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Génération Bolton
Génération Bolton
Richard N. - Article publié le mercredi 15 juin 2005
Bolton a terminé sixième de la Premier League et disputera pour la première fois de son histoire, la Coupe d’Europe. Performance sans lendemain d’un club sans avenir ? Rien n’est moins sûr. Bolton est un club riche et ambitieux. Il a tout compris de l’arrêt Bosman, des contrats à temps et du système de prêts. Son recrutement est d’une remarquable pertinence et son entraîneur connaît très bien le football.

Bolton a longtemps été l’objet de nos railleries. A force d’y voir des joueurs en fin de carrière rejoindre ce club faute d’en avoir trouvé un autre, on imaginait Bolton comme un cimetière des éléphants, un refuge pour footballeurs âgés, usés, voire usagés.

Le Bolton Wanderers FC est pourtant un nom dans l’histoire du foot anglais. Fondé en 1877, il figure parmi les douze clubs présents au coup d’envoi de la première Football League en 1888. S’il n’a jamais remporté le moindre titre de champion d’Angleterre, il est souvent présent dans les grands moments de l’histoire de la FA Cup. Inauguration de Wembley en 1923 : Victoire de Bolton. Triomphe de Stanley Matthews en 1953 : Contre Bolton. Manchester United 1958 décimé et malgré tout présent en finale : Battu par Bolton.

Revenu parmi l’élite en 2001, Bolton n’a rien pour attirer les regards. Sa tenue blanche est d’une neutralité consternante, et son stade, construit en 1997, a le nom d’un sponsor. Son effectif ressemble plus à une auberge espagnole qu’à un groupe méticuleusement construit. Et ses exploits récents de résumaient à une finale de League Cup perdue en 2004 face un club guère plus sexy, Middlesbrough.

Pourtant, Bolton est bien présent en Premier League. Sixièmes à l’issue de cette saison 2004-2005, il va découvrir l’Europe par la Coupe UEFA. On a même pensé un moment que les hommes de Sam Allardyce pourraient accrocher une place en Champion’s League. Les plus obtus peuvent penser qu’il s’agit d’une saison exceptionnelle que le club ne renouvellera pas, mais ils auraient bien tort. En dépit des apparences, Bolton est un club riche et ambitieux. Et en Angleterre, il est pris très au sérieux.

Pas moins de quatorze nationalités composent l’effectif. Son gardien titulaire est finlandais, et l’on trouve également un défenseur israélien et un demi jamaïcain. Bien avant Arsenal, Bolton aurait pu débuter une rencontre sans le moindre britannique sur la feuille de match. Bolton recrute principalement des joueurs en fin de contrats dont le reste de l’Europe ne veut plus. Il obtient par ailleurs le prêt de certains éléments indésirables, comme actuellement le bouillant El Hadji Diouf. Ce qui peut ressembler à une politique de bouts de ficelles est finalement une stratégie payante. Les trentenaires n’ont plus leurs jambes de vingt ans, mais possède un capital inestimable, leur expérience.

On ignore combien de langues pratique l’entraîneur Sam Allardyce pour se faire comprendre. En tout cas, son message passe bien. Transformer un groupe hétérogène en une équipe compétitive n’est pas le moindre de ses mérites. On peut même comparer sa réussite à celle d’un José Mourinho. Comme le technicien de Chelsea, Allardyce a d’abord bâti son groupe autour d’une défense solide. On y retrouve le français Bruno Ngotty aux cotés de deux anciens piliers du Real Madrid, Ivan Campo et Fernando Hierro. En janvier est venu s’ajouter Vincent Candela. Au milieu, l’équipe est animée par Gary Speed, le Grec Stelios Giannakopoulos (ne cherchez pas, il n’était pas à l’Euro) et l’auguste Jay Jay Okocha. Tous ces joueurs dépassent allègrement la trentaine. De l’équipe type, seuls les attaquants Kevin Davies (28 ans) et El Hadji Diouf (24 ans), ainsi que le jeune milieu Kevin Nolan (22 ans) font figures de juniors.

La liste de ces noms, avouons-le, ferait pâlir d’envie bien des présidents de notre Ligue 1. Ces joueurs, bien sûr, ne sont pas venus à Bolton pour son soleil et sa douceur de vivre. Bolton est une ville plutôt triste (il parait qu’il n’y a même pas l’ADSL !). Les joueurs viennent parce qu’ils savent qu’ils y seront bien payés. Le club est dirigé par un homme d’affaire avisé, Eddie Davis, et celui-ci rétribue grassement ses joueurs. Il donne les pleins pouvoirs sportifs à l’entraîneur, ce qui, beaucoup ne le comprennent pas encore, est un gage de réussite.

En 2005-2006, Bolton va découvrir l’Europe. En poursuivant sa politique de recrutement à l’affût des joueurs en fin de carrière, il s’inscrit paradoxalement dans la durée. Son image de club sinistre ne sera alors plus qu’un souvenir.

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