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L'Angleterre au stade de la lose
L'Angleterre au stade de la lose
Yann Rush + K.Kick - Article publié le samedi 3 juillet 2004
L’Euro 2004 n’a pas été bien riche d’enseignements pour la sélection anglaise. Les constats de 1998, de 2000 et 2002 valent pour 2004. Supérieure à la Suisse et à la Croatie, elle s’est ramassée contre la France et le Portugal pour avoir oublié de jouer.

Lassants anglais. Lassants et frustrants à la fois. Toujours la même tragédie rejouée depuis des lustres. Un prodige nait, fait des étincelles. La presse s’enflamme et tout un peuple se met à y croire. Au final, bien avant la finale, tout s’écroule. Tout s’effondre. Et puis encore les mêmes regrets, les mêmes interrogations, les mêmes critiques. En football, le rêve anglais ne dure jamais bien longtemps.

Dans la lumière de Lisbonne, l’équipe d’Angleterre a prouvé qu’elle n’était toujours pas imprégnée de la culture de la gagne. Par deux fois, lors de matchs capitaux, elle a sombré dans les ultimes instants alors qu’elle avait remarquablement su gérer la situation. La France et le Portugal n’ont pas vraiment battu l’Angleterre. C’est plutôt l’Angleterre qui s’est elle-même torpillée, en cherchant à faire ce qu’elle n’a pratiquement jamais su faire : défendre son avantage. Allez savoir si un jour, elle apprendra à le faire. On en doute.

Les esprits les plus critiques remettent en cause les choix du sélectionneur (tactique peu adaptée, un potentiel offensif mal exploité lors des matchs importants, remplacements risqués...) et n’hésitent pas à tirer à boulets rouges sur certains joueurs, David Beckham en tête. D’autres peuvent maudire la chance, visiblement absente de la Luz (motte de terre au niveau du point de penalty, un but refusé...). Mais les observateurs les plus lucides mettront l’echec d’Engerland sur le compte de la fragilité d’un groupe pas assez mature (la plus jeune équipe du tournoi avec 25,6 ans de moyenne d’âge).

Pas assez jeune, pas assez vieille, pas assez fraîche, trop naïve, trop généreuse... l’Angleterre trouvera-t-elle un jour le bon équilibre ? Une chose est sure : s’ils voudront espèrer un jour s’imposer dans une compétition majeure, les Anglais devront être au top à TOUS les niveaux : meilleur gardien, une défense de fer, un milieu de folie, une attaque de feu, un mental de battant et surtout, la bonne recette.

Les joueurs :

David James : On ne pouvait pas attendre des miracles de sa part. La défense méritait sans doute mieux comme portier, mais qui ?

Gary Neville : N’a pas concédé le moindre penalty. Y a du mieux.

Sol Campbell : Impérial dans les duels, majestueux dans ses marquages, l’un des meilleurs joueurs anglais du tournoi. Comme en 98, on lui refuse injustement un but.

John Terry : Avec ses compères Campbell et Ferdinand, l’Angleterre possède trois défenseurs centraux de classe mondiale.

Ashley Cole : Défensivement très bon lors de cet Euro, il a été moins présent offensivement qu’il ne l’est à Arsenal. A sa décharge, il faut avouer que le Catenaccio mis en place par il Signore Eriksson ne l’a pas aidé.

Steven Gerrard : Malgré une énorme bourde qui offrit à la France une chance inespérée de l’emporter, il fut le moteur de son équipe. De lui dépendra le succès de la future équipe d’Angleterre.

David Beckham : Fatigué le Galactique. Avec l’âge, son pied droit a perdu en magie.

Franck Lampard : A confirmé tout le bien que l’on pensait de lui : il reste avec Gerrard le meilleur milieu de terrain anglais. En plus, il s’entend à merveille avec ce dernier. Tant pis pour Abramovich.

Paul Scholes : Le rouquin génial de Manchester n’est jamais rentré dans cet Euro. Peu à l’aise coté gauche, il a souvent repiqué dans l’axe ... pour gêner Lampard et Gerrard.

Wayne Rooney : Quinze ans après Gazza, voici Wazza. L’Angleterre a trouvé son nouvel artiste au caractère de cochon.

Michael Owen : Il a laissé à Rooney le soin de planter les buts. Généreux, même avec un Toffee.

Emile Heskey : La seule fois qu’il s’est approché du ballon contre la France, il a offert à Zidane la balle de l’égalisation. Sven-Goran Eriksson a retenu la lecon en accordant toute sa confiance à Darius Vassell.

Le coach :

Sven-Goran Eriksson : Le technicien Suédois n’a pas non plus été à la hauteur. Menant dans ses deux matchs les plus importants lors de cet Euro, il n’a rien proposé de mieux qu’une défense composée de 10 joueurs, ce qui s’est forcément retourné contre lui. Cette tactique catenaccienne, considérée comme judicieuse contre la France (à 3 minutes près) a montré ses limites contre le Portugal. Espérons qu’Eriksson saura se servir de ces défaites dans le futur.

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