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Wembley II, le temple de l’avenir
Wembley II, le temple de l’avenir
Richard N. - Article publié le vendredi 23 mars 2007
Après six longues années de travaux, de polémiques et de soucis en tout genre, le foot reprend ses droits à Wembley. L’équipe espoirs de l’Angleterre y affronte le samedi 24 mars son homologue italienne pour le premier chapitre d’une nouvelle histoire.

Il fallait détruire le vieux Wembley, malgré tout ce que ses murs renfermaient de souvenirs. Ne pas laisser ce stade de légende se délabrer, et tomber en ruine comme le Maracana. Wembley était devenu inconfortable et vieillot. Ses travaux d’entretien coûtaient cher. Foin de nostalgie déplacée, la sagesse imposait de construire un nouveau stade plus moderne, plus confortable, plus rentable.

L’époque se prêtait à cette décision. Le changement de siècle tombait à point nommé pour reconstruire la forteresse, d’autant plus que celle-ci n’était plus vraiment imprenable. Les dernières années, l’équipe d’Angleterre n’y faisait que confirmer son déclin : En 1999, la France s’imposait 2-0 grâce à un triplé d’Anelka [1]. Et en 2000, c’est l’Allemagne, pourtant guère plus vaillante à l’époque, qui faisait mordre la poussière aux hommes de Kevin Keegan. Même Arsenal, qui y recevait ses adversaires européens, avait trouvé le moyen de s’incliner contre le RC Lens !

Les projets de Grand Stade national se sont réellement réveillés au milieu des années 1990. Le Championnat d’Europe 1996, organisé en Angleterre (celui des écarteurs de narines et du premier Golden Goal), est une telle réussite qu’il nourrit la nouvelle ambition d’Albion : organiser la Coupe du Monde 2006, quarante ans après la World Cup’66. Un stade national, digne de ce nom, est nécessaire à la réalisation du projet. La riche Manchester est candidate à l’accueil de ce nouveau National Stadium, mais il aurait été dommage que celui-ci ne reste pas dans la capitale. Malgré les inévitables polémiques politico-juridiques, la décision est donc rapidement prise de construire la nouvelle enceinte à l’emplacement même de l’ancienne. Les premiers bulldozers débarquent en fin d’année 2000... alors que l’on sait, déjà, que le projet d’organiser la Coupe du Monde 2006 est tombé à l’eau.

Le nouveau Wembley a été conçu par HOK Sports, une agence d’architecture basée à Kansas City. Véritable référence en la matière, HOK est responsable entre autres du stade Olympique de Sydney, du Croke Park de Dublin, de l’Emirates Stadium d’Arsenal et d’une multitude d’enceintes sportives de par le monde. La construction du stade a quand à elle été confiée à un consortium australien, Multiplex.

On aurait voulu garder les deux fameuses tours, symbole de l’ancien Wembley. Mais sans doute leur style traditionnel n’aurait-il pas supporté les lignes ultra-modernes de la nouvelle enceinte. Elles ont été minutieusement démontés et envoyées dans un musée. Place désormais à un gigantesque arc métallique au dessus des tribunes, perché à quelques 113 mètres de hauteur, et visible à plus de trente kilomètres alentour. Le nouveau Wembley Stadium pourra abriter 90.000 spectateurs dans des conditions de confort optimales. Un toit coulissant permettra de protéger le public de la pluie ou, le cas échéant, de laisser entrer le soleil. Les spectateurs assis auront suffisamment de place autour d’eux pour étaler leurs jambes, ce que l’on reprochait à l’ancien Wembley, hormis du coté de la tribune royale. Autre confort non négligeable : le stade dispose de pas moins de deux mille WC, record mondial en la matière.

Les premiers à trouver un défaut à ce stade seront peut-être les joueurs. Si le protocole est le même que dans l’ancien Wembley, les vainqueurs de Cups devront, pour monter chercher leur trophée, grimper pas moins de 107 marches jusqu’à la tribune officielle ! On conseille aux joueurs de s’économiser dans les derniers instants de la finale, et si possible d’éviter les prolongations...

L’inauguration du stade est à l’origine prévue pour la finale de la FA Cup 2006. Mais de nombreux retards d’ordre technique, juridique, administratif, rébarbatif, ont repoussé ce projet. Les difficultés financières ont été telles que l’on a fait appel à de grandes enseignes pour financer la poursuite des travaux. Umbro, Coca Cola et Microsoft, notamment, ont sorti le chéquier, avec sans doute le secret espoir de baptiser le futur stade de leur propre raison sociale. Les bookmakers londoniens ont quand à eux lancé des paris sur le retard des travaux. Paris qui ont été retirés deux mois plus tard avec mises rendues aux parieurs : on avait constaté que certains d’entre eux étaient des ouvriers présents sur le chantier...

Un nostalgique Angleterre-Hongrie sera annoncé pour inaugurer le stade fin mai 2006, rencontre finalement jouée à Manchester. Un Angleterre-Allemagne tout aussi symbolique sera annoncé pour mi-août et finalement annulé. C’est avec un an de retard, donc, que Wembley est livré à la Fédération anglaise. Il aura coûté l’équivalent de 1,2 milliards d’euros. Le 17 mars 2007, le stade est pour la première fois ouvert au public. Soixante mille Londoniens sont autorisés à découvrir l’enceinte, histoire de tester le bon fonctionnement des tourniquets et des escalators. Le samedi 24 mars se dispute le premier match, un Angleterre-Italie espoirs disputé devant soixante mille spectateurs. Le jeu a enfin repris ses droits. Il reste désormais au nouveau Wembley à écrire sa propre légende.

[1] Non, il n’y a pas d’erreur dans cette phrase. L’attaquant français avait bien inscrit trois buts. Mais l’un d’eux, à la Hurst, fut refusé par l’arbitre malgré sa validité.

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