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Forever Blowing Bubbles
Forever Blowing Bubbles
Yann Rush - Article publié le jeudi 21 juillet 2005
Que serait un match britannique sans ses chants ? Depuis près de 90 ans résonne à l’Est de Londres un chant devenu incontournable. Celui-ci, intitulé Forever Blowing Bubbles, est associé à tout jamais à West Ham United.

Les supporters de tous les clubs ont adopté une chanson, plus souvent un chant, correspondant le plus souvent aux valeurs de l’équipe soutenue. Nombreux sont les chants actuels reprenant seulement une partie du nom de l’équipe comme "United" ou "City." Ceux-ci sont d’ailleurs partagés par plusieurs équipes. D’autres équipes, en revanche, sont associées à jamais à un chant particulier. C’est le cas de Liverpool, et du fameux You’ll Never Walk Alone, popularisé par Gerry et les Pacemakers. A Sunderland, The Blaydon Races accompagne le club depuis des décennies.

C’est le cas également à West Ham, où deux chants se relaient les jours de match. Les origines de Up the Hammers et Come on you Irons remontent à la création du club, appelée alors Thames Iron Works FC et dont les employés étaient les premiers joueurs. A côté de ces deux chants particuliers, les fans des Hammers possèdent un hymne, unique à leur club, intitulé Forever Blowing Bubbles. Si l’on peut dater avec assez de précision l’apparition des deux premiers chants, celle de "Forever" est beaucoup plus floue.

Dans les Seventies, Jack Hellar, historien du club, se mit en tête de découvrir l’histoire de cette chanson et comment celle-ci était un jour arrivée à Upton Park. Ses recherches l’amenèrent à considérer un certain James Brockman comme le compositeur de cette chanson. Cependant, en 96, lors d’une brocante, Alan Jacobs, collectionneur avisé de tout ce qui touche à West Ham acheta les partitions originales et la preuve était ainsi faite que Brockman, bien qu’il ne fut pas le compositeur, était en effet lié à cette chanson.

Celle-ci a été composée en 1919 par Jaan Kenbrovin et John William Kellette. La chanson fit un tabac outre-atlantique et s’imposa également en Grande-Bretagne, popularisée entre autre par Miss Dorothy Ward dans de nombreux music-halls du pays. Si l’on en croit la partition originale, Kendis-Brockman Music Co. Inc. possédait les droits de la chanson. Si Brockman n’était donc pas le compositeur de la chanson, il en était son premier propriétaire.

Contrairement à la croyance populaire, Forever Blowing Bubbles ne fut pas chanté pour la première fois par les fans des Hammers à Wembley en 1923, pour la première finale de FA Cup dans ce stade flambant neuf. Le chant allait apparaitre régulièrement au milieu des années 20 au Boleyn Ground. Sa première apparition est d’ailleurs assez inhabituelle.

A l’époque, le football scolaire était très populaire. Il n’était pas rare de voir un millier de personnes autour du terrain. Les matchs avaient lieu le samedi matin, entre les différentes écoles du quartier de West Ham. Ces équipes se rencontraient alors sous formule championnat, et des play-offs se déroulaient en fin de saison. Un des champions, Park School, était capable d’aligner 8 équipes dans différentes catégories d’âge. Le proviseur, Cornelius Beal, outre le fait qu’il était un grand fan de football était également passionné par la musique, tellement passionné qu’il avait écrit des paroles sur l’air de Forever Blowing Bubbles en hommage à chaque joueur de l’équipe. Si celui-ci faisait un bon match, le chant à son honneur était donc repris en choeur par les spectateurs présents. Il est en quelque sorte le précurseur des chants multiples venus des Terraces par la suite.

Dans l’équipe se trouvait alors un joueur appelé Billy ’Bubbles’ Murray pour sa ressemblance avec le garçon de la peinture célèbre de Millais intitulée... Bubbles. Murray était un très bon joueur, qui apparaitra même par la suite avec l’équipe première, en compagnie d’anciens coéquipiers venus également des équipes de jeunes tel Jim Barret ou Syd Puddefoot, légendes hammeriennes parmi d’autres en cette période d’après-guerre. Ces trois joueurs étaient, entre autre, sur le Boleyn Ground lors d’une rencontre face aux Reds de Liverpool en 1921. Parmi les 30.000 spectateurs ce soir-là, le Duc de York, futur Roi, avait pu voir la victoire 3-2 des Reds acquise en fin de match. Les chants de Cornelius Beal étaient souvent repris à chaque fois que Bubbles Murray et ses coéquipiers étaient sur le terrain. Si la chanson disparut progressivement du bord des terrains scolaires, l’air était dans toutes les têtes des fans des Hammers, et n’allait jamais les quitter.

Autre anecdote : un groupe avait été engagé par le West Ham United Football Club pour jouer 20 minutes avant les matchs et 10 minutes lors de la mi-temps. La chanson Bubbles allait vite devenir la préférée du public. Quand celle-ci était malencontreusement oubliée, le public la chantait quand même. La chanson était jouée par la suite avant chaque coup d’envoi.

En 2002, il y eut des spéculations comme quoi Forever avait été chantée pour la première fois par des supporters de Swansea Town lors d’un replay de la Cup en 1920-1921. Cette théorie est assez probable. David Farmer, dans son Histoire de Swansea Town FC narre que Bubbles était chanté à chaque match entre 1920 et 1926.

Si l’on hésite donc sur l’origine réelle de cette chanson, une chose est cependant certaine, c’est l’ampleur qu’allait prendre Forever... dans et autour du Boleyn Ground depuis 1920, notamment grâce aux fans situés à l’emplacement actuel de l’East Stand. La tradition était déjà fortement établie au moment de la coupure en 1940 et reprit de plus belle ensuite, atteignant la première place du hit parade de Wembley en 1964 face à Preston North End. Ce succès allait vite s’étendre en Europe, en même temps que West Ham alignait les victoires en Coupe des Coupes cette saison là. Un an après la victoire en Cup, c’est la Coupe d’Europe que Wembley donna aux Hammers. Puis la saison suivante, ce fut la Coupe Jules Rimet, toujours sous l’air de Forever... que Wembley offrait aux héros Bobby Moore, Geoff Hurst et Martin Peters, buteurs et capitaines de cette finale, alors joueurs de West Ham.

Aujourd’hui, 90 ans après son adoption, Forever Blowing Bubbles est plus que jamais associé à West Ham, et accompagne ses fans lors de célébrations les plus diverses. Il a été dit que les paroles étaient trop sentimentales pour le 21ème Siècle, mais la tradition étant plus forte que tout, aucun fan n’imagine aujourd’hui West Ham sans son hymne de toujours.

History

The rise and fall of West Ham
Ten years after
Die before I get old...
Three Lions ("Football’s coming home...")
Et ça dure depuis un siècle...
Mouettes et sardines, dix ans déjà...
Arsenal-MU, victoire de Sunderland
God Save Brooking
And Smith must score...
Merseyside derby at Wembley
La fête gâchée de Paul Gascoigne
Soixante-sept, année Celtic
M.U aux larmes
Onze garçons dans le vent
Kenny king of Wembley
A Forest
Clough vs K.K.
Paisley Parc
Viva Villa
Veni Vidi Vici
Le miracle de Barcelone
Dick, Kerr ladies soccer team
Forever Blowing Bubbles
And David Seaman won’t be very happy about that
Porazka à Wembley
Death penalty à Bramall Lane
The Boxing day Massacre
Don’t cry for me
Les fantômes de Cathkin Park
This is not a love song
Happy when it rains
Blue sunshine
Wanderers, pour l’Histoire
Du parmesan sous la poudre
La revanche de Mark Hugues
Je t’aime moi non plus
Les années W.W.
Le but de la centième minute
Touched by the hand of God
Only losers take the bus
I’m only the piano player
Les Invincibles de Preston
Naissance d’un Beatle
Tango, whisky & Sco
Canto or not Canto ?
No more heroes
Stanley Cup
Peace in the Valley
Symphonie magyare dans un jardin anglais
La Cup à Canto
It must have been love
Red is Dead
Shame on the Tweed
La revanche des bannis
Sweet Six Weeks
Supercaley go ballistic
Floodlight Wolves
Supersub strikes again !
Wembley, le temple du souvenir
Summers in the City
To Wish Impossible Things
Thick as Thieves
Ram Power
Everybody Wants To Be A Cat
In The Army Now
The Big Sky
Coffee and Tea
The Great Scottish Invasion
Un printemps à Paris
Frankie goes to Hollywood
From Dusk Till Dawn
Germans always win ?
True Blue
Always the sun
Green night in Spain