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Tell me there’s a heaven
Tell me there’s a heaven
Richard N. - Article publié le mercredi 10 mai 2006
Une semaine avant la finale de la Ligue des Champions, l’Europe s’offre à Eindhoven une première finale anglo-espagnole, où le FC Séville affronte un incongru, le Middlesbrough FC.

Alors que la très sexy Ligue des Champions se trémousse sous les projecteurs, la Coupe UEFA reste tapie dans l’ombre, gardant le sac de sa copine et n’attirant plus les regards. On se soucie à peine des rebondissements qui rythment chacun des tours de qualification et ce n’est qu’en fin de saison, lorsque l’on apprend sur quelle chaîne est diffusée la finale, qu’on se rappelle que cette épreuve existe encore. La C3 (encore appelée ainsi bien qu’il n’existe plus de C2) se place aujourd’hui là ou elle peut sur le calendrier européen, et bien peu d’entre nous seront émus de sa disparition le jour où elle sera décrétée.

Cette saison, la finale de la C3 propose, comme la C1, un choc anglo-espagnol. Doit-on en conclure que la Premier League et la Liga sont aujourd’hui les deux championnats les plus relevés d’Europe ? Toujours est-il que ce dixième sommet entre Espagnols et Anglais oppose deux clubs de second plan, le FC Séville et Middlesbrough.

Vous avez dit Middlesbrough ? C’est quoi, Middlesbrough ? A première vue pas grand chose. Une ville sans charme de 140.000 âmes perchée au nord-ouest de l’Angleterre, une ville qu’on préfère appeler "Boro" parce que c’est plus simple à écrire. Son club de foot se niche à la quatorzième place du classement, son palmarès tient sur une seule ligne et on n’en a pas lu le moindre article dans kicknrush.com. Bref, pas vraiment le profil d’un gros bras européen.

L’effectif de Boro ressemble à celui de tout club anglais moderne : moitié britannique, moitié reste du monde. L’ancien international Gareth Southgate (35 ans, 57 sélections) commande la défense aux cotés du frenchie Franck Queudrue (ex-Lens) et du jeune globe-trotteur autrichien Emmanuel Pogatetz. On retrouve par ailleurs quelques noms familiers comme le blond espagnol Mendieta (malheureusement blessé jusqu’à la fin de la saison), l’Australien Mark Viduka, ancien du Celtic et de Leeds, et le massif néerlandais Jimmy Floyd Hasselbaink, buteur du Chelsea d’avant Mourinho. Mais la vedette actuelle de Boro est un jeune buteur de 23 ans transfuge de Portsmouth, Yakubu Ayegbeni, un Nigérian que l’on appelle par son prénom. Boro brille également par de nombreux éléments formés au club, parmi lesquels Stewart Downing, qui fera partie des 23 anglais à la Coupe du Monde.

La saison 2005-2006 de Boro, en Angleterre, pourrait se résumer à deux scores extrèmes : Une défaite 7-0 à Highbury mi-janvier, puis deux mois plus tard une victoire 3-0 contre l’invincible Chelsea. La régularité on le voit n’est pas le fort de cette équipe, qui s’est surtout exprimée dans les épreuves de Coupes, tant sur le plan européen qu’en Angleterre. La réussite de Boro dans ces épreuves tient dans sa promptitude à être présent au jour J. Après les premiers tours poussifs de la Coupe UEFA, Boro a habilement su maîtriser les deux tours suivants, en obtenant, face à Stuttgart et l’AS Roma, sa qualification sur terrain adverse. Puis à partir des quarts de finale, Boro est carrément entré dans l’épopée, avec des renversements de situation qui marquent les esprits. Battu 0-2 à Bâle, puis mené 0-1 à domicile au retour, Boro va trouver suffisamment de ressources pour surpasser les Suisses et leur inscrire quatre buts, dont le dernier, forcément, à la dernière minute. Scénario similaire ou presque en demi-finale : Après une défaite 0-1 à Bucarest, Boro est rapidement mené 0-2 à domicile par le Steaua. Qu’à cela ne tienne, les hommes de Steve Mac Claren parviennent à nouveau à inscrire les quatre buts de la qualification.

La finale d’Eindhoven conclue le parcours un peu fou de Boro, et récompense surtout le travail du coach Steve McClaren. Ancien adjoint de Alex Ferguson, celui-ci dirige Boro depuis 2003, club auquel il a donné en 2004 son seul trophée en cent trente années d’existence, la League Cup. Un deuxième trophée donnerait un peu d’envergure au palmarès de Middlesbrough et comblerait un coach pour qui un bonheur ne vient jamais seul : C’est en effet lui qui prendra la succession de Sven Goran Eriksson une fois le Mondial allemand terminé.

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