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Spanish Fever
Spanish Fever
Lee O - Article publié le mardi 16 novembre 2004
Le taureau espagnol est en passe de détrôner le bœuf et la chèvre française sur les vertes prairies des stades anglais. A la veille d’Espagne-Angleterre, le correspondant espagnol de Kick & Rush revient sur la nouvelle histoire d’amour entre Anglais et footballeurs espagnols, et vice versa.

Ce n’est pas par hasard que la Fédération espagnole de football a choisi l’Angleterre pour célébrer le 500ème match de la sélection hispanique. C’est d’abord le pays inventeur du football qui est invité au Santiago Bernabeu. Mais, au-delà de la symbolique historique, c’est aussi le récent rapprochement footballistique entre les deux pays qui explique le choix de l’adversaire.

On voit, en effet, depuis quelques saisons, grandir le contingent de joueurs espagnols en Premier League. Arsenal compte trois espagnols, Bolton deux, Middlesbrough et Blackburn en ont un chacun, et Liverpool a remplacé Gérard Houllier par Rafael Benitez qui a apporté pas moins de quatre produits de la Liga dans ses valises. Mais pourquoi les clubs anglais se mettent-ils subitement à recruter chez Don Quichotte ?

Les footballeurs espagnols qui ont atterri sur le sol anglais sont, contrairement à nombre de leurs confrères français, d’excellents techniciens, qu’ils soient défenseurs, comme Ivan Campo (qui joue d’ailleurs au milieu de terrain à Bolton), milieux tels que Mendieta, Xabi Alonso et Javi De Pedro ou bien attaquants comme Reyes et Luis Garcia. Leur valeur et leur talent sont incontestables. Avant de rejoindre le championnat anglais, tous ces joueurs étaient titulaires ou désirés par les plus grands clubs espagnols et la plupart étaient internationaux. Cependant, tout autant que leur qualité technique, c’est un style différent qui fait l’attrait des joueurs espagnols pour les managers anglais. En effet, dans un football habituellement très rapide et, avouons-le, parfois précipité, l’habitude et la capacité des Espagnols à poser le jeu, à changer le rythme, peuvent être un avantage décisif.

Du côté des joueurs espagnols (et plus globalement des Espagnols), l’Angleterre est souvent perçue comme un lieu idéal où se pratiquerait le football le plus pur, aux antipodes du football italien, méprisé par les espagnols (sûrement en raison d’un petit complexe né de la domination italienne des années 90). Un football spectaculaire, engagé, avec des supporters soutenant leurs joueurs contre vents et marées. Les footballeurs espagnols évoluant en Angleterre confirment ce point de vue : « Le football anglais est le football à l’état pur. Ici, le ballon, le terrain sont plus importants que le marketing, toutes les personnes qui travaillent dans le club sont concentrées sur le ballon » déclare Fernando Hierro dans les colonnes de El Pais. Luis Garcia n’est pas moins dithyrambique : « lors de mon premier match, j’ai essayé des dribbles impossibles et je n’arrivais à rien mais les gens applaudissaient quand même ! En Espagne, à la deuxième erreur, le public aurait commencé à siffler mais ici, ils essayent de te donner de la confiance pour que tu essaye des choses différentes. »

Qui plus est, l’expérience anglaise est bénéfique pour les joueurs espagnols dans la mesure où elle leur permet de s’habituer à un autre jeu, plus physique, plus rapide, avec également un arbitrage différent de celui qu’ils connaissent en Liga. Cela ne peut que contribuer à les faire progresser et, par là même, à renforcer la sélection espagnole.

Mais le flux d’importation de footballeurs ne se fait pas uniquement dans le sens Sud-Nord. Le Real Madrid, après avoir compté dans ses rangs Steve McManaman (et bien avant lui, Laurie Cunningham), a acheté, à l’intersaison 2003, David Beckham, la star de Manchester United. Puis, cette saison, le club de la capitale a vu les arrivées de Michael Owen et du défenseur de Newcastle Jonathan Woodgate.

Si le potentiel commercial et la qualité du Spice Boy et du Ballon d’Or 2001 sont évidemment les arguments majeurs de leur recrutement, leur état d’esprit est également très important aux yeux des médias et du public espagnols. En effet, Beckham était vu, à son arrivée, comme le pion d’une vaste opération marketing, sachant, au mieux, bien tirer les coup-francs. Mais la combativité de l’ex-Mancuinien dans l’entrejeu du Real Madrid a vite fait changer d’avis les observateurs. De même, Michael Owen, de part son activité incessante sur le terrain, ses appels de balle (tranchant qui plus est avec ses coéquipiers très statiques en ce début de saison) a conquis les supporters du Santiago Bernabeu.

En bref, les joueurs anglais sont vus d’Espagne comme de très bons professionnels, combatifs et ne se prenant pas pour des divas malgré leur statut (McManaman a aidé à cela en acceptant de très bon cœur son rôle de remplaçant au Real Madrid, le salaire annuel de 5 millions d’euros aidant tout de même à mieux supporter cette situation).

Et si Wayne Rooney continue à planter quelques jolis buts avec Manchester et l’Angleterre, Florentino Perez pourrait bientôt en faire le quatrième galacticos anglais du Real. ¿ Quizas ?

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