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This boring game
This boring game
Richard N. - Article publié le samedi 1er juillet 2006
Au moment d’affronter le Portugal à Gelsenkirchen, l’équipe d’Angleterre a d’ores et déjà fait une aussi bonne Coupe du Monde qu’en 2002. Mais pour atteindre les demi-finales, il lui sera sans doute nécessaire de sortir le grand jeu. Sans quoi...

Sepp Blatter, président de la FIFA, dit en général beaucoup d’âneries, mais l’une de ses dernièrs déclarations ne manque pas de bon sens : "Je suis content [du tournoi] car le jeu est offensif", a-t-il confié au journal Tagesspiegel. "L’exception est l’Angleterre, qui n’a aligné qu’un attaquant lors de son huitième de finale. Ce n’est pas le genre de football offensif qu’on attend d’un prétendant au titre". Bon, on pourrait toujours lui rétorquer que l’équipe de Suisse, elle non plus, ne nous a pas fait vibrer, mais on peut difficilement lui donner tort à propos d’Engerland.

L’équipe de Sven Göran Eriksson est en quarts de finale et pourtant, elle semble n’avoir pas encore commencé le tournoi. Lors des matches du premier tour, les Anglais ont eu toutes les peines du monde à affirmer leur supériorité face à des adversaires à priori à leur portée. Le Paraguay a été battu sur un auto-gol et Trinité-et-Tobago n’a cédé qu’après quatre-vingt-cinq minutes. Face à la Suède, les Anglais ont mené deux fois au score avant de se faire rejoindre. La qualification et la première place du groupe ont certes été acquises, mais au prix de trois fois quatre-vingt-dix minutes ennuyeuses, truffées d’erreurs techniques et d’errements tactiques.

En huitième de finale, l’Equateur n’a cédé que sur la seule action anglaise du match, un coup franc magnifique de David Beckham. A peu de choses près, ce fut la même chose qu’au premier tour : un jeu ennuyeux, un collectif grippé, quelques défaillances, et une situation finalement sauvée par un exploit individuel. L’Angleterre n’a pour le moment rien montré d’autre que ses limites. Sven Göran Eriksson ne trouve pas la formule qui dynamiserait le jeu de son équipe. Après avoir démarré le tournoi en 4-4-2, le Suédois s’est essayé à un 4-5-1 qui n’a pas changé grand chose. A quoi bon changer un système si les hommes sont les mêmes ? On croyait que l’Angleterre possédait l’une des plus belles équipes de son histoire, on s’aperçoit que son banc de touche est finalement bien ordinaire, et que son sélectionneur est contraint d’aligner sensiblement le même onze match après match.

Les plus optimistes peuvent penser que si l’Angleterre n’a pas montré grand chose, c’est qu’aucun de ses adversaires ne l’a obligé à sortir le grand jeu. On aimerait adhérer à cette thèse, mais on est loin d’avoir entrevu dans cette équipe d’Angleterre le potentiel que l’on ressent, par exemple, chez le Brésil. Par contre, l’exemple de la France, si amorphe au premier tour et soudainement métamorphosé au moment des matches couperets, devrait inspirer les Anglais au moment d’affronter le Portugal.

L’équipe lusitanienne n’a récemment guère réussi au onze de la Rose. Le quart de finale de l’Euro 2004 est encore très présent dans les esprits, surtout dans celui de David Beckham qui avait envoyé son penalty dans les nuages. On se souvient aussi du premier match de l’Euro 2000 où après avoir mené 2-0, les Shearer et Scholes s’étaient fait remonter par les Figo & Co, vainqueur 2-3. En Coupe du Monde, la dernière confrontation entre les deux pays remonte à 1986, avec encore une victoire portugaise (0-1). Autre mauvais signe, Luis Felipe Scolari, actuel entraineur du Portugal, est la bête noire de la sélection anglaise, qu’il a éliminé en 2004, mais aussi en 2002 avec le Brésil. Et puis la rencontre se joue à Gelsenkirchen, doux souvenir du foot portugais qui y remporta sa dernière Coupe d’Europe en 2004, avec le FC Porto de José Mourinho... Bref, si l’on en croit les stats, ce quart de finale annonce les pires augures pour les Anglais. Pour se rassurer, il leur faut remonter aux images cultes de la World Cup’66, et les deux buts de Bobby Charlton en demi-finale face aux coéquipiers de Eusebio.

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