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Gareth, la Bale Affaire
Gareth, la Bale Affaire
Rian Gyggs - Article publié le mardi 27 février 2007
Si les supporters de Manchester et de la sélection nationale galloise redoutaient la retraite imminente de Ryan Giggs, qu’ils se rassurent : le côté gauche des Diables et des Dragons devrait briller pour une bonne décennie encore. Gareth Bale est prêt pour la relève.

Vous avez entendu parler de la 3G et, comme vous ne sortez pas le dimanche, vous pensez naïvement qu’il s’agit d’un terme désignant les appareils et services mobiles dits de troisième génération, offrant la visiophonie ou l’accès à haut débit au Web ? Pas du tout ! 3G signifie tout simplement Gaucher, Gallois et Génie. Dans la lignée d’Ivor Allchurch, héros de la Coupe du Monde 1958 [1] et de Ryan Giggs, le footballeur britannique le plus talentueux depuis George Best, place à un arrière gauche que tout le monde s’arrache : Gareth Bale.

En octobre 2006, lors des éliminatoires de l’Euro, le Pays de Galles encaisse sa pire défaite à domicile depuis un siècle. 5-1 par la Slovaquie. Dans ces quatre-vingt dix minutes de morosité, un rayon de soleil parvient à percer. Et même à marquer sur coup franc le but qui sauve l’honneur. Trois jours plus tard, si les Dragons Rouges veulent éviter une élimination très précoce, il faut l’emporter à Chypre. Leur rayon de soleil, sur son côté gauche, brille de mille feux et illumine le terrain de tout son talent. Après 90 minutes de match jouées sous une chaleur torride, l’astre survolté se permet même une course de 80 mètres pour délivrer une passe caviar à Earnshaw qui rate l’immanquable. Les Gallois se contenteront d’une victoire 3-1 qui les maintient dans la course à la qualification. Bale est quant à lui déjà aimé de toute une nation.

Gareth Bale est encore mineur mais a déjà fait son trou : plus jeune joueur à être sélectionné pour le Pays de Galles (16 ans et 315 jours contre Trinidad et Tobago en mai 2006, ce record étant précédemment la propriété de Ryan Giggs), plus jeune joueur à avoir marqué pour son pays (à l’occasion de ce piteux Galles-Slovaquie). Il aurait aussi pu devenir le plus jeune joueur à avoir joué pour Southampton, mais Theo Walcott est déjà passé avant lui. Qu’importe, le jeu offensif des Saints repose aujourd’hui en grande partie sur les montées offensives de son numéro 22, qui attire de plus en plus applaudissements, louanges et... offres de transfert, évidemment. Non content d’avoir chaque week-end des maux de tête à l’idée de choisir lequel d’Evra ou Heinze titulariser au poste d’arrière gauche, Ferguson a décidé de se compliquer la tâche en tentant de faire signer le jeune Gallois Gareth Bale. Tottenham et le Real Madrid se seraient également mis sur les rangs. On parle de 15 millions d’euros, une somme qui a poussé George Burley, le manager de Southampton, à demander si ces 10 millions de livres étaient proposés pour la jambe gauche ou la jambe droite de son jeune prodige, qu’il voit devenir meilleur qu’Ashley Cole d’ici à deux ans.

Prodige, le mot est faible. Brian Flynn, responsable des équipes de jeunes du Pays de Galles, parle d’un talent comme on en croise « une ou deux fois dans une vie ». La première fois qu’il voit évoluer Gareth, il se frotte les yeux plusieurs fois, tant il croit apercevoir Ryan Giggs au même âge. Une impression confirmée par le professeur de sport du lycée fréquenté par Bale à Cardiff, qui avait interdit à Gareth d’utiliser son pied gauche pendant les matchs scolaires (de plus, il n’avait pas le droit de faire plus d’une touche de balle avec le pied droit). Une sanction rendue obligatoire par les trop nombreux buts marqués par Bale dans la cour de l’école.

Le talent est une chose, le travail en est une autre. Combien de magiciens du ballon rond perdus pour la cause car trop fainéants à l’entraînement ? Gareth Bale ne semble pas parti pour emprunter cette voie. Tout d’abord parce qu’entre 14 et 16 ans, il a très peu joué, immobilisé par des blessures fréquentes en tout genre. Gareth a travaillé dur pour revenir et s’imposer au plus haut niveau. Après chaque entraînement, à la manière d’un Beckham dans ses belles années, Bale reste seul sur le terrain pour tirer des coups francs dans toutes les positions. Il n’a pas encore joué un an au plus haut niveau mais a déjà marqué cinq buts pour Southampton et un pour le Pays de Galles, en trois sélections.

Vitesse, technique, mental, résistance : ce diamant brut est d’une taille exceptionnelle, et pas encore complètement taillé. De quoi faire rêver Cardiff, Southampton, Manchester et bien d’autres encore pendant bien longtemps.

[1] cf. Red is Dead, la saga


Figures

I’m a man you don’t meet everyday
Abramovitch, Roman d’un tricheur
R.I.P. Brian Clough
L’homme qui a fait Arsenal (et plus encore...)
Dixie Dean, l’homme de fer
Magic Johnson
Rest in peace Emlyn
The Wizard of Dribble
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George Best, le cinquième beatle
Special K
Michael Owen the saint
Gordon as sure as Banks
Jock Stein, le roi lion
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Le maestro de Craven Cottage
The man don’t give a f*ck
Bobby Robson, the passenger
Ron Greenwood, ouest âme
Bob Paisley, légende discrète
Colin Grainger, singing winger
Le King de Stamford Bridge
Jimmy Johnstone le Rouquin
L’extravagant Mister Mo
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Kenny Dalglish, the last king of Scotland
Allardyce, play it again Sam
Bert Trautmann, the Good German
Striker-upon-Tyne
Raging Bull
My Big Fat Irish Wedding
Dennis Bergkamp, Ice and Orange
Youri, snake un au revoir
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Craig Bellamy, Fight Club
Osvaldo Ardiles, white hart lane bird
Liam Brady, irish Gunner
Who Ate All The Pies ?
Derek Doogan, wanna be a Doog
Demolition man
Ole-Gunnar Solskjær, baby face killer
Pat Jennings, northern rock
Aliadière et d’aujourd’hui
Lion of Vienna
Trevor Francis, le golden boy