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Et maintenant, le monde...
Et maintenant, le monde...
Richard N. - Article publié le mercredi 14 décembre 2005
Après la Coupe des Clubs Champions et la Super-Coupe, Liverpool s’envole au Japon à la conquête de la Coupe Intercontinentale, une épreuve reformatée en un véritable championnat du monde des clubs.

Les techniciens ont beau râler après la surcharge du calendrier, les instances du foot parviennent toujours à mettre sur pied une épreuve supplémentaire. L’orgueilleuse FIFA, qui vient remettre au goût du jour son mythique championnat du monde des clubs, se fout royalement de la santé des joueurs, estimant que ceux-ci compensent leur extrème sollicitation contre des salaires démesurés. La priorité est de vendre du foot aux télévisions, et peu importe si la Coupe du Monde, en fin de saison, n’opposera que des équipes décimées par le manque de jus de leurs meilleurs joueurs.

La Coupe du Monde des Clubs est une idée aussi vieille que le football. Depuis 1960, une rencontre annuelle oppose le champion d’Europe au champion d’Amérique du Sud. D’abord disputée en matches aller-retour, ces rencontres étaient réputées pour être un véritable traquenard pour clubs européens. Le Celtic Glasgow s’inclina en 1967 face aux Argentins du Racing Avellaneda (après un match d’appui), tout comme Manchester United l’année suivante face aux terribles argentins de Estudiantes (où jouaient notamment Carlos Bilardo et le papa de Juan Veron...). Dans les années 1970, l’épreuve fut boudée par les champions d’Europe (Liverpool et Nottingham notamment), voire purement et simplement annulée. En 1980, un sponsor japonais transforma la Coupe Intercontinentale en un match unique disputé à Tokyo, et rétribuant grassement les clubs invités. Ainsi aucun champion d’Europe ne manqua à son devoir, y compris les clubs anglais, qui s’y montrèrent toutefois rarement brillants  [1].

La Toyota Cup était devenu un rendez-vous clé de la saison. Mais il ne plaisait pas franchement à la FIFA. Celle-ci, officiellement, faisait savoir qu’il était exagéré d’attribuer un titre de "champion du monde" au vainqueur d’une épreuve qu’un club asiatique ou africain n’avait aucune chance de remporter. En fait, l’instance mondiale du foot rageait que cette Coupe Intercontinentale ne porte pas son logo (Le match était co-organisé par l’UEFA et le Comnebol). La FIFA a depuis toujours fait l’impasse sur le football de clubs, mais ce dernier prenant aujourd’hui une importance financière considérable, il devenait urgent de s’y investir. L’idée d’un championnat du monde des clubs avait en outre le mérite de satisfaire le football asiatique (fort potentiel économique) et des autres continents (fort potentiel électoral).

Ce n’est qu’en l’an 2000 que se déroule la première édition de ce Mondial des Clubs. On se souvient que Manchester United, champion d’Europe 1999, avait accepté de participer à ce Mondial à condition de pouvoir ne pas prendre part à la FA Cup, histoire d’éviter aux joueurs une overdose de matches. Les hommes d’Alex Ferguson s’étaient ainsi rendus au Brésil, en janvier 2000, pour y bâcler trois matches [2] et revenir à la maison sans se soucier du nom du vainqueur final [3]. L’épreuve fut un gros succès populaire au Brésil, mais son éloignement et le manque d’intérêt qu’y manifestèrent les clubs européens (le Real Madrid, qui y participait également, fit tout juste un peu mieux que M.U.) fit qu’elle fut rapidement oubliée, apparaissant tout juste dans les bilans de fin de saison. Régulièrement annoncée, la deuxième édition fut chaque année reportée dans l’indifférence générale. Jusqu’à aujourd’hui...

Liverpool s’en va donc disputer une épreuve qui n’apportera rien à son prestige. Contrairement à Manchester qui en 2000 dût séjourner une dizaine de jours au Brésil, les Reds ne disputeront que deux rencontres en quatre jours. Le 15 décembre à Tokyo, ils seront opposés au Deportivo Saprissa, club costaricien champion du Concacaf (qui a battu le Sydney FC de Dwight Yorke, champion d’Océanie). Puis le 18 décembre, ils disputeront soit la finale, soit le match de classement. Il faut bien dire que l’idée de remporter cette épreuve n’est pas l’objectif majeur de Rafael Benitez, plus soucieux de ménager ses joueurs en vue d’épreuves plus importantes.

Qu’on se rassure, Liverpool ne se déplace pas pour rien au pays du Soleil Levant. Ce court séjour au Japon permettra au club d’élargir sa base de supporters en extrême-orient, chose qu’il n’avait pas pu faire l’été dernier, pris dans ses obligations de disputer les phases préliminaires de la Ligue des Champions. Quelques petites centaines de fans suivront leur équipe, histoire de saluer leurs rivaux mancuniens et londoniens par le biais de la petite lucarne, et leur prouver qu’eux aussi, ils sont Big in Japan.

[1] 1980 : Nottingham - Nacional Montevideo : 0-1 ; 1981 : Liverpool - Flamengo : 0-3 ; 1982 : Aston Villa - Peñarol : 0-2 ; 1984 : Liverpool - Independiente : 0-1... La première victoire anglaise n’arrivera qu’en 1999 avec Manchester vainqueur 1-0 de Palmeiras.

[2] un nul 1-1 contre les Mexicains de Necaxa, une défaite 1-3 contre Vasco de Gama et une victoire 2-0 contre South Melbourne.

[3] Le tournoi sera finalement remporté par les Brésiliens du Corinthians Sao Paulo, vainqueur aux tirs aux buts d’un autre club brésilien, Vasco de Gama.

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