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Forty four days
Forty four days
Richard N. - Article publié le lundi 9 juillet 2007
Après en avoir fait un Tony Blair plus vrai que nature dans "The Queen", Stephen Frears rappelle son acteur fétiche Michael Sheen pour incarner Brian Clough dans son prochain film, "Bloody United".

Longtemps considéré comme un thème difficile à porter à l’écran, le football inspire de plus en plus de cinéastes, notamment en Angleterre. Loin des nanars hollywoodiens qui mettent Rocky Stallone dans les buts, les réalisateurs britanniques ont su intégrer le ballon rond depuis les années quatre-vingt-dix. De "My name is Joe" de Ken Loach (1998) à "Bend it like Beckham" de Gurinder Chadha (2002), en passant par "Newcastle Boys" de Mark Herman (2000) ou encore "Jimmy Grimble" de John Hay (2000), le foot sert idéalement de décor à ce cinéma britannique qui se veut avant tout être un cinéma "social", un cinéma qui n’a plus pour but de faire rêver, mais qui souhaite désormais conter la vie de tous les jours. Il semble d’ailleurs que la littérature d’outre-Manche ait un peu pris le même chemin. D’ailleurs, les titres-phares que sont "Fever Pitch" de Nick Hornby ou "Football Factory" de John King ont été portés à l’écran rapidement après leurs sorties en librairie.

Stephen Frears, réalisateur prolifique de films grand public, a intégré le foot en 1995 dans "The Van", une histoire tirée du roman de Roddy Doyle qui raconte comment deux chômeurs dublinois vendent des sandwiches et font fortune grâce à l’épopée de l’équipe d’Irlande au Mondiale 1990. Après le succès de "The Queen", le réalisateur, né à Leicester mais ouvertement supporter d’Arsenal, a annoncé que son prochain tournage serait un biopic de Brian Clough.

Trois ans après sa mort, le coach mythique de Nottingham Forest suscite toujours autant de fascination. Le personnage était loin d’être transparent. Auprès de ses joueurs, il prônait une discipline de fer et insistait pour qu’on l’appelle "Mister Clough". Face aux journalistes, il distillait quelques réparties souvent cinglantes, lesquelles sont devenues l’objet de nombreux inventaires. Clough se proclamait socialiste, ce qui détonnait pas mal dans le milieu du foot, plutôt conservateur. Un socialiste qui aimait l’ordre, la discipline mais aussi l’argent et la gloire. Paradoxalement, et malgré son égo surdimensionné, ses joueurs l’adoraient. A Derby, lorsqu’il fut sur le point de se faire virer, tous les joueurs firent front pour faire pression auprès du board. Et même leurs épouses se mobilisèrent autour de madame Clough ! Il est vrai que le jeune manager, en cinq ans, avait fait de ce club de deuxième division un champion d’Angleterre. Il fit ensuite beaucoup mieux avec Nottingham Forest, un club sans envergure qu’il parvient à emmener sur les sommets européens. Avec des joueurs qui juraient pouvoir traverser un mur de briques si leur entraîneur le leur demandait.

Brian Clough a passé six ans à Derby, puis dix-huit à Nottingham Forest. Entre temps, il est passé par Leeds où il ne resta que quarante-quatre jours. Un court passage, mais un passage fameux sur lequel se concentre le film de Stephen Frears. Clough a le tort de débarquer en territoire conquis. D’entrée, et contrairement aux usages du métier, il fustige les méthodes de son prédécesseur Don Revie, et critique ouvertement son style de jeu. A l’entraînement, il tente d’imposer son autorité à des caractères aussi trempés que ceux des Billy Bremner, Johnny Giles et autres Norman Hunter. Le clash est inévitable et survient au bout d’un mois et demi.

Clough était un personnage à multiples facettes. Ses qualités de management et sa connaissance précise des choses du football en ont fait un personnage incontournable en Angleterre. Incontournable, mais certainement pas indiscutable. On n’ignore plus comment il afficha clairement son homophobie vis-à-vis de Justin Fashanu, jeune joueur de Nottingham qui s’est suicidé par la suite. Il ne cachait pas non plus son machisme en déclarant qu’il préférait voir sa femme dans la cuisine plutôt que sur un terrain de foot. La fin de sa carrière, en 1993, s’est déroulée dans un climat de corruption et une histoire de commissions occultes dans des transferts de joueurs. Son autobiographie, ensuite, a provoqué un vif émoi suite à des remarques désobligeantes vis-à-vis des supporters de Liverpool, qu’il accusa ouvertement d’être les responsables du drame d’Hillsborough.

Suite à sa mort en septembre 2004, plusieurs stades d’Angleterre refusèrent de sacrifier à la traditionelle minute de silence, tant l’ambiguité du disparu faisait encore débat.

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