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A Forest
A Forest
Richard N. - Article publié le mardi 17 mai 2005
Le 30 mai 1979, la Coupe d’Europe de foot quitte les bords de la Mersey pour la forêt de Sherwood. Robin des Bois et ses fidèles compagnons font chuter le roi Liverpool et s’emparent du trophée.

Nottingham Forest - Malmö, c’est sans doute l’affiche la plus inattendue de l’histoire des finales de la Coupe d’Europe des Clubs Champions. D’un coté, un champion de Suède certes méritant, mais dont on espérait plutôt une rapide élimination tant son jeu ultra-défensif représentait une vraie négation du foot. De l’autre, un club étonnant, encore pensionnaire de la deuxième division anglaise quinze mois plus tôt, devenu champion l’année de son accession et auteur du coup de l’année : battre l’invincible Liverpool.

L’affaire a eu lieu en début de saison. Le FC Liverpool, double tenant et tête de série, se voit attribuer au premier tour le seul novice qu’il craint, Nottingham Forest. Tous les regards sont braqués vers l’Angleterre pour ce duel fraticide. Le match aller a lieu au City Ground de Nottingham, où se distingue un jeune avant-centre de 21 ans, Gary Birtles. Celui-ci n’en est qu’au deuxième match pro de sa jeune carrière, mais il fait tourner en bourrique la défense des Reds et ouvre le score. En toute fin de match, alors que les Reds s’épuisent à tenter l’égalisation, le défenseur Barrett enfonce le clou en inscrivant le but du 2-0. Le match retour, quinze jours plus tard à Anfield, est d’une incroyable intensité. Les Reds locaux dominent, mais se heurtent à un gardien en état de grâce, Peter Shilton. Celui-ci est le principal artisan d’un 0-0 qui élimine Liverpool.

L’Europe du foot est frappé par la surprise et se montre intrigué par le nouveau venu. Celui-ci a des joueurs de talent : Le gardien Peter Shilton, le défenseur Viv Anderson, premier "black" à intégrer l’équipe d’Angleterre, et le milieu de terrain écossais Archie Gemmill, entré dans la légende quelques semaines plus tôt pour avoir inscrit face aux Pays Bas le plus beau but de la Coupe du Monde argentine. Mais à Nottingham, la vedette, c’est l’entraîneur. Ancien attaquant aux stats hallucinantes mais à la carrière stoppée par un genou brisé, Brian Clough s’est distingué comme entraîneur avec Derby County en remportant le championnat 1971-72. Après un court passage à Leeds (44 jours !), Clough intègre Nottingham Forest en janvier 1975 avec son adjoint Peter Taylor. Le duo bâtit une équipe à son image et Clough se distingue par son flair et la pertinence de son recrutement.

Alors que les favoris de cette Coupe d’Europe 1978-79 tombent un à un, Forest se fraie un chemin jusqu’à la finale, en disputant parfois un jeu d’une qualité exceptionnelle. La presse britannique s’est même permis de considérer un huitième de finale aller disputé à Athènes comme "le plus beau match à l’extérieur d’une équipe anglaise en Coupe d’Europe". Rien que çà... Seuls le FC Cologne, en demi-finale, a semblé en mesure d’éliminer les hommes de Brian Clough. Arrachant un 3-3 épique au City Ground après avoir mené 2-0, les Allemands se voyaient même déjà en finale. Mais au retour, Forest s’impose 1-0 en terre germanique.

La finale du 30 mai 1979 se joue également en Allemagne de l’Ouest, au stade Olympique de Munich. Nottingham peut compter sur un renfort de choix en la personne de Trevor Francis. Acheté en janvier à Birmingham pour une somme démesurée (plus du double de ce qu’a reçu Liverpool en vendant Keegan à Hambourg), le meneur de jeu n’avait pu participer aux précédents tours de la C1, à cause d’un réglement de l’époque qui stipule qu’un joueur transféré en cours de saison attende quatre mois avant d’obtenir sa qualification européenne.

La différence de niveau entre Nottingham et Malmö FF est telle que l’on promet un déluge de buts. Mais cette finale, comme beaucoup d’autre, sera d’un invraisemblable ennui. Nottingham peine à forcer la muraille suédoise (huit joueurs à vocation défensive !). Mais entre deux bâillements, Forest parvient à trouver l’ouverture sur un joli but de Francis, qui reprend un centre d’une tête plongeante au deuxième poteau.

Ouf ! La Coupe d’Europe reste en Angleterre.

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