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Liverpool vs Manchester
Liverpool vs Manchester
K.Kick - Article publié le vendredi 21 janvier 2005
Liverpool - Manchester est un grand classique du championnat anglais. Kicknrush.com a dépêché sur place son envoyé spécial pour vous faire vivre la rencontre depuis les tribunes d’Anfield. Attention, compte tenu de sa vulgarité ce texte est strictement interdit aux moins de 7 ans.

Liverpool, vendredi soir. Je retrouve un groupe d’amis dans l’arrière salle enfumée d’un pub du centre ville. Ca discute, ça rigole et ça boit - beaucoup. Et comme tous sont supporters du Liverpool FC, ça finit par chanter, forcément. On chante à la gloire des rouges. Demain c’est fête, on reçoit Manchester United à Anfield. Le match de la saison à ne rater sous aucun prétexte. Votre dévoué serviteur, envoyé aux frais de la Redac’ (on ne se refuse rien), sera parmi le peuple rouge (devinez lequel ;-) ).

On m’apprend les paroles du tube qui fait actuellement fureur dans le Kop : Rafa Benitez sur l’air de La Bamba . Ca donne quelque chose comme : « Rafa Rafa Rafa Benitez, Xabi Alonso, Garcia and Nunez.... and Josemiiiiiiiii ». Vous voyez ? Non ? Pas grave, cet air va me poursuivre durant tout mon séjour anglais.

De l’autre côté de la pièce, je remarque un homme, assis à une table. Seul avec sa pinte qu’il tient fermement dans la main droite. Il a l’air complètement blasé. Il est ivre, ça se voit. Quelque chose semble l’agacer. Il regarde plusieurs fois en notre direction sans broncher, puis se lève, et se met à beugler : « Have you ever seen a Scouser on the Kop ? » C’est un Bleu. Un Toffee. Un Evertonian. Un ennemi. Mes compagnons de soirée abandonnent subitement La Bamba Benitez pour enchaîner sur un « Everton blue shite » que mes oreilles découvraient pour la toute première fois. Je crains le pire. Pourtant il est seul et nous sommes une bonne dizaine. Et si les gars accoudés au comptoir étaient eux aussi des ennemis ? S’agirait-il d’un guet-apens ? Que dalle. La partie dure quelques minutes au bout desquelles le Toffee vient serrer la main de l’un d’entre nous. Liverpool - Everton c’est l’exemple même de la rivalité saine. Intense mais saine.

Samedi matin (le match a lieu à 12h30 !) je me glisse tour à tour dans chacun des pubs qui encerclent le stade d’Anfield sur Walton Breck Road. Pas un seul Mancunien dans le coin, là même où j’avais pourtant croisé des supporters de Norwich, West Brom et même Chelsea quelques mois auparavant. Les « Mancs » ne sont décidément pas les bienvenus en ville. En fait les supporters de MU sont déjà installés à l’intérieur du stade. Ils doivent chanter eux aussi, sans boisson par contre. Ca aide moins.

12h20, il est temps de se présenter aux turnstiles (tourniquets). Ma place se trouve dans l’Anfield Road Stand, 17ème rang. Seulement un block me sépare des supporters adverses. Pas de grillage mais quelques flics assis entre eux et nous. De l’autre côté, le Kop, ses drapeaux et ses écharpes rouges et blanches. « You’ll Never Walk Alone » est encore plus poignant que d’habitude. Peut-être à cause de l’enjeu. A nos « Walk On », les 3.500 Mancuniens scandent « United, United, United ».

Fernando Morientes et Mauricio Pellegrino, les deux recrues de la semaine côté Reds n’ont que peu d’impact sur une partie bien contrôlée par le milieu de terrain des Red Devils. Ouverture du score après vingt minutes de jeu : Wayne Rooney. Son tir, sans être phénoménal, échappe aux gants de Jerzy Dudek. Silence de cathédrale, sauf à ma droite où les fans d’United exultent.

Le jeune Scouser qui a quitté la belle Mersey pour la ville ennemie, s’en va narguer les supporters du Kop, une jouissance qu’il n’avait jamais connu du temps où il portait la tunique bleue des Toffees. “Fat Manc bastard, fat Manc bastard” réagit Anfield.

Quelques instants après le coup de poignard de Rooney, un gros gaillard assis quelques rangées devant moi se lève et vomit toute sa haine en direction des supporters de MU par un très poètique « shurrrrrrup yer scumbags ! ». Il poursuit par par un « oh fuck off, wankers ! » en se raclant le palais. Ce bonhomme va être mon attraction principale jusqu’au coup de sifflet final mais aussi considérablement enrichir mon vocabulaire de jurons en anglais.

Le match n’est pas grandiose, voire médiocre. Je sens que si les Reds ne marquent pas avant la mi-temps, le match est perdu. Mais mes voisins de droite restent confiants et m’assurent une victoire 3 buts à 1. Tu parles. Même devant un adversaire de moins en deuxième mi-temps, Liverpool est incapable d’inquiéter Roy Carroll. Aujourd’hui, Roy Keane a été meilleur que Gerrard. C’est donc Manchester qui a gagné.

0-1 score final. Je me tourne vers les Mancuniens, qui furent bien les seuls à chanter pendants le dernier quart d’heure. De leur côté c’est l’extase. Le pied total. Certains laissent exploser leur joie tels des gamins dans une cour de récré. « Ten men ! We only had ten men ! » qu’ils chantent en nous regardant. Il existe une haine viscérale entre Liverpool et Manchester. Et pourtant, tout s’est déroulé sans le moindre débordement. A méditer.

Retour au pub. The Albert, endroit mythique, on vous en reparlera, c’est promis juré. Un peu moins bondé qu’avant le match mais l’ambiance est pratiquement la même. J’ai du mal à le croire. On chante et on rit comme si rien ne s’était passé entre temps. Le juke box joue « You’ll Never Walk Alone ». L’hymne est repris par tous, même par les serveuses au bar. La défaite est perçue différemment Outre-Manche. J’aurais toujours du mal à m’y faire. Je tente quand même de refaire le match en compagnie de quelques personnes mais j’abandonne très rapidement ; mes interlocuteurs me font une confidence, ils commencent à regretter Gérard Houllier. Je termine la soirée avec d’autres personnes, dans un autre pub, à regarder Arsenal perdre à Bolton sur fond de musique des Smiths.

Mon tout premier Liverpool-Manchester n’a pas été franchement exceptionnel. Les Mancuniens sont sortis vainqueurs, je l’ai mauvaise. D’autant plus que c’est la troisième fois de suite que MU vient s’imposer à Anfield. Mais demain j’irai passer ma journée à Manchester. Et j’irai même à Old Trafford, histoire d’enrichir la photothèque de votre site préféré...

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