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Chic la D2...
Chic la D2...
Richard N. - Article publié le vendredi 10 mars 2006
La Deuxième Division du foot anglais ne ressemble en rien à ses équivalents européens. Des clubs prestigieux s’y affrontent dans des stades souvent bondés. Petit tour au sein d’un championnat lui aussi dominé par des Blues.

Le Reading Football Club n’a jamais fréquenté l’élite du football anglais. Les Royals auraient pu connaître ce bonheur en 1995. Deuxième de la Championship, ils ne purent grimper directement à l’élite en raison d’une réduction mal venue du nombre d’équipes en Premier League, et d’un barrage obligatoire perdu face à Bolton. Onze ans plus tard, jamais Reading n’a été aussi proche du Paradis. Depuis le début de saison ou presque, les hommes de Steve Coppell caracolent en tête de la Championship. Ils maintiennent leurs poursuivants à une dizaine de points et n’on connu leur première défaite qu’après 33 journées. Reading est désormais aussi sûr de monter que Chelsea de conserver son titre de champion d’Angleterre.

Le Reading FC a du mérite. Il surclasse tout un peloton de clubs qui ont fait l’histoire du foot anglais : Leeds United, Ipswich Town, Derby County, Southampton, Wolverhampton... La D2 anglaise a de la gueule, et pas seulement sur le papier. Sur le terrain par exemple, les clubs fraîchement relégués parviennent difficilement à se maintenir dans le haut du classement : Crystal Palace flotte autour de la cinquième place, Norwich est en milieu de tableau, et Southampton a longtemps lutté... pour ne pas descendre en D3.

N’ayons pas peur des mots, la Coca-Cola Championship est un des championnats les plus prestigieux d’Europe. Il se dispute dans des stades magnifiques et souvent bondés. En terme d’affluence, ce championnat n’est devancé, en moyenne de spectateurs par rencontres, que par la Premier League, la Bundesliga et la Liga Espagnole. Les diffusions TV présentent le même classement, et ce à l’échelle de la planète. Le Calcio et notre Ligue 1 Orange dépassés par un championnat de D2, qui l’eut cru ?

La plupart des gros clubs de D2 ont un nombre d’abonnés supérieur à certains clubs de l’étage au dessus. Il faut dire que la compétition fait rage. Au moins la moitié des équipes en lice avaient comme objectif en début de saison l’une des deux première places, synonymes d’accession directe. Ce qui donne un championnat des plus indécis, même si cette saison, Reading a un peu tué le suspens. Pour ceux qui terminent entre la troisième et sixième place, le festin n’est pas terminé. Les barrages, disputés à Cardiff ou Wembley, sont l’un des rendez-vous phare du foot anglais. L’heureux vainqueur empoche en outre un bonus de quelques cinquante millions d’euros. Un bonus qui a notamment bien aidé West Ham, le lauréat de la saison précédente, qui respire désormais un peu mieux depuis sa victoire en mai contre Preston à l’issue du "match le plus lucratif du monde".

Le succès commercial de la Championship doit surprendre les sceptiques de l’été 2002. A cette époque, ITV Digital, diffuseur unique et pourvoyeur en espèces sonnantes et trébuchantes, avait mis la clé sous la porte. Panique au sein des clubs, déjà passablement endettés, et bien embêtés. Derby County, qui n’en finit pas d’éponger ses dettes, n’est pas loin de crier pouce. Mais l’intéret de l’épreuve attire du monde au stade, et permet aux Rams de survivre. Exemple similaire à Leeds United, pour qui on craignait le pire lors de sa descente en 2003 et qui finalement se porte plutôt bien, financièrement parlant, en Championship.

Descendre en Deuxième Division n’est donc en Angleterre plus vraiment un drame. Sur le plan financier, les clubs s’y retrouvent. Et sur le plan sportif, les joueurs n’ont pas de grosses craintes. On a ainsi vu Alan Johnson, grosse révélation de la Premier League 2004-2005, rester à Crystal Palace alors que celui-ci prenait l’ascenseur. A quelques mois d’une Coupe du Monde, cela pouvait ressembler à un suicide sportif. Mais en Angleterre, un joueur de D2 en sélection nationale n’a rien d’incongru. Ce qui soit dit en passant, peut encourager la fidélité d’un joueur à son club.

Des stades pleins, des clubs en bonne santé... Non, décidémment, la Coca-Cola Championship n’a rien a envier à sa grande soeur.

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