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Onze garçons dans le vent
Onze garçons dans le vent
Richard N. - Article publié le samedi 14 mai 2005
Le 25 mai 1977 à Rome, le Liverpool FC fait de la finale de la Coupe d’Europe la "plus belle soirée de l’histoire du club", selon son entraîneur Bob Paisley. Kevin Keegan balade Berti Vogts et les Reds s’imposent 3-1 face au Borussia Mönchengladbach.

On n’avait encore jamais vu une telle marée humaine déferler sur la Ville Eternelle. Du moins pour un match de foot. Ce 25 mai 1977, Rome accueille la vingt-deuxième finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions, et ce sont plus de 30.000 supporteurs tout de rouge vêtus qui prennent d’assaut le Stade Olympique. Le Borussia Mönchengladbach est le favori de cette finale. Le club allemand a pris le relais du Bayern Munich, triple vainqueur de l’épreuve. Mais Liverpool impressionne tout autant, notamment depuis un mythique quart de finale que bon nombre de Stéphanois peuvent aujourd’hui encore vous raconter.

Il y a longtemps que l’on attendait la consécration des Reds au plus haut niveau européen. La victoire en Coupe UEFA 1973 contre... Mönchengladbach, déjà, avait aiguisé l’appétit de Bill Shankly, une ambition qu’il n’avait pas oublié de transmettre à son successeur Bob Paisley en 1974. Deux ans plus tard, celui-ci fit aussi bien que son prédécesseur en remportant une deuxième Coupe UEFA devant le FC Bruges. Mais la Coupe UEFA n’est rien comparée à la Coupe des Champions, que Liverpool tient à remporter. Sa meilleure performance date déjà de 1965, avec une demi-finale perdue contre l’Inter Milan.

Udo Lattek, l’entraîneur du Borussia, a une obsession. Il est persuadé que mettre Kevin Keegan sous éteignoir annihilerait Liverpool. Il a donc demandé à Berti Vogts, l’homme qui avait neutralisé Johan Cruyff en finale de Coupe du Monde, de s’occuper personnellement du cas Keegan. Ce dernier, de son coté, dispute son dernier match avec les Reds, et il lui déplairait énormément de passer à coté, surtout quatre jours après avoir raté une finale de Cup, remportée par Manchester United.

Les joueurs a qui l’on demande d’évoquer cette soirée de Rome reviennent souvent sur l’avant-match où ils découvrent leur 30.000 fans dans les tribunes. "Avec un tel soutien, nous étions sûrs de gagner" se plaisent-ils à répéter. Les Reds ont presque oublié l’absence de leur géant à la pointe de l’attaque, John Toshack. D’entrée le duel Berti Vogts - Kevin Keegan est à l’avantage du dernier nommé, et le match penche en faveur des Anglais. La première occasion est malgré tout en faveur du Borussia, avec un tir de Rainer Bonhof, après vingt minutes, qui s’écrase sur le poteau de Ray Clemence. Mais quelques instants plus tard, Steve Heighway prend possession du ballon, s’avance et l’envoie à Terry Mac Dermott, qui d’un joli tir croisé, ouvre le score. Liverpool a la main-mise sur le match.

En début de seconde période, Mönchengladbach sort la tête de l’eau. Son petit attaquant danois, Alan Simonsen parvient à chiper le ballon des pieds de Tommy Smith. Il fonce droit vers Clemence et ne lui fait aucun cadeau. Quelques instants plus tard, sur un nouveau raid de Simonsen, Uli Stielike se retrouve seul devant Clemence, mais le gardien anglais détourne le tir de l’Allemand. Le match prend alors une nouvelle dimension. On pense que les Allemands, si ternes en première période, vont reprendre le contrôle de la partie. Mais ce soir-là, Liverpool est trop fort. L’avantage que prend Kevin Keegan sur son chien de garde Berti Vogts donne le ton de la rencontre, en faveur des Reds.

A la 67eme minute, sur un corner botté par Steve Heighway, Tommy Smith saute plus haut que tout le monde et, d’un coup de tête féroce, envoie le ballon dans la cage allemande. Le vétéran de Liverpool, dont c’est le six-centième et dernier match avec les Reds, ne pouvait rêver plus belle sortie.

La victoire de Liverpool ne fait désormais aucun doute. Et comme un symbole, la rencontre se termine avec un nouveau duel Keegan-Vogts, de nouveau remporté par l’Anglais. Dans la surface allemande, Vogts n’a d’autre solution que de faucher son adversaire. L’arbitre français Robert Wurtz accorde un penalty, que transforme Phil Neal.

3-1, fin du match. Emlyn Hughes brandit le trophée tout sourire et s’en va avec ses coéquipiers dans ce fameux virage où résonne le chant des 30.000 supporteurs de Liverpool. Bob Paisley, dont le dernier voyage à Rome remontait à la guerre, écrase une larme. Liverpool est au sommet de l’Europe. Liverpool est grand.

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