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God Save Brooking
God Save Brooking
Yann Rush - Article publié le mercredi 16 mars 2005
10 Mai 1980, finale de la FA Cup, Wembley Stadium. Tous les supporters de West Ham se souviennent de cette date, de ce lieu. Et de cette treizième minute, quand Trevor Brooking propulsa le ballon dans les filets d’Arsenal.

Cette quatre-vingt-dix-neuvième finale de Cup voyait l’opposition entre le tenant du titre, l’Arsenal de Terry Neill et l’équipe de Division One, West Ham, vainqueur de cette même compétition cinq ans plus tôt. Mais, contrairement à cette finale londonienne de 1975 contre Fulham, West Ham ne partait pas du tout favori. Cette finale de Cup, pour Arsenal, était un échauffement parfait pour la finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupe à venir, quatre jours plus tard. Malheureusement, sous le soleil de Wembley, l’après-midi allait être difficile pour les Gunners.

Soyons clairs. Cette finale n’est pas la plus belle ayant eu lieu dans le stade aux tours jumelles. La faute à un but précoce et à l’incapacité d’Arsenal de contourner la défense est-londonienne par la suite. Le but, justement, fut marqué par le meneur de jeu des Hammers, Trevor Brooking. Paradoxalement, le joueur le plus fin techniquement de cette finale marquait de la tête, reprenant un ballon traînant dans la surface après un tir manqué de Stuart Pearson. Ce n’était que justice pour Saint Trevor of England, dixit Nick Hornby, dont Brian Clough avait dit avant le match : "Il flotte comme un papillon, mais pique également".

Avec ce but d’avance, la tactique de John Lyall, laissant Cross seul en pointe et en faisant reculer Pearson, allait être payante. Il s’en fallait même de peu que West Ham ne gagne plus largement par Paul Allen (plus jeune joueur, à 17 ans et 256 jours, à avoir joué une finale de Cup) lâchement séché par Willie Young à l’approche du but. Peu importe. La messe était déjà dite. Les Hammers pouvaient tranquillement rejoindre l’East End avec la coupe sous le bras pour la deuxième fois en cinq ans... laissant les Gunners aller se faire battre en finale de la Coupe d’Europe quatre jours plus tard.

Pour conclure, on ne résiste pas à vous mettre des passages de Fever Pitch de Nick Hornby [1] (Carton Jaune en VF) concernant ce match : "Tout le monde connaît ce chant des supporters de Millwall : No one likes us / No one likes us / No one likes us / We don’t care. En réalité, j’ai toujours pensé que si des fans devaient chanter cette chanson, cela devait être ceux d’Arsenal. (...) West Ham, en revanche, est reconnu pour son jeu poétique, son style et son enseignement du beau football. (...) West Ham, l’adversaire d’Arsenal dans cette finale de la Cup 1980, jouait en Seconde Division cette saison-là, et on ne pouvait empêcher les gens de s’extasier devant cette équipe. Au grand bonheur de la Nation, Arsenal perdit. "Saint Trevor Of England" marqua l’unique but du match et tua ainsi l’horrible monstre, les Huns furent repoussés, les enfants purent dormir en sécurité ce soir-là. (...) La seule chose dont tout le monde semble se souvenir à propos de ce match est le but de la tête de Brooking, et l’énorme faute de Willie Young sur Paul Allen, au moment où le plus jeune joueur à apparaître dans une finale de Cup allait marquer un des buts les plus romantique jamais vu à Wembley. Ce soir-là, en regardant le résumé du match à la télévision, je devins conscient qu’une part de moi avait effectivement apprécié cette faute, pas seulement parce qu’elle avait empêché Allen de marquer (le match était fini, nous avions perdu, qu’importe) mais parce que c’était complètement... Arsenalesque."

[1] Est-il utile de rappeler l’attachement d’Hornby à Arsenal ?

History

The rise and fall of West Ham
Ten years after
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Arsenal-MU, victoire de Sunderland
God Save Brooking
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La fête gâchée de Paul Gascoigne
Soixante-sept, année Celtic
M.U aux larmes
Onze garçons dans le vent
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