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A prayer for England
A prayer for England
Richard N. - Article publié le vendredi 9 juin 2006
L’Angleterre débute son Mondial allemand face au Paraguay au Waldstadion de Francfort. Pourra-t-elle se passer de Wayne Rooney ? Michael Owen est-il prêt ? Sven Goran Eriksson est-il à la hauteur ? Plein de questions auxquelles on ne répond pas.

Ca y est, la Coupe du Monde 2006 a commencé. Qu’on le veuille ou non, cette épreuve conserve toujours son fort pouvoir d’attraction. Contrairement au football de clubs, résolument tourné vers le business, le foot des sélections nationales a encore gardé un (tout petit) peu de fraîcheur : Pas (encore) de transferts entre équipes, pas (encore) de pubs sur les maillots... La rareté de ses épreuves (une fois tous les deux ans en comptant l’Euro), son unité de lieu et de temps (un mois dans un pays précis) permettent d’en conserver toute la magie. Bien sûr, l’importance prise ces dernières années par les clubs, et leur insatiable soif d’enrichissement, fragilise cette Coupe du Monde, que beaucoup de décideurs tentent de faire tomber en désuétude. Les récents tournois, qui ont vu parader des équipes de second plan comme la Turquie, la Corée du Sud ou la Grèce, ont également ébranlé leur crédibilité. Il n’en reste pas moins que la Coupe du Monde, aujourd’hui encore, fait rêver tous les footballeurs, et même les plus riches.

Traditionellement, l’équipe d’Angleterre est souvent l’équipe la plus juste physiquemement pendant les Coupes du Monde, la faute à un calendrier démentiel. Cela n’est plus exclusif aux Anglais aujourd’hui. D’une part parce que beaucoup de joueurs d’autres sélections jouent dans un club anglais, et en subissent les mêmes désagréments, et d’autre part parce que les autres pays ont désormais eux aussi un calendrier douloureux pour les organismes. Cette année, la plupart des joueurs de l’équipe d’Angleterre ont eu la chance de voir leur saison allégée par une élimination précoce de leur club en Ligue des Champions. Certes Arsenal a disputé la finale, mais avec seulement deux Anglais, Sol Campbell et Ashley Cole, deux défenseurs qui ont de surcroît eu le temps de se reposer en cours de saison.

Pour l’Angleterre, le débat d’avant Mondial 2006 fut donc de savoir s’il fallait se rendre en Allemagne avec ou sans Wayne Rooney. Les examens du quatrième métartase de son pied droit ont finalement donné le feu vert à l’attaquant mancunien, mais on se demande sérieusement si celui-ci pourra réellement jouer et s’il ne prend pas la place d’un attaquant valide. Certes, l’attaque anglaise se trouve fort démunie au moment d’attaquer ce Mondial Allemand. Michael Owen revient tout juste d’une blessure qui l’a laissé sur la touche durant cinq mois. Mais alors qu’il aurait pu faire appel à Jermain Defoe, Darren Bent, Andy Johnson, ou pourquoi pas Robbie Fowler, le sélectionneur suédois a non seulement préféré s’en tenir à Rooney, mais il s’est offert le luxe d’un pari en faisant appel au jeune Theo Walcott, dix-sept ans, qui n’a même pas joué le moindre petit bout de match en Premier League. Evidemment, si le jeune Gunner venait à marquer un but décisif durant le tournoi, on crierait au génie d’Eriksson, mais le risque est grand et d’autant plus inutile que l’Angleterre ne manque quand même pas d’attaquants.

Ces choix n’ont évidemment pas renforcé la confiance de l’opinion anglaise envers Sven Goran Eriksson. Le Suédois est à la tête de l’équipe anglaise depuis six ans, mais ses deux campagnes d’envergure (Mondial 2002 et Euro 2004) se sont soldés par deux éliminations en quarts de finale, et surtout par un plan de jeu résolument attentiste. De quoi s’en mordre les doigts quand on réalise que rarement l’équipe d’Angleterre n’a connu une telle addition d’individualités. Avec un milieu de terrain composé de Steven Gerrard, Frank Lampard, David Beckham et Joe Cole, l’équipe devrait faire preuve de panache, d’activité, de puissance et de créativité. Mais on attend toujours. Sven préfère s’appuyer sur sa défense, il est vrai assez fournie avec des hommes d’expérience (Terry, Ferdinand, Campbell, Carragher, Ashley Cole, Gary Neville...) et surtout, ça faisait longtemps, sur un gardien plutôt valable, Paul Robinson.

Les récents matches de préparation (3-1 contre la Hongrie, 6-0 contre la Jamaïque...) ont démontré que l’Angleterre pouvait aligner une équipe compétitive, suffisante semble-t-il pour passer au moins la phase du premier tour. "Ce n’est pas un groupe facile, mais cela aurait pu être pire" avait annoncé, au moment du tirage au sort, Sven Goran Langue-de-Bois. Contrairement à 2002, l’Angleterre n’est pas tombée dans le groupe de la mort. Mais elle retrouve la solide Suède, qui l’avait bien enquiquinée au Japon. Auparavant, elle aura à faire au Paraguay, hargneuse équipe sud-américaine capable de tenir un siège durant quatre-vingt-dix minutes, puis à Trinitad-et-Tobago, un novice qui connait bien son affaire puisque la plupart des joueurs evoluent dans les clubs britanniques.

Quarante ans après 1966, l’Angleterre se verrait bien lever de nouveau au ciel la Coupe du Monde. Remporter le trophée sur le sol allemand multiplierait sa joie tant on connait la rivalité entre les deux pays. N’étaient-ils d’ailleurs pas en compétition il y a sept ans pour l’organisation de cette XVIIème World Cup ?

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