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Viva Villa
Viva Villa
Richard N. - Article publié le vendredi 20 mai 2005
Le 26 mai 1982 à Rotterdam, Aston Villa s’impose face au Bayern Munich et permet à l’Angleterre de conserver, pour la sixième année consécutive, la Coupe d’Europe des Clubs Champions.

Aston Villa en finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions, voilà un pronostic qui aurait rapporté gros en début de saison 1981/82. Certes, le club de Birmingham est champion d’Angleterre, mais même outre-Manche, on considère un peu ce titre comme un accident. Les Clarets and Blues ne pratiquent pas un jeu très emballant et n’ont pas de grands joueurs. Bref, on ne les prend pas vraiment au sérieux

Aston Villa est pourtant un nom en Angleterre. Il détient encore le record des victoires en FA Cup (sept) et a remporté autant de championnats. Seulement, c’est un club des livres d’histoire. Sa période de gloire remonte à la fin du XIXème siècle et sa présence en Coupe d’Europe ressemble à un anachronisme. Ce club était quasiment déclaré mort en 1972, lorsqu’il tomba en troisième division. Mais il fut repris par un manager à poigne, Ron Saunders, qui à l’instar d’un Brian Clough, réalisa quelques miracles, bâti une équipe solide, la fit remonter parmi l’élite au point d’en faire, donc, un champion d’Angleterre en 1981.

Alors que les Reds de Bob Paisley, tenants du titre, sont tombés en quarts de finale du coté de Sofia, Aston Villa est présent le 26 mai 1982 au stade de Kuip à Rotterdam. Ron Saunders, n’est plus sur le banc de touche, remplacé en début de saison par son adjoint Anthony Barton. Celui-ci, malgré son peu d’expérience du haut niveau, malgré son effectif d’où n’émerge aucun nom franchement connu, a réussi un petit exploit en épinglant notamment deux favoris à son tableau de chasse, le Dynamo Kiev et Anderlecht.

Mais la Coupe aux grandes oreilles semble promise au Bayern Munich, l’autre finaliste. Le champion de R.F.A. a déjà remporté trois Coupes d’Europe au milieu des années soixante-dix, et compte bien améliorer son compteur. Dix minutes seulement après le coup d’envoi, Aston Villa doit changer de gardien. Jimmy Rimmer, le titulaire, ressent le réveil d’une douleur au cou et cède sa place à Nigel Spink, 23 ans, qui n’a alors joué qu’un seul match pro avec Villa [1]. Cela ne perturbe pas trop les Villans qui bousculent copieusement les Bavarois. Le match est à leur avantage même si la plus belle occasion est signée par le double Ballon d’Or en titre, Karl Heinz Rummenigge, auteur d’un magnifique ciseau retourné.

En seconde période, Villa poursuit sa domination. Sans réellement impressionner son monde. Ce n’est pas une équipe qui fait rêver les foules, mais elle joue "à l’Anglaise", sans craindre ni mépriser l’adversaire, et ça lui réussit plutôt bien. A la 67ème minute, Tony Morley s’engouffre coté gauche et délivre un centre devant le but. Généralement, il y a de bonne chances qu’à la réception du ballon se trouve Peter Withe, un avant-centre taille XXL, à l’anglaise. Comme prévu donc, Withe est à la réception du centre. Il manque un peu sa reprise, mais le ballon rebondit sur le poteau et va mourir dans les filets de Müller.

On se dit que ce but va réveiller le Bayern. Mais les Allemands sont dans un mauvais jour, peut-être fatigués-par-une-saison-trop-longue (refrain connu). Leurs supporters regrettent un peu de s’être moqués de la mésaventure de Hambourg en finale de la Coupe UEFA, battu par le modeste IFK Göteborg une semaine plus tôt. L’arbitre français Mr Konrath siffle la fin du match. Et des joueurs de la renommée de Spink, Swain, McNaught, Evans, Williams, Mortimer, Cowans, Bremmer, Withe, Shaw et Morley accèdent à l’éternité. La Coupe d’Europe des Clubs Champions reste en Angleterre, et l’on se demande pour combien de temps encore. Car si même Aston Villa la remporte...

[1] Nigel Spink se rattrapera par la suite, en devenant l’inamovible gardien des Villans jusqu’en 1996 (357 rencontres)

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