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Ashburton smiles
Ashburton smiles
Richard N. - Article publié le mardi 23 octobre 2007
Arsenal caracole en tête de la Premier League. Son jeu offensif est loué dans toute l’Angleterre et l’Europe en fait l’un de ses favoris. Pourvu que ça dure.

Qui croire ? Qui écouter ? On étions tranquillement installés dans notre certitude selon laquelle Manchester United était le club le plus riche du monde, titre que seul le Real Madrid était en mesure de contester. Et puis soudain, un communiqué nous avertit que le Arsenal Football Club réalise un meilleur chiffre d’affaire que son rival mancunien. Qui çà ? Arsenal ? Ce club dont on dit que la construction du stade a failli le conduire à la faillite ? Ce club où l’entraîneur pleuniche en déplorant le manque de moyens de son club lorsque vient le mercato ? Qui croire ? Qui écouter ?

Les chiffres, c’est bien connu, on leur fait dire ce qu’on veut. Et il y a fort à parier que Monsieur Keith Edelman, directeur financier d’Arsenal et émetteur du fameux communiqué, doit être fier de les avoir fait parler comme il l’entendait. Son calcul alambiqué n’a certainement pris en compte que ce qui l’arrangeait, mais l’urgence commandait de démontrer que le club n’avait aucun souci d’ordre financier. Car dans le ciel du nord londonien plane depuis quelques mois la menace d’une OPA. De nombreux investisseurs de tout poil songent à s’offrir le club, parmi lesquels un certain Alicher Ousmanov, milliardaire ouzbek au profil incertain, et qui grapille parts après parts dans le but de prendre le contrôle du club. Le communiqué de Keith Edelman veut faire comprendre à l’opinion publique qu’il ne manque pas d’argent, bien au contraire, et qu’il n’a donc pas besoin d’un ersatz d’Abramovitch.

L’autre sous-entendu du communiqué est de faire admettre aux plus sceptiques que le déménagement vers l’Emirates Stadium était vraiment une bonne idée. La nouvelle enceinte, beaucoup plus grande que Highbury, a permit au club de doubler son chiffre d’affaire sur les entrées, et même de générer d’importants bénéfices. Comme un bonheur ne vient jamais seul, le vieux Highbury, ou du moins ce qu’il en reste, est désormais doté d’une grande valeur immobilière, ce qui dégage là aussi de l’argent frais.

Bref, que le message soit clair : l’argent coule à flot chez les Gunners et ils n’ont besoin de personne tant que la cagnotte sonne. Et puisqu’il faut également convaincre les fans pour qui rien d’autre ne compte que la vérité du terrain, le communiqué a ajouté que le club avait suffisamment de ressources pour offrir à Arsène Wenger les joueurs dont il rêve. Mais on le connait trop bien, l’Arsène. Ce n’est pas lui qui ira s’offrir un Kaka ou un Ronaldinho juste pour faire joli sur la photo. L’Alsacien préfère poursuivre son pillage des centres de formation... pardon... sa politique de jeunes à moindre coût.

Il aurait tort, d’ailleurs, de changer de stratégie. Son équipe casse la baraque en Premier League et impressionne son monde en Ligue des Champions. Emmanuel Adebayor et Robin Van Persie marquent but sur but, Cesc Fabregas prend une nouvelle dimension aux cotés de Tomas Rosicky, et l’ensemble de l’équipe développe un jeu offensif qui rappelle les meilleures années Pirès-Bergkamp. Le départ de Thierry Henry, qu’on avait imaginé fatal au rendement de l’équipe, semble au contraire l’avoir libéré d’un poids. Cesc Fabregas n’hésite d’ailleurs pas à démonter la statue : "Thierry avait tendance à nous intimider. Ce n’était pas facile de jouer à ses côtés. Nous étions inhibés par lui et dépendants de ce qu’il voulait et de ses exigences. Maintenant, c’est différent". L’attaquant français, beau joueur, ne donnera même pas tort à l’Espagnol.

On en a presque oublié les tracas du début de saison, les invraisemblables bourdes du gardien Jens Lehmann, le flop relatif de l’attaquant Da Silva, et surtout le spleen de Arsène Wenger, plutôt perturbé par le départ de son ami le vice-président David Dein. Finalement, l’Alsacien a prolongé son contrat et déclare ne plus vouloir quitter Arsenal. Mieux, face à la concurrence corrompue par les fortunes de l’étranger, l’homme qui a internationalisé l’effectif d’Arsenal se pose désormais en défenseur des valeurs traditionnelles du foot anglais. On aura tout vu.

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