dans les pieds de Mohammed Nayim. Le milieu de Saragosse (ancien joueur de Tottenham Hotspur, soit dit en passant), lève la tête, cherche son attaquant Esnaider. Mais celui-ci lui parait hors-jeu. Il voit également que David Seaman s’est légèrement avancé pour anticiper une éventuelle passe en profondeur. Très pro, Seaman. Ne sachant trop quoi faire du ballon, Nayim tente alors sa chance. De quarante mètres. Comme çà.

Le ballon s’envole dans la nuit parisienne. David Seaman le suit des yeux, sans s’inquiéter outre mesure. Il recule de quelques pas, mais il est persuadé que ce ballon va partir au-dessus. A moins que... David Seaman se dit qu’il y a peut-être danger. Imperceptiblement, le ballon perd de l’altitude et semble bien piquer vers la cage. David Seaman recule encore de quelques pas. C’est décidé, il va se positionner sur la ligne et attendre. On ne sait jamais...

Cette fois c’est sûr, la trajectoire du ballon va se terminer juste sous la barre transversale. David Seaman en est conscient. Il est surtout conscient qu’il n’a peut-être pas pris la menace suffisamment au sérieux. Le ballon est arrivé plus vite que prévu. La panique gagne David Seaman. La solution d’urgence s’impose : Une claquette pour faire passer la balle au-dessus de la barre. Mais au moment d’appliquer son geste, ne voilà-t-il pas que David Seaman trébuche... Sa main droite touche bien le ballon, mais ne dévie pas sa trajectoire. Au contraire, dans sa chute, David Seaman ne fait qu’accompagner la balle dans ses filets...

C’est l’un des buts les plus étonnants de l’histoire du foot. Mohammed Nayim, son auteur, n’y croit lui-même pas vraiment. Quand à David Seaman, il reste longtemps allongé au fond de ses filets, à mâcher son chewing gum, à essayer de comprendre...

Longtemps ce but hantera les nuits du gardien des Gunners. Celui-ci aura bien l’occasion de se rattraper par la suite, tant avec les Gunners qu’avec la sélection anglaise. Un penalty détourné durant le Angleterre-Ecosse de l’Euro 1996 en fera même un héros. Mais en 2002, lors d’un quart de finale de Coupe du Monde, l’histoire se répètera pour le malheureux David Seaman. Le Brésilien Ronaldinho tentera un coup franc de quarante mètres. Une frappe similaire à celle de Nayim, un danger de but dont le gardien anglais ne prendra conscience qu’au dernier moment. Quelques pas de recul, une tentative de déviation désespérée et un ballon qui meurt dans les filets. Fin d’une carrière...

"And David Seaman won’t be very happy about that" est le titre de l’unique morceau du groupe The Lillies, un groupe monté de toute pièce autour de Simon Raymonde (Cocteau Twins), avec Kevin McKillop et Russell Yates (Moose), Miki Berenyi et Chris Acland (Lush), tous fans... de Tottenham Hotspur. Ce morceau (qui n’est pas lié à l’événement que nous vous contons ci-dessus) fut édité le 24 septembre 1991 sur un flexi accompagnant le fanzine The Spur. C’est devenu, of course, un collector...

History

The rise and fall of West Ham
Ten years after
Die before I get old...
Three Lions ("Football’s coming home...")
Et ça dure depuis un siècle...
Mouettes et sardines, dix ans déjà...
Arsenal-MU, victoire de Sunderland
God Save Brooking
And Smith must score...
Merseyside derby at Wembley
La fête gâchée de Paul Gascoigne
Soixante-sept, année Celtic
M.U aux larmes
Onze garçons dans le vent
Kenny king of Wembley
A Forest
Clough vs K.K.
Paisley Parc
Viva Villa
Veni Vidi Vici
Le miracle de Barcelone
Dick, Kerr ladies soccer team
Forever Blowing Bubbles
And David Seaman won’t be very happy about that
Porazka à Wembley
Death penalty à Bramall Lane
The Boxing day Massacre
Don’t cry for me
Les fantômes de Cathkin Park
This is not a love song
Happy when it rains
Blue sunshine
Wanderers, pour l’Histoire
Du parmesan sous la poudre
La revanche de Mark Hugues
Je t’aime moi non plus
Les années W.W.
Le but de la centième minute
Touched by the hand of God
Only losers take the bus
I’m only the piano player
Les Invincibles de Preston
Naissance d’un Beatle
Tango, whisky & Sco
Canto or not Canto ?
No more heroes
Stanley Cup
Peace in the Valley
Symphonie magyare dans un jardin anglais
La Cup à Canto
It must have been love
Red is Dead
Shame on the Tweed
La revanche des bannis
Sweet Six Weeks
Supercaley go ballistic
Floodlight Wolves

Wembley, le temple du souvenir
Summers in the City
To Wish Impossible Things
Thick as Thieves
Ram Power
Everybody Wants To Be A Cat
In The Army Now
The Big Sky
Coffee and Tea
The Great Scottish Invasion
Un printemps à Paris
Frankie goes to Hollywood
From Dusk Till Dawn
Germans always win ?
True Blue
Always the sun
Green night in Spain