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Eriksson le glas...
Eriksson le glas...
Yann Rush - Article publié le lundi 3 juillet 2006
L’Angleterre sort de ce Mondial par la petite porte, éliminée aux tirs aux buts pour la cinquième fois depuis 1990. Sven-Goran Eriksson quitte la sélection, Beckham lâche son brassard.

On ne verra plus jamais Sven-Goran Eriksson sur le banc de la sélection anglaise. C’est sans doute la seule bonne nouvelle de la journée de samedi. En six années à la tête de cette sélection, SGE a toujours buté au niveau des quarts de finale. Contre le Brésil en 2002, contre le Portugal, déjà, en 2004, et hier, contre ce même adversaire. Arrivé sous les critiques en janvier 2001, principalement pour sa nationalité d’ailleurs, il n’aura jamais réussi à faire taire celles-ci. Et ce n’est pas cette Coupe du Monde qui aura amélioré son image. A la tête d’un potentiel champion du Monde, il en a fait un quart de finaliste ennuyeux. Comme en 2004. Sentant sans doute son heure venue, on le vit très peu s’agiter sur le banc contre le Portugal, laissant à Steve McClaren, son successeur, le soin de transmettre les consignes aux joueurs.

On ne verra plus jamais David Beckham porter le brassard de capitaine en sélection. A 31 ans, Mr Victoria Adams a annoncé aujourd’hui qu’il renonçait au capitanat. Passeur de témoin, avec Gary Neville, entre la génération des Shearer et des Keown et celle des Gerrard et Rooney, Beckham a senti "qu’il était temps de laisser le brassard à la veille d’une nouvelle ère pour la sélection anglaise." Pesant peu dans le jeu lors de cette Coupe du Monde, Becks fut néanmoins décisif face au Paraguay, à Trinité et Tobago, ainsi que contre l’Equateur. On aurait aimé qu’il le soit davantage, bien sûr, mais on ne lui en tiendra pas rigueur. Beckham a quitté cette Coupe du Monde, sans doute sa dernière, en pleurs. Sans doute savait-il lui aussi que cette sortie prématurée signifiait la fin de son histoire personnelle avec la Coupe du Monde, celle entamée en 98 avec un coup-franc contre la Colombie. Il a laissé là, sur la pelouse de Gielsenkirchen, ses rêves de victoire finale. Il n’abandonne pas la sélection pour autant. On lui dit donc : à bientôt.

Et un, et deux, et trois... On connaît la chanson. Scolari a éliminé hier l’équipe d’Eriksson d’une compétition internationale pour la troisième fois en quatre ans. Pourtant, les Anglais semblaient plus fort hier après-midi. Après une première mi-temps équilibrée, ils prenaient l’avantage physiquement sur des Portugais empruntés, en début de seconde mi-temps. L’entrée en jeu d’Aaron Lennon à la place de Beckham fut bénéfique. Il s’en fallut même de peu que Cole ne marque sur un déboulé de Lennon. Puis, vint l’instant décisif. L’écervelé Rooney s’essuya les crampons sur Carvalho. Carton rouge logique. A onze contre dix pendant une heure, les Portugais ne parvinrent cependant pas à marquer. La séance de tirs aux buts leur fut favorable, Ricardo stoppant les tentatives de Gerrard, Lampard ainsi que Carragher.

Gerrard, Lampard, parlons-en justement. Respectivement troisième et deuxième du classement du dernier Ballon d’Or, l’Angleterre attendait beaucoup de ces deux joyaux du milieu de terrain. Auteurs de très bonnes saisons, on savait que le salut viendrait de ces deux joueurs. Il n’en fut rien. Gerrard marqua deux buts au premier tour, certes, mais fut incapable d’élever son niveau de jeu ensuite. Lampard est le joueur ayant le plus tiré au but de cette Weltmeisterschaft 2006. Mais il parut lui aussi en petite forme. On s’était plaint en 2002 que les supposées stars du Mondial soient arrivées en petite forme. Cette année, Lampard, Gerrard mais également Ronaldinho ou Henry semblent payer leur saison trop pleine. Mais ce n’est pas une excuse.

D’excuses, on n’en trouvera pas non plus à Rooney. Son égoïsme l’a privé d’une belle sortie lors de cette Coupe du Monde et pourrait lui valoir des déplacements houleux lors de son retour à Manchester. Son talent n’est pas en cause, malgré quelques kilos superflus évidents. Son attitude lors de son remplacement face à la Suède et son carton rouge stupide sont en revanche beaucoup plus problématique. Il va lui falloir apprendre vite certains points essentiels à tout sport collectif. Bref, il devra apprendre à canaliser son trop plein d’agressivité.

Ne soyons pas triste pour cette équipe. Si, sur le papier, cette équipe avait de légitimes chances d’aller au bout, la vérité du terrain a parlé, froidement. A aucun moment, les Anglais n’ont montré qu’ils pouvaient devenir Champions du Monde. On retiendra néanmoins leur très bonne première mi-temps face à la Suède et la fin de match contre le Portugal. Ils sortent en n’ayant encaissé aucun but dans le jeu. Mais ce fut trop peu pour espérer mieux.

Une ère se termine. Une autre commence demain, qu’on espère glorieuse. McClaren peut être confiant. La majorité des titulaires présents hier sur la pelouse de Gielsenkirchen (neuf sur onze) devraient être présents dans quatre ans. L’un d’eux sera le nouveau capitaine, sans doute Gerrard ou Terry. Aaron Lennon, la surprise de ce Mondial côté anglais, a marqué des points pour succéder à Beckham sur le côté droit du milieu de terrain. Excepté peut-être Rooney, on peut espérer que les joueurs sauront utiliser ce qu’ils ont vécu ici et revenir plus fort dans quatre ans en Afrique du Sud.

La Coupe du Monde est maintenant terminée, pour l’Angleterre du moins. Quelques jours trop tôt.

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