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Road to Wigan Pier
Road to Wigan Pier
Richard N. - Article publié le mercredi 11 janvier 2006
Pour sa première saison en Premier League, on imaginait mal le Wigan Athletic FC dépasser la dix-huitième place du classement. C’était oublier que cette équipe d’inconnus ne comptait pas vraiment jouer les victimes.

Si en juillet dernier les maintiens de West Ham ou Sunderland faisaient partie des pronostics raisonnables, celui du Wigan Athletic Football Club générait beaucoup de scepticisme. Le club faisait il est vrai ses premiers pas dans la cour des grands, contrairement à ses deux comparses habitués de l’élite anglaise. Six mois plus tard, alors que les Hammers se satisfont d’une place en milieu du classement et que les Black Cats sont déjà résignés à retrouver la Championship, les Latics traitent d’égal à égal avec Arsenal, Bolton et Tottenham. On les a même vu occuper crânement la deuxième place derrière l’intouchable Chelsea. Aujourd’hui, Wigan s’accroche à la cinquième place et a déjà un pied en finale de la Carling Cup (victoire 1-0 contre Arsenal en demi-finale aller). Il rêve donc, sans se l’avouer, de finir la saison avec une qualification en Coupe UEFA.

Jusqu’alors, le nom de Wigan était connu des amateurs de Jeu à XIII, mais pas vraiment de ceux de foot. Cette petite ville située quelque part entre Liverpool et Manchester avait bien du mal à ériger une équipe de foot susceptible de concurrencer le ballon ovale. L’histoire du foot à Wigan, c’est une succession de clubs à l’existence éphémère, vivotant dans les divisions inférieures pour finalement disparaître faute de public et d’argent. Le Wigan Athletic fut fondé en 1932, et les rares fées qui se penchèrent sur son berceau avaient bien du mal à lui promettre autre chose qu’une existence aussi funeste que celle de ses prédécesseurs. Sans faire de bruit, ni proclamer d’ambition suicidaire, le club s’est contenté de faire partie du décor des divisions amateurs du foot anglais. Il a attendu sa quarante-sixième année pour obtenir son statut professionnel (1978) au bout d’une trentaine de demandes. Les marches grimpées une par une, c’est un club vieux de quelques soixante-treize ans qui découvre en juillet la Premier League.

D’entrée, les hommes de Paul Jewell sont mis au parfum : leur premier match parmi l’élite est la réception du monstre Chelsea, champion en titre. Ce 14 août 2005, les Latics sont bien prêts de créer l’exploit. Les champions d’Angleterre ne s’imposent qu’à la toute dernière minute sur un but de Crespo qui ressemble à un hold-up. La rencontre suivante, Wigan s’incline logiquement à Charlton, occupe la dernière place et semble promis à une saison difficile. Les Latics obtiennent leur première victoire le 27 août face à Sunderland, ce qui ne déclenche pas un enthousiasme débordant. Cette rencontre est pourtant le point de départ d’une jolie série d’invincibilité qui va bouleverser les pronostics. Pendant plus de deux mois, les Latics alignent neuf matches sans revers, et même six victoires consécutives qui les propulsent à la deuxième place. Jamais un nouveau venu n’avait à ce point bousculé un début de saison anglais. Forcément, un tel toupet se doit d’être puni. L’un après l’autre, Arsenal, Tottenham, Liverpool, Chelsea et Manchester United corrigent l’impétueux qui aligne du coup cinq défaites consécutives.

Wigan dans la première partie du tableau anglais, ce n’est pas non plus le fruit du hasard. L’ascension du club est associée à celle de la marque d’article de sports dont le stade porte le nom, JJB. Le patron de cette chaîne s’appelle Dave Whelan. Ancien footballeur pro à la carrière abrégée par des blessures, Whelan a fait fortune non pas grâce au foot mais bien pour son sens des affaires. Patron de JJB Sports depuis 1978, le multi-millionnaire est devenu l’actionnaire majoritaire du Wigan Athletic en 1995. Malgré son passé de footeux, Whelan reste un président comme les autres : Il achète lui-même les joueurs et vire les entraîneurs à la moindre contrariété. Du moins jusqu’à ce qu’il tombe sur un manager plus coriace, Paul Jewell. Celui-ci, ancien joueur de Wigan et de Bradford, prend les rènes de l’équipe en 2001. Il a seulement trente-six ans, mais déjà une bonne expérience de coaching à Bradford, qu’il a fait monter en Championship (D2). Monter, c’est justement ce que souhaite Dave Whelan. Les Latics, alors en troisième division, y parviennent en 2003, au terme d’une saison où ils ammassent pas moins de cent points. La saison suivante, ils accrochent les play-off mais sont écartés par West Ham sur un but de dernière minute. La saison suivante, le club se classe deuxième de la Championship, obtenant un ticket direct pour le paradis.

Durant l’été 2005, Wigan se montre actif sur le marché des transferts. Il renforce sa défense avec l’helvétique Stephane Henchoz (ex-Liverpool) et le frenchie de rigueur Pascal Chimbonda (dont on parle encore beaucoup à Bastia...). Le milieu est renforcé par Damien Francis (ex-Norwich) et l’attaque par le Sénégalais Henri Camara (ex-pas mal de clubs). Wigan recrute également dans les divisions inférieures avec le gardien Michael Pollitt (Rotherham United). On peut ajouter les noms de Connolly (Leicester), Paul Scharner (Brann Bergen), Neil Mellor (prété par Liverpool), David Thompson (Blackburn) et Reto Ziegler (prété par Tottenham). Pas vraiment de stars dans l’effectif, ce qui préserve l’autorité de l’entraîneur. Pourtant, Dave Whelan aimerait bien se payer un grand nom. Lors des récentes foires aux transferts, on a vu le club se positionner auprès de Michael Owen ou de Roy Keane. Le chairman de Wigan n’a certes pas le même compte en banque qu’un roi du pétrole d’Oukhta, mais il avait assuré qu’il avait les moyens d’acheter Owen au Real Madrid et de payer son salaire pendant un an. Mais signer à Wigan, à l’époque, c’était une grande plongée dans l’inconnu. La donne est peut-être en train de changer. Si Wigan s’implante bien en Premier League, peut-être pourra-t-il attirer quelques grands noms au JJB Stadium.

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