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Pourvu qu’il pleuve
Pourvu qu’il pleuve
Richard N. - Article publié le mercredi 21 juin 2006
"Les Anglais seront champions du monde à condition qu’il pleuve" a déclaré le Paraguayen Roque Santa Cruz. S’il dit vrai, c’est plutôt mal barré pour les hommes de Sven Goran Eriksson, dans une Weltmeisterschaft 2006 où la canicule est reine.

L’équipe d’Angleterre est sur la bonne voie. Bien sûr, ses trois matches du premier tour n’ont pas déclenché un enthousiasme extraordinaire. Les hommes de Sven Goran Eriksson ont assuré une sorte de service minimum, d’abord en assurant la qualification par deux victoires utiles, la première grâce à l’autogol du capitaine paraguayen, la deuxième après avoir longtemps souffert contre Trinité-et-Tobago, sorte d’équipe C ou D du Royaume d’Angleterre. Dans le troisième match contre la Suède, l’enjeu était moins d’accéder à la première place du groupe que d’éviter l’Allemagne en huitièmes de finale. Mission accomplie avec un match nul (2-2) qui permet aux Anglais d’affronter l’Equateur au deuxième tour, un adversaire à priori à leur portée.

Dans ce derby Umbro (Angleterre et Suède sont les deux seules formations équipées par la marque au losange...), Sven Goran Eriksson avait décidé de laisser au repos deux éligibles à la suspension automatique, Steven Gerrard et Peter Crouch, tous deux titulaires d’un carton jaune. Ils étaient respectivement remplacés par Owen Heargreaves et le revenant Wayne Rooney, titularisé au grand dam de Sir Alex Ferguson. On n’aura malheureusement même pas pu profiter du duo Owen-Rooney reconstitué. Dès son premier ballon, l’attaquant de Newcastle se tordra la jambe et réclamera sa sortie. Il sera remplacé par Peter Crouch. Fin du Mondial pour Owen.

L’équipe anglaise a présenté une meilleure copie que lors des deux matches initiaux. La qualité de l’adversaire n’y est pas pour rien. Les compatriotes d’Eriksson ont même sérieusement bousculé son équipe durant une bonne partie de la seconde période, soulignant les errements de la défense et du gardien Paul Robinson. Devant, par contre, Joe Cole a démontré par un but extraordinaire son sens de la fantaisie, Rooney a fait preuve d’une grosse activité qui rassure sur son état de santé (et d’une colère qui traduit bien sa motivation...), Lampard a été entreprenant, Gerrard décisif ou presque.

Malgré de nombreuses imperfections, la qualité de jeu produite par les boys d’Eriksson est de bonne augure. Ils n’ont certes pas survolé leur groupe, mais le passé démontre que bien souvent, le vainqueur de la Coupe du Monde est avant tout une équipe qui a su gérer son premier tour sans nécessairement faire d’étincelles. L’Angleterre de 1966, par exemple, avait réalisé un premier tour assez calamiteux dans un groupe plutôt facile. L’Italie de 1982 détient le pompon en la matière, avec sa qualification obtenue sans la moindre victoire (trois matches nuls) avant d’abattre les favoris un à un dans les tours suivants et de remporter la finale. En 1982 justement, l’Angleterre avait réalisé un premier tour tonitruant : Trois matches, trois victoires face à des adversaires dominés de bout en bout. Cela n’empéchera pas une suite de tournoi des plus ternes avec deux 0-0 qui réexpédiaient les hommes de Ron Greenwood à Londres.

L’Angleterre n’a toujours pas vaincu la Suède, et cela dure depuis bientôt quarante ans. Mais cela ne l’empéche pas de poursuivre sa route dans ce Mondial allemand encore loin d’avoir dévoilé toutes ses cartes.

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