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C'est Byzance !

Le 3 mai 2005 à Stamford Bridge, un but litigieux permet à Liverpool de se qualifier pour la finale de la Champion's League.

C'est Byzance !
K.Kick - Article publié le mercredi 4 mai 2005
Un but de raccroc, beaucoup d’énergie, une bonne dose de courage et un soupçon de chance ont suffi à Liverpool pour faire tomber le colosse de Londres. Les Reds battent les Blues (1-0 sur les deux rencontres) et se qualifient pour la finale de la coupe aux grandes oreilles, le 25 mai prochain à Istanbul.

Le plus ancien et le plus assidu des kopites ne nous contredira pas : Anfield a bien vécu face à Chelsea la plus belle soirée de son histoire. Cette demi-finale retour de Champions league ne fut sans doute pas un modèle de beau jeu ni une démonstration de créativité offensive, mais en termes d’émotions, la partie a livré toutes ses promesses : chants, intensité, chants, suspens, chants et un superbe You’ll Never Walk Alone final repris par 40.000 poumons. Le match restera longtemps gravé dans la mémoire des supporters du Liverpool FC et les annales du football anglais.

Même si avant le coup d’envoi José Mourinho se refusait à faire de son équipe le grand favori de la rencontre, Chelsea se présentait à Anfield avec les faveurs de la presse, des bookmakers, et de tout ce que l’Angleterre compte de spécialistes et de docteurs es football. Par trois fois déjà cette saison, les Blues avaient pris le dessus sur les Reds : deux fois en championnat (1-0 puis 0-1) ainsi qu’en finale de la coupe de la ligue anglaise à Cardiff (3-2). Le week-end dernier en championnat, les Londoniens sabraient le champagne dans le vestiaire du Reebok stadium de Bolton tandis que les nordistes trébuchaient une nouvelle fois à domicile (1-1 face à Middlesbrough), manquant l’opportunité de revenir sur leur maudit voisin d’Everton dans l’espoir d’obtenir la quatrième place qualificative pour l’exercice 2005/06 de la Champions league. Mais surtout, Chelsea, dont les pouvoirs magiques ne sont plus à présenter  [1], avait réalisé la bonne opération en n’encaissant pas de but à Stamford Bridge lors du match aller de cette demi-finale 100% anglaise. A Anfield, deux cas de figures qualifiaient Chelsea : le nul (si le score ne restait pas vierge de but) ou la victoire. Seul un succès garantissait aux Reds sa place en finale. Au vu de la saison réalisée par l’un et par l’autre, on voyait mal comment le cinquième de Premier league pouvait s’imposer face à son nouveau champion.

Ce qui pouvait faire déjouer les pronostics et expédier Liverpool à Istanbul ? Du courage, beaucoup de volonté et des tripes. Surtout des tripes. C’est avec elles que se battissent la plupart des victoires en Angleterre. Moins talentueuse et plus limitée techniquement par rapport à un adversaire qui compte parmi les meilleurs tripoteurs d’Europe, l’équipe de Rafael Benitez a fait valoir son caractère, sa puissance physique et sa solidité défensive pour contrer le bloc bleu. Très rigoureux dans leur positionnement et leur marquage, les joueurs de Liverpool s’en sont remis à une stratégie défensive qui avait déjà fait ses preuves face à la Juventus de Turin au tour précédent. Drogba ? Isolé par Carragher, sans conteste l’homme du match. Lampard ? Muselé par Gerrard. Gudjohnsen ? Pris en tenaille par Hamann et un étonnant Biscan. Résultat : hormis un coup franc à ras de terre de Frank Lampard bien repoussé par Jerzy Dudek et un joli loupé d’Eidur Gudjohnsen dans les ultimes instants de la partie, les Blues ne se sont présentés qu’en de rares occasions dans la surface du gardien polonais. Incapable de développer ses contres dévastateurs, Chelsea a cherché en vain à développer des attaques courtes et rapides en passant par le milieu. A chaque fois les Blues butaient sur un talon, un pied, un genou ou une tête (souvent celle de Carragher). Les tentatives de Mourinho de désengorger l’axe au profit des couloirs (entrées de l’ailier Robben et du latéral droit Huth) n’eurent que peu d’incidence tant les Reds parvenaient à maîtriser leur sujet.

Meilleur tactiquement et physiquement, Liverpool n’avait plus qu’à gérer et surtout tenir (ce qui est moins évident) un petit but d’avance obtenu en tout début de match à la suite d’un laborieux pousse-ballon entre Baros et Garcia. Le ballon a-t-il traversé la ligne ? Ce n’est pas une évidence. L’arbitre lui, a vu but. Les images ne montrent pas grand chose. L’Angleterre risque d’en parler aussi longtemps que la finale de 1966.

Au terme d’une rencontre où sa défense fut tout simplement héroïque, l’équipe de Liverpool fait s’écrouler les rêves européens de l’empire Chelsea et offre à ses supporters un séjour sur la Corne d’or. Ces derniers n’avaient plus goûté à une finale de C1 depuis le triste déplacement au Heysel en 1985. Qu’importe l’adversaire, à Istanbul, les hommes de Benitez ne marcheront pas seuls.

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