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Richard N. - Article publié le jeudi 18 mai 2006
Comme souvent, le big match annoncé n’a donné qu’une finale de Champion’s League assez moyenne. Arsenal, diminué d’entrée par l’expulsion de son gardien, n’a pu que résister, en vain, à un FC Barcelone lui-même loin de sa réputation.

Même à onze contre onze, Arsenal ne l’aurait peut-être pas emporté. Mais la curieuse décision de Monsieur Hauge nous a quand même privé d’une rencontre plus équitable, d’un match où deux équipes s’affrontent en s’exprimant sur leurs points forts. Au lieu de quoi, après vingt minutes emballantes, Arsenal réduit à dix a dû subir la rencontre face à un FC Barcelone beaucoup moins serein qu’à son habitude.

L’exploit de Monsieur Hauge est d’être parvenu à prendre une décision susceptible de fâcher les deux camps à la fois, alors que personne ne lui aurait reproché quoi que ce soit s’il avait laissé couler. Certes, le Barcelonais Eto’o a proprement été fauché par Jens Lehmann, le gardien d’Arsenal, mais Ludovic Giuly avait immédiatement poussé le ballon dans la cage, croyant ouvrir le score. Là où tant d’arbitres appliquent la règle de l’avantage, le Norvégien fait du zèle, expulse le gardien des Gunners et annule le but du Barça.

Les arbitres choisis pour ce genre de rencontres sont-ils à ce point mis sous pression pour qu’il choisissent d’appliquer la lettre plutôt que l’esprit ? Il est probable que n’importe quel autre arbitre, conditionné par l’évènement, redoutant la petite erreur qui nuirait pour de bon à sa carrière, aurait pris la même décision. On n’accablera donc pas Monsieur Hauge plus qu’il ne le mérite. On lui reproche simplement d’avoir brisé la dynamique de cette finale et donc de nous avoir un peu gâché le plaisir.

L’ironie a voulu que cette erreur profite dans un premier temps à l’équipe réduite à dix. Car c’est un Arsenal à la dérive qui a ouvert le score, en obtenant un coup franc bidon (décidemment). Thierry Henry a trouvé la tête du géant Sol Campbell, lequel a catapulté le ballon dans la cage. On se demande encore comment, mais Arsenal menait 1-0 à la mi-temps.

La seconde période a débuté sous la pluie. L’affiche de cette belle soirée parisienne se transformait en un match glauque disputé quelque part en banlieue. Arsenal n’avait d’autre choix que d’attendre et de résister à une équipe catalane quand à elle incroyablement peu inspirée. Les numéros de Ronaldinho fatiguaient un peu l’assistance, venue voir un match de foot et pas des extraits de pub (Manquerait plus qu’un Canto barbu surgisse sur le terrain, tiens...). Les hommes de Franck Rijkaard s’en remettaient à l’exploit individuel plutôt qu’au collectif qui a fait leur réputation tout au long de la saison. On s’est alors dit qu’Arsenal avait un gros coup à jouer. Les Gunners procédaient par de rapides contres qui ne furent pas loin de faire mouche. Hleb, puis Ljungberg, parvenaient même à inquiéter Victor Valdès, tout comme Thierry Henry qui manqua son face à face devant le gardien catalan. La deuxième occasion nette ratée par le Français, après celle du début de match.

C’est finalement au moment où l’on commençait à croire à l’exploit d’Arsenal que le rêve à pris fin. Un peu comme Middlesbrough face à Seville une semaine plus tôt, la finale a basculé dans le dernier quart d’heure. Le Barça retrouvait les vertus de son collectif grâce à Henrik Larsson, entré depuis peu. Le Suédois a servi idéalement Samuel Eto’o lancé en pleine course pour l’égalisation. Cinq minutes plus tard, il offrait un ballon à Belletti pour le but qui mit fin aux espérances londonniennes.

La Coupe aux Grandes Oreilles ne restera donc pas en Angleterre. Arsenal ne sera pas le premier club londonnien au sommet de l’Europe. Arsène Wenger ne recevra pas le plus beau cadeau pour ses dix ans au club. Il n’aura même pas eu le temps de nous offrir les dernières foulées de Dennis Bergkamp. Une page désormais se tourne pour les Gunners qui quittent Highbury pour rejoindre l’Emirates Stadium. Avec ou sans Thierry Henry ?

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