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Le miracle de Barcelone
Le miracle de Barcelone
Richard N. - Article publié le lundi 23 mai 2005
Le 29 mai 1999, Manchester United renoue avec l’Europe en remportant à Barcelone la finale de la Ligue des Champions. Au terme d’un final renversant qui donne encore des cauchemars aux supporters du Bayern.

Signe des temps, les finalistes de la Champion’s League 1998-99 sont deux des clubs financièrement les plus puissants d’Europe. Autre détail d’importance, aucun des deux ne fut sacré champion de son pays la saison précédente. Il faut dire que bien des choses ont changé depuis 1985, depuis la dernière apparition d’un club anglais en finale de C1. Au début des années 1990, les épreuves européennes ont subi une importante mutation. On ne parle plus vraiment de Coupe d’Europe mais bien de Champion’s League. On ne parle plus vraiment de foot mais bien de fric.

Ce sont donc Manchester United et le Bayern Munich, cinquième finale de C1 entre anglais et germains, qui s’affrontent au Camp Nou de Barcelone. Les deux équipes se sont déjà croisées en début de saison, lors du premier tour disputé par poules. Elles se sont à chaque fois séparées sur un score nul (2-2 à Munich, 1-1 à Old Trafford) ce qui a permit de se débarrasser d’un troisième mastodonte du même groupe, le FC Barcelone. Par la suite, United a écarté de sa route deux clubs italiens, l’Inter Milan en quarts de finale, puis en demi, la Juventus, grand favori de l’édition, après un match retour d’anthologie au Stadio Dell Alpi [1].

Cette finale du 29 mai 1999 aurait pu s’arrêter dès la sixième minute. Le Bayern obtient un coup franc aux abords de la surface, suite à une faute de Johnson sur Jancker. D’une frappe puissante, Mario Basler laisse Peter Schmeichel sans réaction. Le club allemand mène au score et décide de "laisser venir". Toute la rencontre ne sera en fait qu’une démonstration de force, de maîtrise et de sérénité du Bayern. C’est un mauvais soir pour Manchester United. Paul Scholes et Roy Keane absents, David Beckham joue plus en retrait que d’habitude. Le Spice Boy s’épuise à aller chercher des ballons près de ses défenseurs. On se dit que Sir Alex Ferguson a fait une erreur de choix tactique.

Il ne fait aucun doute que le Bayern va remporter cette rencontre, qu’elle maîtrise de bout en bout. On se demande même comment il ne parvient pas à accentuer son avantage. Les Bavarois ont plusieurs occasions qu’ils ne concrétisent pas, malgré un Schmeichel loin de son meilleur niveau. Effenberg tente un lob de cinquante mètres qui passe à coté de la cage. Un autre tir du même Effenberg est repoussé par un réflexe de Schmeichel. Un tir de Mnemet Scholl heurte le poteau avant de revenir dans les bras du gardien danois. Et un retourné acrobatique de Carsten Jancker est repoussé par la barre.

Manchester de son coté ne fait qu’assister à la démonstration du Bayern. L’entrée de ses deux super subs, Teddy Sheringham et Ole Gunnar Solskjær, n’a en rien bousculé l’apathie des Red Devils. En fin de match, les coéquipiers de Beckham tentent quand même, par des actions individuelles, désordonnées, d’inverser le destin. On atteint la quatre-vingt-dixième minute, le Bayern mène 1-0 et son vieux capitaine Lothar Matthaüs, sorti dix minutes plus tôt, se prépare à recevoir, à trente-huit ans, la Coupe aux grandes oreilles qui manque à son palmarès.

Manchester obtient un dernier corner dans les arrêts de jeu. David Beckham se précipite pour aller le tirer. Tout Manchester est dans la surface bavaroise, y compris Peter Schmeichel. Le ballon est cafouillé de part et d’autre. L’Allemand Fink tente un dégagement en catastrophe... qu’il rate complètement. Aux abords de la surface, Ryan Giggs tente une reprise de volée... qu’il rate complètement. Le ballon roule doucement et se trouve à la portée de Teddy Sheringham. Seul à cinq mètres de la cage de Kahn, l’attaquant mancunien ne tremble pas et arrache une égalisation inespérée.

Le Camp Nou explose de joie, du moins le coté où sont massés les supporters mancuniens. Du coté allemand c’est la stupeur. Et ils n’ont encore rien vu. Monsieur Collina n’a toujours pas sifflé la fin du match, et Manchester obtient un nouveau corner. Il est tiré de la droite par David Beckham. Sheringham tente une reprise de la tête... qu’il rate complètement. Mais le ballon arrive dans les pieds de Solskjær, positionné tout près du but. Le Norvégien ne se fait pas prier et expédie une frappe de mule dans la lucarne d’Oliver Kahn.

Deux buts dans les arrêts de jeu, du jamais vu en finale de Coupe d’Europe. Par ce retournement de situation rocambolesque, Manchester remporte la deuxième Coupe d’Europe de son histoire. Il réalise surtout un fantastique triplé, puisqu’il s’est imposé en championnat et a également glané la FA Cup. Seuls auparavant, le Celtic en 1967, l’Ajax en 1972 et le PSV Eindhoven en 1988 avait réalisé un tel exploit. Mais n’en déplaise à ces derniers, la performance de Manchester United, qui participe à un championnat autrement plus relevé que celui d’Ecosse ou de Hollande, qui remporte une Ligue des Champions désormais plus exigeante que la Coupe d’Europe à papa, est quand même le plus remarquable.

  • [1] Menés 2-0, les hommes d’Alex Ferguson renverseront la situation en s’imposant 3-2.

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