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Scilly or not Silly ?
Scilly or not Silly ?
Rian Gyggs - Article publié le lundi 15 janvier 2007
Si la plupart des tribunes anglaises braillent volontiers « There’s only one team » dans leur ville, les habitants des Sorlingues (ou Iles Scilly) peuvent clamer sans se tromper « There’s only two clubs in the Scilly Isles » . Car rien n'est plus vrai : le championnat des Sorlingues est composé de... deux équipes.

Les Sorlingues, ou îles Scilly, se situent dans le prolongement des Cornouailles et s’étendent sur 17km2. Unité administrative à part entière et membre du Royaume-Uni, le pays compte cinq îles et 2.153 habitants, qui vivent majoritairement de tourisme (présence de nombreux oiseaux migratoires rares), agriculture et pêche. En décembre 2006, un sondage a placé ces habitants comme les plus sportifs du Royaume (ils sont aussi ceux qui possèdent les meilleurs résultats scolaires). Leur pratique athlétique quotidienne s’exerce entre autres à travers l’un des deux clubs de football du pays, qui se disputent un Championnat et deux Coupes.

L’île de St Mary’s comprenant la majeure partie des habitants du pays (1.666), elle donne son nom au championnat (St Mary’s Sunday League) et abrite le Woolpack Wanderers FC (short violet, bas violets, maillot violet et bleu) et le Garrison Gunners FC (short bleu, bas jaunes, maillot jaune). Les deux clubs partagent le même stade, on pouvait s’en douter (Garrison Field, un champ de patates au sens propre du terme, dont le record d’affluence atteint les 332 personnes), mais aussi le même président : Howard Cole. L’histoire ne dit pas si il s’agit d’un seul et même arbitre tout au long de la saison.

Le plus petit Championnat du monde se joue en hiver chaque dimanche matin (10h30) depuis 39 ans, et s’étale sur... seize journées. Les Gunners sont légèrement en tête au palmarès, avec 21 succès, les Wanderers n’ayant remporté le trophée qu’à 17 reprises. Si vous savez compter, vous aurez compris qu’une année les deux équipes ont réussi à finir ex-aequo. Le début de saison ressemble fort à une cour de récré : deux capitaines sont désignés et choisissent à tour de rôle leurs coéquipiers parmi la quarantaine de joueurs âgés de 16 à 60 ans. A mi-saison, des transferts peuvent avoir lieu, avec une indemnité fixe pour chaque joueur, fixée à... deux pintes de bière. Tout voyageur peut intégrer s’il le souhaite une des deux équipes en cours de saison. Une aubaine pour un Gravelaine ou un Madar. Quant aux managers, ils peuvent dormir l’esprit tranquille, la vie nocturne quasi-inexistante (excepté le quizz hebdomadaire du pub) permettant aux joueurs d’être frais et dispos pour chaque rencontre.

Pour ne pas laisser un des deux clubs s’emparer de tous les honneurs, une Coupe nationale (Daily Mirror Cup) est prévue, qui consiste en une finale en aller-retour, avec le charme du tirage au sort pour désigner celui qui reçoit en premier. Enfin, un Charity Shield permet au vainqueur du Championnat d’affronter le vainqueur de la Coupe. Soyez rassurés : si le Champion est également le tenant de la Coupe, alors le finaliste de la Coupe affronte le vainqueur du Championnat. A moins que ce soit le deuxième du Championnat qui affronte le vainqueur de la Coupe. Peu importe, ce qui compte, c’est que chaque équipe puisse décemment viser le triplé chaque année, un luxe qu’aimeraient s’offrir bien des grands d’Europe.

En bref, on compte pas loin de vingt derbys par an (encore mieux que l’Old Firm), sans compter les matchs amicaux bien sûr. Quant au Boxing Day, il fait aussi partie de la tradition : en ce lendemain de Noël, une sélection des meilleurs jeunes des deux équipes affronte une sélection des meilleurs anciens (plus de 35 ans). A la fin de chaque été, un match « international » est même organisé sur l’île : habitants contre touristes venus observer les oiseaux. Enfin, les Garrison Gunners et Woolpack Wanderers se déplacent aussi quelques fois par an au Pays de Galles pour y affronter d’autres équipes d’amateurs, ce qui permet aux supporters de changer de chanson, puisque le reste de l’année ils entonnent fièrement le célèbre « Can We Play You Every Week ? »...

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