archives kick'n'rush
TELEGRAPH . FIGURES . HISTORY . FICHES CLUB

M.U aux larmes
M.U aux larmes
Richard N. - Article publié le vendredi 13 mai 2005
Le 29 mai 1968, une grande émotion s’empare du stade de Wembley où se dispute la treizième finale de la Coupe d’Europe. Dix ans après la tragédie de Munich qui endeuilla le club, Manchester United atteint les sommets européens.

Le stade de Wembley avait accueilli une première finale de Coupe d’Europe en 1963 et le Milan AC y avait conquis sa première couronne aux dépens de Benfica. Cinq ans plus tard, le club de Lisbonne est de retour à Londres pour effacer l’affront. Mais face à lui se dresse une équipe portée par l’histoire. Manchester United est en finale, dix ans après le drame de Munich [1].

Matt Busby, l’entraîneur qui a échappé à la mort après de longues semaines à l’hôpital, s’est remis au travail. Il a rebâti l’équipe autour d’un autre rescapé de l’accident, Bobby Charlton et United s’est très vite replacé au sommet du foot anglais. Il remporte la FA Cup en 1963, puis deux championnats, en 1965 et 1967. Aux cotés de Charlton et du défenseur Billy Foulkes, un autre rescapé, sont venus s’ajouter l’hargneux Nobby Stiles, ainsi que deux attaquants à forte personnalité, l’écossais Denis Law, Ballon d’Or 1964, et l’Irlandais George Best, nouvelle coqueluche du foot british.

Ce 29 mai 1968, Denis Law, le genou brisé, est absent pour cette finale. Il est remplacé par le jeune Brian Kidd, à qui Busby offre un beau cadeau d’anniversaire le jour de ses dix-neuf ans. Benfica quand à lui n’est plus vraiment la sémillante équipe du début des années soixante. Son entraîneur Otto Gloria l’a rendue prudente, résignée, estimant peut-être que la présence du seul Eusebio aux avant-postes suffisait à en faire une grande équipe. Manchester domine donc cette finale, mais doit attendre la seconde période pour ouvrir le score. Et c’est Bobby Charlton qui se charge de la tâche, envoyant une tête dans la lucarne de Henrique.

Ce but ne libère pas United, qui au contraire se replie en défense. Les Portugais en profitent pour égaliser, à onze minutes de la fin, par le dénommé Graça. C’est la panique du coté de Manchester. A quelques secondes du coup de sifflet final, Eusebio se présente seul devant Stepney, mais son tir est repoussé par le gardien mancunien.

L’arbitre italien Lo Bello fait donc jouer la prolongation. C’est l’instant que choisit George Best pour faire basculer la rencontre. L’Irlandais s’empare du ballon, transperce la défense portugaise, dribble Henrique et donne l’avantage à United. Un avantage concrétisé une minute plus tard par Brian Kidd, aussitôt imité par Charlton. En six minutes, le score est passé de 1-1 à 4-1. Cela suffit pour anéantir un adversaire et donner à une rencontre des airs de triomphe. Après la World Cup 1966 et le Celtic en 1967, Manchester United poursuit la belle éclaircie du foot britannique, illustrée par ailleurs par une forte présence dans le dernier carré des autres épreuves continentales.

Matt Busby n’est pas homme à se laisser envahir par l’émotion, mais ce 29 mai 1968, il pleure. Le manager mancunien étreint deux de ses joueurs, Charlton et Foulkes. Sans un mot, ils pensent à leurs amis disparus. Cette victoire, c’est avant tout la leur.

[1] Le 6 février 1958, l’avion qui transportait l’équipe de Manchester United de retour d’un match de Coupe d’Europe à Belgrade, manqua son décollage et s’écrasa sur l’aéroport enneigé de Munich. 21 personnes y trouvèrent la mort, parmi lesquelles sept joueurs.
-  Voir notre article Die before I get old....

History

The rise and fall of West Ham
Ten years after
Die before I get old...
Three Lions ("Football’s coming home...")
Et ça dure depuis un siècle...
Mouettes et sardines, dix ans déjà...
Arsenal-MU, victoire de Sunderland
God Save Brooking
And Smith must score...
Merseyside derby at Wembley
La fête gâchée de Paul Gascoigne
Soixante-sept, année Celtic
M.U aux larmes
Onze garçons dans le vent
Kenny king of Wembley
A Forest
Clough vs K.K.
Paisley Parc
Viva Villa
Veni Vidi Vici
Le miracle de Barcelone
Dick, Kerr ladies soccer team
Forever Blowing Bubbles
And David Seaman won’t be very happy about that
Porazka à Wembley
Death penalty à Bramall Lane
The Boxing day Massacre
Don’t cry for me
Les fantômes de Cathkin Park
This is not a love song
Happy when it rains
Blue sunshine
Wanderers, pour l’Histoire
Du parmesan sous la poudre
La revanche de Mark Hugues
Je t’aime moi non plus
Les années W.W.
Le but de la centième minute
Touched by the hand of God
Only losers take the bus
I’m only the piano player
Les Invincibles de Preston
Naissance d’un Beatle
Tango, whisky & Sco
Canto or not Canto ?
No more heroes
Stanley Cup
Peace in the Valley
Symphonie magyare dans un jardin anglais
La Cup à Canto
It must have been love
Red is Dead
Shame on the Tweed
La revanche des bannis
Sweet Six Weeks
Supercaley go ballistic
Floodlight Wolves

Wembley, le temple du souvenir
Summers in the City
To Wish Impossible Things
Thick as Thieves
Ram Power
Everybody Wants To Be A Cat
In The Army Now
The Big Sky
Coffee and Tea
The Great Scottish Invasion
Un printemps à Paris
Frankie goes to Hollywood
From Dusk Till Dawn
Germans always win ?
True Blue
Always the sun
Green night in Spain