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La défaite est en vous

Le 16 juin 2004 à Lisbonne, l'équipe d'Angleterre perd son premier match de l'Euro 2004 contre la France en se prenant deux buts dans les arrêts de jeu alors qu'elle a dominé les Français, mené jusqu'à la 90e minute et manqué un penalty.

La défaite est en vous
K.Kick - Article publié le jeudi 17 juin 2004
Faut-il vraiment s’étonner de la tragique défaite des Anglais face à l’équipe de France ? La déroute de Beckham et des siens trouve ses origines ailleurs que dans le génie - incontestable - de Zidane.

S’il devait y avoir une table des commandements pour l’équipe au Trois Lions, celle-ci commencerait par « tu ne vaincras point ». Si Gary Lineker avait à reformuler ses propos, il prononcerait probablement : « le football est un jeu qui se joue à onze contre onze, et auquel les Anglais finissent toujours par craquer ». Enfin, si la publicité Adidas devait se décliner de l’autre côté de la Manche, elle aurait pour slogan : « la défaite est en nous ».

Les matchs et les années passent et le syndrome de la défaite persiste. On le croyait pourtant parti, mort et enterré après quelques coups d’éclats sous le ciel étoilé de Munich et au pays du Soleil levant, il y a deux ans de cela. Mais il a ressurgi dimanche dernier au Stade de la Lumière. Après avoir laissé croire durant 91 minutes qu’ils allaient venir à bout de la France de Zidane, Henry et Trezeguet, la France championne d’Europe en titre, la France que toute la planète football craint et redoute, les Anglais sont sagement revenus à la raison. Tout est rentré dans l’ordre en l’espace de cent-vingt secondes. Deux petites minutes. C’est le temps nécessaire aux Anglais pour s’auto crucifier (un record partagé avec le Bayern Munich). La logique fut finalement respectée : Bleus 2-1 Blancs. Battre la France. L’Angleterre en rêvait... les joueurs anglais ne l’ont pas fait.

L’Angleterre n’a pas vaincu dimanche car elle ne sait pas le faire. Ou alors elle ne sait plus le faire. Et cela dure depuis très longtemps. Trop longtemps même. Au moins 38 ans. Et rien n’a changé. L’Angleterre s’est habituée à ces scénarios hitchcockiens où tout bascule et tout s’écroule en un rien de temps. Ces instants catastrophes où elle panique, bafoue son jeu et se met à sombrer dans le ridicule. Comme à l’Euro 2000, où elle s’était piteusement inclinée contre le Portugal et la Roumanie (2-3 à chaque fois) après avoir mené au tableau d’affichage, l’équipe d’Angleterre a fini par craquer contre des Bleus qu’elle avait pourtant bien su contenir pendant 90 minutes.

Tous les observateurs sont d’accord là-dessus, l’Angleterre n’est jamais aussi vulnérable que lorsqu’elle mène au score.

Car si elle s’est essayée à de nouvelles tactiques, elle n’a en revanche toujours pas su adopter la culture de la gagne. En un peu plus de trois ans passées aux commandes de l’équipe nationale, Sven Goran Eriksson a enseigné un tas de choses aux joueurs de la sélection anglaise, notamment l’art de défendre, de se repositionner, de quadriller le terrain. Il leur a également appris à ne pas se comporter tel un Gascoigne les veilles de matchs... bref, toutes les vertus du football continental. On ignore par contre si le technicien suédois consacra une partie de ses briefings à communiquer sur la manière de conserver un avantage au score. On en doute. De toute manière, cela aurait été inutile. La victoire n’est pas en eux.

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