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Ten years after
Ten years after
Yann Rush - Article publié le mardi 13 avril 2004
3 novembre 1993 : Norwich élimine le Bayern Munich au deuxième tour de la Coupe de l’UEFA. 12 avril 2004 : le club du Norfolk, en battant Reading 1-0, possède onze points d’avance sur Sunderland. La montée en Premier League n’est plus un rêve. Entre ces deux dates, rien à signaler. Retour sur ces dix années d’errance...

Après n’avoir pu participer à cette compétition en 1985 suite à leur victoire en Milk Cup (Coupe de la Ligue) à cause du drame du Heysel, Norwich se qualifie pour la Coupe de l’UEFA en 1993 en finissant troisième du championnat, derrière Manchester United et Aston Villa. C’est la première fois que le club évolue dans une compétition européenne, et la dernière à ce jour. Les stars se nomment alors Efan Ekoku ou Chris Sutton. Les six matchs qu’ils ont eu à jouer sont restés dans la mémoire de tous les fans de Norwich.

L’equipe de Mike Walker se voit tout d’abord opposée aux Hollandais d’Arnhem. Emmené par Gary Megson, Norwich marque trois buts en vingt et une minutes lors de la seconde mi-temps (Ekoku, Crook et Polson) à Carrow Road. Le match retour, accroché, est marqué par une excellente performance de leur gardien Bryan Gunn, qui parvient à garder sa cage inviolée. Nil-nil, next ?

Justement, l’équipe suivante n’est autre que le Bayern Munich. L’équipe de Lothar Matthaus et de quelques autres internationaux allemands va connaître ce soir là sa première défaite européenne à domicile. Menés 2-0 au bout de trente minutes, le Bayern reviendra néanmoins dans le match peu avant la mi-temps mais sera incapable d’égaliser. Le match retour se déroule en East Anglia. Le Bayern marque d’entrée, mais Norwich égalise en seconde mi-temps par Goss. Ce soir-là, Gary Lineker avait tort : les Allemands sont éliminés.

Le tirage leur offre ensuite l’Inter Milan. Là, la chance les abandonne lorsqu’au match aller un penalty est accordé aux Italiens juste après que Rob Newman ait frappé le poteau. L’Inter l’emporte 1-0. Pareil au match retour sur un but de Bergkamp. Game over. Cette courte épopée européenne est bizarrement restée très présente dans les mémoires, plus que ne le seront jamais les dernières campagnes d’Arsenal.

Dix-huit mois plus tard, Norwich fut néanmoins relégué. Depuis dix ans, Grimsby et Walsall ont remplacé l’Inter et le Bayern. "Rien n’a été fait pendant ces 18 mois" dit Bryan Gunn, le gardien-héros de 1993. "C’est vraiment triste. Le club aurait du rester en Premier League." Dans le rôle du bouc émissaire, les supporters, les anciens joueurs, la direction actuelle sont tous d’accord pour nommer un seul homme : Robert Chase, sans doute l’homme le plus détesté dans l’histoire récente de Norwich. Il est accusé d’avoir laissé partir des joueurs de la trempe de Tim Sherwood et Chris Sutton à Blackburn, respectivement en 1992 et 1994, ainsi que Ruel Fox à Newcastle, sans les remplacer qualitativement, et tout cela en perdant de l’argent.

Plutôt que d’investir dans des joueurs, Chase voulait avoir le meilleur terrain d’entraînement du Royaume ainsi que le premier stade avec des places uniquement assises. "Les joueurs de qualité furent vendus, l’argent fut dépensé dans les infrastructures, ce qui a laissé à Norwich un très joli stade mais également une équipe luttant en Division One." commente ainsi Matt Jackson, actuellement à Wigan mais capitaine des Canaries il y a deux ans.

La suite est malheureusement classique : six entraîneurs vont se succéder en sept ans (parmi lesquels un certain Martin O’Neill). Privé de continuité et de liquidités, le club sera contraint de se séparer de joueurs comme Craig Bellamy ou Tony Cottee (tournicota) et ne survivra que grâce à des prêts ou des joueurs arrivés en fin de contrat et transférés pour pas un kopek.

L’arrivée de Delia Smith et de son mari Michael Wynn-Jones en tant qu’actionnaires majoritaires du club en décembre 1997 va changer la donne. Elle a ainsi doté le club d’infrastructures dignes d’un club de Premier League. Elle n’a pas non plus hésité à utiliser sa fortune personnelle pour acheter des joueurs, comme Cédric Anselin en 1999, afin de redonner des couleurs à l’équipe. Un effort a également été fait sur la formation. Norwich a signé un partenariat avec le club de Parme alors qu’un terrain indoor voyait le jour au centre d’entraînement de Colney. Ce travail de fond devint payant en 2002 lorsque les Canaries atteignirent les play-offs et manquèrent de peu la montée en Premier League. Cette année semble être enfin la bonne. Sans archi-dominer la Division One à la manière d’un Fulham saison 2000/01 ou Portsmouth l’an dernier, Norwich s’est solidement installé à la première place depuis quelques mois. Cela devrait être suffisant pour jouer en Premier League l’an prochain.

Les supporters peuvent se remettre à rêver d’autres matchs contre le Bayern.

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